Rencontres de la photographie d’Arles – Eglise Saint Blaise
L’exposition de photographie située dans l’Église Saint Blaise, lors des Rencontres d’Arles est parmi les premières à s’être achevée, dès le 14 août 2008.
Elle était sponsorisée par la FNAC tout comme SFR montrait les oeuvres de ses artistes favoris, au sein de son propre espace (j’en ai parlé là).
Et comme pour SFR, chaque artiste ne présentait que quelques amuse-bouche : 4 ou 5 photos pour chacun. Et comme pour SFR, tout le monde ou presque a ignoré superbement le travail des artistes présentés préférant la facilité des grands noms qui font vendre.
Dommage car Arles ne doit pas simplement être un musée. Bref.
On pouvait donc voir Nicolas Fussler avec un travail presque documentaire sur les postes frontières (son site est là), Eric Roux-Fontaine (qui a travaillé sur la communauté rom – son site est ici), Jérôme Brézillon nous livre des portraits plein de dignité d’indiens d’Amérique (ici) dans des dyptiques aux espaces naturels sans limites, Marie-Noelle Boutin nous montre des villages de Palestine vus depuis la fontière, (son site est hélas très pauvre), Anna-Katharina Scheidegger présente un travail suprenant sur les horizontales dans le payasage apparemment sauvage des Alpes suisses. Enfin, j’ai été moins convaincu par le travail de Alexandre Del Torchio.
Au final, en dépit du nombre modeste de travaux présentés et de la notoriété limitée de leurs auteurs, il m’a semblé que cette exposition valait le déplacement et illustrait bien la thématique retenue : “Le territoire et la limite”.
J’espère que vous irez voir ces artistes sur leur site web ou bien, mieux encore, dans une FNAC près de chez vous (les expositions tournent).
Visite guidée du musée Niepce à Chalon – la fin – photo finlandaise
Dernier billet sur le Musée Niepce à Chalon sur Saône après le début, puis la suite, voici la fin, consacrée à la photo finlandaise.
Cette exposition se déroule dans le cadre de 100% Finlande (ici) et il y a un article pas mal là.
En résumé, au vu de ce qui est présenté, le finlandais ne paraît guère joyeux. Beaucoup de noir et blanc (je me demande même a posteriori s’il y avait des photos en couleur) à caractère plutôt “social” et “photoreportage“.Très peu de photographies “graphiques” à part le travail de Bert Caperlan qui ouvre l’exposition.
Au final, ce sont surtout des lieux et des personnages tristes, du désespoir suintant ou, au mieux, de la mélancolie glacée, qu’il nous est donné à voir. C’est assez désolant, entre tziganes pauvres (Mikko Savolainen), bateau abandonné pris par les glaces (Kristian Runeberg), migrants en Suède (Ben Kaila et Risto Vuorimies). J’ai rarement vu autant de solitude et d’abandon.
Ce n’est donc pas demain que j’achèterai des photos de PJ Lundsten, Frederick Hackman, Trond Hedstrom, Pauli Huovila, Stagge Soderholm, Birger Lundsten, Martha Soderholm, Christian Runeberg, Ismo Holtto, Matti Saanio, Jorma Puranen et Ismo Kajander.
Ce n’est que la fin de l’exposition que l’on a droit à des photos moins déprimantes : Aki Jaskari nous montre des scènes joyeuses du quotidien et Jukka Male nous livre des images pleines de tendresse prises dans un village polonais où la vie semble pourtant bien difficile.
Et avant de sortir, on revient au début de l’exposition d’une certaine manière avec des paysages très graphiques de Pentti Sammallahti (série archipelago).
C’est jusqu’au 28 septembre, à 2H30 de Paris seulement, l’entrée est gratuite et on mange bien en Bourgogne.
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