Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Rencontres de la photographie d’Arles – Le Magasin Electrique

A l’occasion des rencontres de la photographie d’Arles, qui se sont achevées hier, lundi 15 septembre, et après l’Atelier de maintenance et celui des forges, puis l’Atelier de mécanique, je vous propose de passer au Magasin électrique.

J’ai déjà parlé brièvement du travail de Alt qui ouvre l’exposition. Ensuite, vous auriez pu voir des photos (nombreuses, presque trop, on saturait un peu) de Mimmo Jodice en noir et blanc centrées sur les richesses artistiques et notamment architecturales de l’Italie. Bof. Paul Facchettii présentait quant à lui essentiellement des portraits en noir et blanc de célébrités du passé qui ne diraient pas grand chose à des trentenaires. Tout cela m’a semblé des photos de vieux, sans vouloir être insolent : de la photo de morts ou de choses inanimées.

Avec Paolo Pellegrin, on passe chez Magnum et ça déménage davantage mais c’est juste ce que je n’aime pas non plus : de la photo de reportage transformée en tableaux géants. J’en ai assez des guerres en grand format et, avec Pellegrin, ce ne sont que des guerres. Les images sont expressives, frappantes : c’est un bon faiseur ce Pellegrin mais bon, pourquoi accrocher cela sur les murs ?

J’ai donc été déçu et c’est Alt qui sauve peut-être les meubles. Par contre, comme j’ai le gros livre de Magnum, je trouve que c’est un support plus adapté pour Pellegrin et ses camarades photoreporters que le grand format sur un mur. Vous trouverez ci-dessous une photo du livre livrant une image terrible d’ailleurs présentée à Arles. Vous pouvez aussi achetez le livre, tant qu’à faire.

16 septembre 2008 Publié par | arles | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Comment détecter les images truquées, manipulées ?

Je viens de découvrir un domaine scientifique dont j’ignorais l’existence, l’expertise des images numériques (incluse dans le champ des digital forensics) qui vise à détecter les images truquées, manipulées, frauduleuses, maquillées ou bidonnées.

Un excellent article de Hani Farid (Pour la science – septembre 2008) vulgarise, en quelques pages et en français, un sujet très technique (l’analyse des images numériques). Son site est une mine accessible de fait aux seuls étudiants ou fins connaisseurs du sujet à l’exception d’un bref article historique et d’une introduction “grand public”, débarrassés de l’appareil mathématique (tous deux en anglais néanmoins).

Hani Farid rappelle, dans plusieurs de ses articles, à la fois l’ancienneté des trucages photographiques (à des fins ludiques, politiques ou de tromperie – chacun connaît, pour l’avoir appris à l’école, les pratiques chinoises et soviétiques en la matière) mais aussi la facilité accrue des manipulations d’images, offerte désormais par la photographie numérique et les logiciels de traitement, à la portée du plus grand nombre.

Mais Hani Farid, dans l’article cité, ne revient pas sur l’Histoire afin de mieux se concentrer sur les méthodes de détection de manipulation des images, regroupées en cinq thèmes.

La première technique vise à détecter les incohérences dans les sources d’éclairage. La seconde repose sur la cohérence des reflets spéculaires : les petits points blancs qui se reflètent dans les yeux. La troisième repose sur la légère déformation des yeux selon qu’ils se tournent vers le haut ou le bas (ils semblent alors elliptiques). La quatrième repose sur la signature électronique du matériel de prise de vue. La cinquième méthode permet de répérer des clonages de zones (pour accroitre une foule par exemple) sur une photographie.

C’est assez bluffant ces méthodes.

Pour en savoir plus, vous pouvez Googler.

16 septembre 2008 Publié par | autres | , , , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés