Mois de la photographie à Paris – 4 – La Bellevilloise

C’est le mois de la photographie à Paris et tous les sites à vocation culturelle se doivent de montrer de la photo. Je me suis donc rendu à La Bellevilloise, un peu dépité après ma visite mitigée à la BNF (ici).

J’étais appâté par le thème ("Un tour au paradis") et puis c’était le dernier jour et puis c’est à un à quart d’heure de la BNF. J’aurais du me rappeler que je m’étais déjà cassé le nez là-bas une fois (je n’avais même pas trouvé l’entrée – ce n’est guère engageant). Cette fois j’avais noté qu’il fallait passer par la Halle aux oliviers (!) et malgré la nuit et un éclairage poussif j’ai bien trouvé. Mais là, aucune affiche, pas d’indication, pas d’accueil, le néant total. Enfin, pas pour tout le monde puisque les personnes devant moi ont été accueillies par leur nom avec force bises (ce qui me gonfle toujours prodigieusement) : ça m’a fait penser au sketch des Inconnus Auteuil Neully Passy avec le "sa-lut-e, tu-vas-bi-ien-e" en mode bellevilloise branchouillée.

Constatant avec dépit que j’étais tombé dans un café mal éclairé destiné, semble-t-il aux potes du patron, j’ai pris mes cliques et mes claques en me disant qu’il faudrait que je me rappelle vraiment, à l’avenir, d’éviter ce lieu faussement "ouvrier" et "contestaire". Par contre ça devrait plaire à Rue89 qui se plaignait hier que le 104 soit vide et sans café en titrant "Le 104, ce temple de glace qui jette un froid" (ici).

Par contre, je vais regarder avec attention le site du collectif Révélauteurs censé exposer à La Bellevilloise. Leur site c’est par . J’aurais d’ailleurs mieux fait de regarder avant d’aller perdre mon temps à me cailler sous la pluie. Bref.

Mois de la photographie à Paris – 3 – Seventies – BNF Richelieu

C’est le mois de la photographie à Paris et tous les sites à vocation culturelle se doivent de montrer de la photo.  La Bibliothèque Nationale (sur le site Richelieu) montre l’exemple avec une expsoition consacrée à la photographie américaine dans les années 70 d’où le titre de l’exposition (seventies).

Très peu de photo en couleurs, hélas. Tous les classiques sont là de Arbus à Winogrand et quelques noms moins connus. Plus de 300 photographies dont certaines devenues des icones (le gosse dans le parc d’Arbus ci-dessous, la jeune femme riant de Winogrand).

Même si le panneau introductif précisait bien qu’il ne s’agissait que d’une coupe dans la collection de la BNF et non d’une exposition exhaustive, il faut bien reconnaître que 7 EUR pour des photos présentées sans guère de logique et sans aucun contexte (à se demander à quoi sert la BNF et ses conservateurs) c’est un peu fort de café. Je passe sur la foule compacte amassée ce dimanche en fin d’après-midi devant les œuvres, certains se roulant des pelles, d’autres répondant au téléphone. Je passe aussi sur les 48 EUR du catalogue.

Seule la qualité de l’éclairage ne souffre pas de critique.

Si vous connaissez un peu la photo, vous ne découvrirez pas grand chose et n’apprendrez rien. Si cela vous tente néanmoins, c’est jusqu’au 25 janvier 2009.

Lyon – Septembre de la photographie – conclusion

Le septembre de la photographie à Lyon (qui en fin de compte se déroule largement en octobre) a fait l’objet de 29 articles sur ce blog. Son site est ici.

Ce que je retiens de ma visite sur place du 9 au 11 octobre 2008, c’est à la fois, le dynamisme et la qualité des acteurs engagés dans cette manifestation, et la tonalité sympathique de cet événement, largement imputable à un accueil chaleureux et professionnel d’amoureux de la photographie.

Au regard du Mois de la photo, qui se déroule en ce moment même à Paris, la comparaison tourne en faveur de Lyon (on a d’autres exemples ceci dit). J’aurais sûrement l’occasion dans peu de temps de revenir sur ce que je pense de la manifestation parisienne, extrêmement décevante, à l’exception de quelques pôles d’excellence qui surnagent péniblement dans un océan de n’importe quoi.

Pour finir avec Lyon, quelques conseils pratiques.

