Rencontres de la photographie d’Arles – Y aller (et en revenir)
Maintenant que vous savez ce que c’est que les « rencontres de la photographie », à Arles, je suis sûr que vous voulez y aller (il faut faire vite maintenant).
Pour se rendre à Arles, quand on est parisien (ou presque), le mieux est encore le train.
Sauf quand il est en panne, comme dimanche 17 août 2008, quand je suis rentré, mais bon c’était juste 20 minutes à patienter à Avignon.
En train, départ Gare de Lyon, la durée du trajet, de gare à gare, Paris – Arles est de 3H50 (j’ai payé 63 EUR sans réduction) et de 3H40 pour Arles-Paris (trajet en autocar SNCF climatisé de Arles à Avignon puis TGV direct sans arrêt, pour lequel j’ai payé 75,80 EUR). Je suis parti le jeudi 14 aout matin et rentré le dimanche 17 après-midi soit l’équivalent de 3 jours et j’ai eu le temps de tout visiter avec même un peu temps de libre à la condition de manger et marcher vite.
En voiture, il faut compter près de 750 km et 7 heures de route pour un coût (selon ViaMichelin) de l’ordre de 120 EUR. C’est la plus mauvaise des solutions sauf à voyager à plusieurs (et encore, des voyages dégriffés pourront être moins chers) mais cela ne réduira pas la durée et reste éprouvant (sauf à se relayer).
En avion (de ligne), il faudra se poser loin d’Arles (Montpellier à 80 km ou Marseille à 90 km) et même si le vol ne dure qu’1H20 il faudra partir plus tôt qu’en TGV (toujours ces formalités d’embarquement) et compte tenu de la correspondance pour atteindre Arles vous mettrez plus de temps qu’en TGV. La solution la plus rapide pourrait être de faire Arles-Marseille en voiture mais vous ne gagnerez au mieux que trois quart d’heures, sans compter les aléas routiers. Les prix pour les transports en avion sont, de plus, élevés, sauf à partir en soirée pour les vols Air France (70 euros au lieu de 320 en journée, pour Marseille) ou bien à utiliser Ryanair (de 15 à 65 euros mais les vols partent de Beauvais !).
Si vous avez plein de sous (ou si quelqu’un paie à votre place), l’idéal est d’utiliser un avion privé depuis Paris-Le Bourget qui, lui, se posera à 15 minutes d’Arles, en voiture.
Au final, c’est donc bien le TGV qui est le meilleur compromis : pas de transfert, un accès en cœur de ville, pas de fatigue et des aléas réduits pour un prix contenu.
Attention quand même à la gare d’Arles : il n’y a pas de toilettes à proximité (mais la Nature est proche ce qui offre des possibilités disons, rustiques) ni de siège pour s’asseoir (il n’y a que des bancs à l’extérieur). Ne comptez pas trouver, non plus, dans cette gare, des informations ou de la lecture : le magasin Relay et l’annexe de l’office de Tourisme ont des horaires et jours d’ouverture très limités. Pour manger il n’y a rien non plus mais un snack est à proximité (ça ne paie pas de mine mais je n’ai pas été malade).
Rencontres de la photographie d’Arles – Ce que c’est
Chaque année, depuis 39 ans, se tiennent les “Rencontres de la photographie“, à Arles (dans les Bouches du Rhône). C’est, comme dit l’autre, “l’événement photo incontournable de l’année”, parrainé en 2008 par Christian Lacroix, créateur de mode et arlésien.
Amateur encore récent de photographie, et casanier de surcroît, je ne me suis jeté à l’eau que cette année. A peine remis de mes efforts, je vais vous livrer mes impressions au cours des prochains jours mais, pour commencer, deux mots sur ce qu’est cette manifestation.
Ces Rencontres, ce sont de multiples expositions de photographies qui se déroulent du 8 juillet au 14 septembre 2008. L’ensemble des sites d’expositions, au nombre de 19, et complété de deux sites “partenaires” (FNAC et SFR) est situé à Arles et est visitable à pied, hormis, peut-être, l’Abbaye de Montmajour, le seul que je n’ai pas visité (avec la piscine).
Il est à noter qu’un de ces sites devait être fermé dès le 17 août et que 7 d’entre eux sont clos le 31 août : mieux valait donc se rendre sur place avant cette date au risque de ne pouvoir visiter la moitié des sites (8 sur 19).
Au-delà de ses sites, d’autres ont un caractère plus temporaire et moins ambitieux : ils ne figurent pas explicitement sur le plan fourni par les “rencontres” et sont “démontés” au fil de l’eau.
Ces Rencontres, ce sont aussi des occasions de côtoyer des photographes (sinon, ce ne serait plus des rencontres…). Cette période d’échanges a eu lieu lors de la semaine d’ouverture, du 8 au 13 juillet 2008. Au programme : des colloques et conférences, des stages de photographie avec des professionnels, etc.
J’ai voulu éviter la foule donc je suis allé plus tard en visite mais je ne sais pas si c’est un bon choix. En tout état de cause, je n’ai pas été bousculé par les visiteurs et c’est justement ce que je recherchais. Le principal regret c’est d’avoir raté le “off“.
Ces Rencontres ce sont enfin des manifestations “autour” du festival comme cette année au Musée Réattu, revisité par Lacroix qui a sélectionné les œuvres du fonds Réattu, invité des artistes de son choix et intégré son propre travail (robes hautes coutures, croquis préparatoires, tapis). Accessoirement, les “pass” des Rencontres donnent des réductions sur des manifestations diverses (le Musée Réattu mais aussi l’exposition Combas à la Fondation Van Gogh, etc).
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