Je vous suggère un hôtel qui s’appelle le Grand Hôtel de la Paix situé à deux pas des transports en communs avec un accueil très agréable, une vaste chambre avec salle d’eau séparée, le tout pour 150 euros les trois jours (c’est un trois étoiles mais ce classement ne veut plus rien dire depuis belle lurette). Il y a une brasserie excellente à côté, si comme moi, vous avez la flemme de sortir : vous pourrez y manger des quenelles de brochet, une des nombreuses spécialités de Lyon.

Pour voir la place devant l’hôtel et les tables du restaurant, c’est par ici.

Pour se déplacer à Lyon, rien ne vaut les transports en communs, denses, rapides et propres aussi ! Avec un ticket liberté à 4,40 EUR seulement vous vous promenez partout toute la journée.

Et n"oubliez pas que du 5 au 8 décembre, c’est la Fête des lumières à Lyon.

En bref – Bilan des Rencontres d’Arles 2008 + dates 2009 + Arles photo

Ce blog, créé cet été, doit beaucoup aux Rencontres d’Arles qui a fourni une abondante matière pour son démarrage. Manifestement, je n’ai pas été seul a apprécier cette manifestation puisque le bilan 2008, publié il y a quelques jours (ici) montre une progression de 10% des "visiteurs uniques" avec 60 000 regardeurs (dont 15% d’étrangers). Plus de 300 000 entrées ont été enregistrées sur l’ensemble des sites soit, pour 6 semaines et 50 sites environ, pas moins de 1 000 visites par site en moyenne !

Les Rencontres auront 40 ans en 2009 (j’en connais un autre dans ce cas) et se dérouleront du 7 juillet 2009 au 13 septembre 2009 avec la semaine d’ouverture du 7 au 12 juillet 2009.

Par ailleurs, en parallèle des Rencontres, se tiendra lors de la semaine d’ouverture, le salon Arles Photo, avec 30 galeries, sur le thème de l’Amérique latine, une excellente idée. Leur site tout frais tout neuf est ici.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 29 – Les subsistances

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont Les subsistances qui hébergent les Beaux-Arts de Lyon. L’exposition est terminée depuis le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

On pouvait voir le travail de Olivier Metzger dont le requin déjà vu à l’Hôtel-Dieu, un cheval et une homme dans une Mercedes, le tout de nuit. c’est toujours techniquement très propre, cinématographique dans le style, et intriguant. On se demande bien ce qui va se passer…. Son site est ici. La photo ci-dessous est tirée du site organisant l’événement, 9PH. Le problème lors de l’exposition était, comme souvent, les reflets, qui ne pardonnent pas quand des aplats de noirs sont représentés.

Aurélia Frey présentait sa série "avant l’orage". Hélas, ce qui en était montré était un peu court (six photos) pour créer une ambiance. On pouvait voir des paysages et portraits qui permettaient néanmoins de se figurer l’attente. Un peu plus loin, quatre autre photos de la même série étaient montrées, de vieux papiers, de vieux tableaux. Je n’ai pas été très convaincu, sans doute une exposition plus complète aurait été préférable. La photo ci-dessous est tirée de son site (ici) qui présente ses travaux.

Caroline Chevalier a eu plus de chance avec ses deux séries, bien représentées, d’une part "songs" (des jeunes femmes dans des situations incongrues) et  "frail heroines" (des jeunes femmes qui attendent).  Cette dernière série avait retenue mon attention au printemps 2008 (merci Photo Nouvelles) lorsqu’elle exposait au Château d’eau à Toulouse mais c’était un peu trop loin. Le tout est dans un grand format (105 x 130), chose que j’ignorais.

Ci-dessous, une des photos exposées. Je n’ai pas trouvé son site perso. Le site présentant le plus largement son travail est celui de l’ENBA de Lyon (ici).

Carole Liogier nous montre des photographies du Pérou. Il y a un pue de tout : des paysages et des portraits, des déserts et des humains. Ces payasages sont frappants tant le sésert de cialloux que le sous-bois brumeux. Ces portraits sont également très réussis, plein de force. Mais ce n’est qu’en lisant les petites lignes qu’on apprend que les paysans de cette région ont été victimes des agissements très violents de propriétaires terriens puis du Sentier lumineux. Et finalement, ce qui apparaissait comme un bel exercice de esthétisant est finalement davantage un reportage sur les lieux d’une guerre.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 28 – La Bf15

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Bf15 située sur le quai de la pêcherie. L’exposition est terminée depuis le 15 novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.
Cette exposition, bien que se déroulant dans le cadre d’une manifestation consacrée à la photo montrait les travaux d’artistes bulgares utilisant la photo mais aussi d’autres supports comme la vidéo.

Ca fleurait davantage art contemporain que photographie et du coup je n’ai rien compris.

Kamen Stoyanov montrait une vidéo où il se promène devant la Tour Eiffel avec une grande photo de la Tour Eiffel. Il y avait aussi la photo de montrée, en plus de la vidéo. Je me suis bien demandé ce qu’il cherchait à démontrer, quelles questions il pouvait bien soulever. Je n’ai pas trouvé. Je vous livre donc une photo bien plus puissante de cet artiste, ci-dessous. Elle vient d’ici.

Pravdoliub Ivnov montre des photos de sa main dans le freezer puis de l’empreinte laissée dans le freezer. Je n’ai pas trop suivi non plus. Contrairement à son camarade ci-dessus, j’ai trouvé une photo de son oeuvre mais je préfère vous en livrer uneautre, histoire d’être contrariant, qui me semble plus forte, comme dit l’autre. Elle vient d’ici aussi.

Luchezar Boyadjiev montrait quant à lui  11 impressions couleur de chaises rouges disposées dans diverses configurations de symboles religieux ou politique avec un commentaire dans la photo comme "stalin was here" ou "hitler was here". Comme je ne supporte pas plus l’un que l’autre, je préfère vous livrer une autre oeuvre du même, très frappante. Elle vient toujours d’ici (un vrai nid de talents).

Stefan Nikolaev montrait une video de 16 minutes avec des gens qui marchent au plafond et un diaporama pénible autre avec statue qu’on enlève.Là-aussi je préfère vous livrer une oeuvre plus considérable qui n’est une photo mais un objet dont la photo figure ci-dessous et dont le titre est "Ashtray Table. Jet Black."

Maintenant, je vais vous raconter une petite histoire à partir de ces quatre photos admirables. D’abord, j’ai eu envie de passer aux toilettes (photo 1) puis en revenant j’ai un peu roulé des yeux (photo 2) puis j’ai ressenti un grand vide (photo 3 – z’avez vu qu’il manque quelque chose, non ?) et finalement j’me suis dit qu’il fallait ptêt bien s’en fumer une (photo 4) pour oublier.

Pour des commentaires savants et les "vraies" illustrations, c’est ici.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 27 – Dôme de l’Hôtel Dieu

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont l’Hôtel Dieu. L’exposition est terminée depuis le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008

L’exposition présentait des œuvres issues du F.n.a.c. (Fonds National d’Art Contemporain de Paris). On voyait à nouveau (!) les jeunes artistes Vlckova et Metzger (un extrait de sa série "Nightshot", en grand format sous Diasec). Je n’attarde pas non plus sur Virxilio Vieitez que j’avais déjà vu, dans le même registre, à Châlon (ici). Il est représenté par l’Agence Vu et certaines de ces photos sont sont visibles sur leur site (ici).

Camille Vivier donnait à voir de jeunes travailleurs en uniformes (portant fièrement le logo de leur  entreprise) avec le même fonds sombre et une mine expressive. Un travail qui tranche avec les récompenses qu’elle a déjà obtenue pour ses photographies de mode. Pourtant, peut-on faire du neuf dans le domaine ? Je ne sais pas trop. On pense immédiatement à Fréger (entre autres). Le site de son agence (ici) ne présente hélas pas cette série, lui préférant une série évanescente.

Jian Jiang montrait de grand portraits d’enfants chinois en noir et blanc en "dyptique" avec papiers d’identité sur fond noir. Un travail assez troublant entre cette juxtaposition d’un enfant qui semble pauvre, à la mine triste et innocente, et de papiers d’identité qui renvoient au contrôle voire à la répression. Renseignement pris, il s’agit d’orphelins confiés à un temple Shaolin dans le Henan. L’image ci-dessous est empruntée à ce site (ici).

Angel Marcos accueillait le visiteur qui pénétrait sous l’impressionnant dôme avec de magnifiques images de cuba presque en ruine, désertes, aux couleurs resplendissantes, en grands formats verticaux contrecollés sur bois.

Balthasar Burkhard montrait une (seule) vue géante et panoramique en noir et blanc de Mexico qui se présentait comme composée de "couches", de strates d’habitations. Une photographie prise depuis un hélicoptère ai-je appris depuis. Un article sur son travail sur les villes peut se trouver sur le site du Mamco (à Genève), ici. L’image ci-dessous, qui n’est pas celle vu à Lyon, est issue du site (ici) de la Deutsche Börse, et illustre le propos. L’oeuvre fait 2,75 mètres de large.

Vincenzo Castella qui est, lui, spécialisé dans les paysages urbains, montrait Athènes de loin (ci-dessous) comme découpée en gradins et Turin, de plus près.

Martin Parr présentait des cartes postales de scieries et autres vieux objets même pas kitsch. Vaguement cheap en tout cas.

Beat Streuli est également fort connue mais pas pour des paysages. Sa spécialité c’est le portrait de passants pris à longue distance. On avait droit à des tirages de luxe sous plexiglas en 150 x 200 centimètres. Pour autant, pas très convainquant tout ça. Son site (ici) présente largement son travail.

Dans un tout autre registre, Mazdak, un pseudonyme, montre des talibans. Pour les incultes, le mazdakisme est une doctrine prônant l’égalité des richesses qui eut son heure de gloire en Perse antique, sous le règne du Shah Kavâd (règne: 499-531). Ses talibans sont des portraits étranges : des noirs et blancs colorisés, à la manière d’icones ou d’images pieuses indiennes ou encore "pop". Un paradoxe pour des musulmans, surtout intgristes, que d’accorder tant d’importance à leur image et un autre encore que de voir ces individus auxquels de terribles exactions peuvent être imputées, ainsi représentés sous une forme naïve, presque divine tant, pour certains, ces visages sembles christiques et un autre enfin que de voir sur certaines l’AK 47 de rigueur et la cartouchière. Un site montre une vidéo sur le sujet (en anglais), ici. A noter que le contexte de ces photos ne me parait nénamoins pas du tout clair (photos trouvées ? mises en scène a posteriori de photos d’identité ?) et ce d’autant que le sujet peut prêter à polémique. C’est ainsi que photographie.com cite paris Match dans son édition du 3 janvier 2002 “Les destructeurs des bouddhas de Bamiyan font colorier leurs portraits en posant des fleurs dans les bras ”.

Olga Chernysheva nous montre des bonnets sur une tête, de dos dans un cadre souvent flou, difficile à situer mais le plus souvent naturel et hivernal. Les explications fournies par l’auteur sur son site sont fumeuses (ici) mais au moins ces photographies sont sympathiques. J’aime bien le bonnet rouge donc je vous le montre. La série complète des bonnets est ici. L’illustration provient du site d’Olga (ici) qui fait bien entendu autre chose que des photos de bonnets (même sympathiques).


Anton Olshvang est en quelques sorte le "tribut" versé au lieu car, l’Hôtel Dieu, comme son nom l’indique, est un hôpital, toujours en activité, où exerça Rabelais, comme médeçin, de 1532 à 1534. Anton nous montre donc des types sanguins et rhésus brodés sur des tissus. C’est assez troublant ce mélange entre étoffe luxueuse, glamour et séduisante et d’autre part ce rappel de notre animalité, de la maladie et de la souffrance. On est plus habitués à voir cet élément de "technique médicale" sur d’autres éléments techniques comme une voiture de rallye ou un casque que sur une part de rêve. L’image ci-dessous vient de son galériste (Krokin Gallery) et d’autres images sont donc visibles ici.

Pour finir, une superbe vue de l’Hôtel Dieu pendant la Fêtes des Lumières.

Anniversaire – Louis Jacques Mandé Daguerre (18 novembre 1787 – 10 juillet 1851)

Louis Jacques Mandé Daguerre aurait eu ce jour, 18 novembre 2008, 221 ans. Voici donc, pour son anniversaire, sa biographie en 10 lignes maximum, comme d’habitude.

Daguerre commence sa carrière comme peintre spécialisé dans les décors : il est chef décorateur de l’Ambigu-Comique en 1816 puis à l’Opéra. Il fonde le diorama en 1822, à Paris, un spectacle jouant sur l’éclairage de toiles translucides peintes, pour produire des effets spectaculaires. Le succès est tel (il ouvre une salle à Londres en 1823) qu’il reçoit la Légion d’honneur. Il contacte Nièpce en 1826 et s’associe à lui en 1829 pour développer les découvertes de ce dernier. Dix ans plus tard, Daguerre finit la mise au point du dispositif photographique (l’un des tout premier) qui porte son nom (daguerréotype) et qui est présenté à l’Académie des sciences par Arago (7 janvier 1839). Le 19 août 1839, le procédé est révélé après que le roi attribue une pension à Niepce fils et à Daguerre. Ce dernier commercialise son procédé dès l’autome, en Europe et aux Etats-Unis, notamment. Il laisse à d’autres le soin de perfectionner son invention et se retire à Bry-sur-Marne où il meurt à peine 10 ans plus tard, en 1851.

Mois de la photographie à Paris – 2- Photo Collection – Découvrez de jeunes artistes !

Je vais à nouveau (la fois précédente c’était Romain Osi, ici) me faire l’écho d’un mail reçu d’une photographe dont j’apprécie le talent. Il s’agit cette fois d’un mail de Sabrina Friio dont le travail découvert dans Photos Nouvelles (de novembre 2007) m’avait séduit.

Son travail avait déjà été remarqué auparavant à Toulouse (ici) par la MDA qui travaille avec Les Abattoirs.

Sabrina n’a pas de site web si bien que ce fut un peu compliqué pour la contacter à Genève (trois plus tard, en janvier) et que ce n’est qu’en juin (bah oui, c’est la Suisse ;o) que j’ai eu le plaisir de la rencontrer à Paris, encore étudiante à l’école de photographie de Vevey mais avec déjà des idées, plein d’entousiame et la volonté d’être exposée à Paris. Voilà, c’est fait, à 28 ans.

Tout ça pour vous dire qu’il est impératif (si, si) que vous voyiez son travail et que vous alliez donc à Photo Collection qui ouvre le 20 novembre et se tient seulement jusqu’au 23 novembre.

Le site qui montre, notamment, les lieux d’exposition est et il y a aussi un catalogue à télécharger.

Par ailleurs, à la MEP, et dans le cadre de Photo Collection, sont organisées deux conférences d’initiation à la collection de photographies les 21 et 23 novembre : le 21 c’est le soir et le 23 c’est un dimanche donc les gens qui bossent peuvent venir. En c’est gratuit en prime.

Voilà, c’est ma bien modeste B.A. du jour et je compte sur vous pour relayer l’info.

Lyon – Septembre de la photographie – Partie 26 – IUFM Galerie Confluence(s)- Krassimir Terziev et Vesselina Nikolaeva

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont la Galerie Confluence(s) à l’IUFM qui présentait Krassimir Terziev et Vesselina Nikolaeva.

L’exposition est terminée depuis le 24 octobre novembre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008

Vesselina Nikolaeva (son site, très élégant est ici) présentait en 20 photos le fruit d’un an de reportage dans une grande école de Sofia. Le problème c’est que ces étudiants ressemblent à n’importe quels étudiants. Ils dorment ou sont avachis en cours dans la journée; ils font la fête le soir et se tripotent pas mal entre garçons et filles. Le commentaire disait d’ailleurs "son travail nous apporte la confirmation que tous les étudiants du monde se ressemblent". C’est bien le problème. Ces photos n’apportent pas grand chose.

La seule qui a retenu mon attention était celle de la remise de diplôme, les étudiants pris de dos, avec le drapeau et les nombreux spectateurs dans la cour pour y assister. Manque de chance, cette photo n’est pas sur le site web de la photographe.

Sur son site web, je vous invite à découvir l’émouvant "portrait" de sa grand-mère, qui me semble bien meilleur que le reportage sur les ados de Sofia.

Krassimir Terziev (site ici) nous montre des photos de petit format en couleur destinées au casting de figurants. Ces derniers se tiennent là, dans des parcs, et présentent sur une pancarte leur numéro de téléphone, leur taille ou mensurations et âge. Tout un mur était couvert de ces photos tandis que cinq autres, plus grandes, montraient des figurants en action, costumés.

Ces photos, Krassimir ne les a pas prises : il les a empruntées à une agence spécialisée. Passé l’aspect humoristique de ces photos dont les personnages sont parfois "typés" et ressemblent à tel ou tel archétype ou "célébrité", je me suis demandé quel était le but. En fait, le but c’est cela : faire sortir de son contexte d’usage professionnel ces photos pour amener le regardeur à en faire un autre usage différent (ludique ?) et susciter en lui des émotions différentes du profesionnel à qui elles sont destinées à l’origine. On a ici un bel exemple d’un artiste qui s’appuie sur de la photographie.