Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Galerie Kernot Art – Maria Rebecca Ballestra – Kisses from China!

Misère de misère et pauvre de moi ! j’avais noté dans mon agenda (ici) de visiter l’exposition de Maria Rebecca Ballestra chez Kernot Art. Et j’avais noté ouverture à 14H00 et d’ailleurs c’est ce qui figure dans le document destiné à la presse et aussi sur la porte de la galerie… sauf qu’ à 14H20 il n’y avait personne et que je découvre, sur un autre site, que le samedi la galerie ouvre à 15H00.

Allez savoir. J’ai donc perdu mon temps en métro aujourd’hui et comme c’était le dernier jour de l’exposition, c’est cuit.

Edit (01/02/2009 à 21:44) : je mets à jour l’article original car la galerie vient de se confondre en excuses et m’envoie le dossier de presse en français (le voici: Communiqué de presse Kernot Art – Kisses from China). Dont acte. Gageons que les horaires seront également clarifiés.

31 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , | Pas encore de commentaires

Vente aux enchères – Swann le 19 février 2009

Du côté de chez Swann, la vente aux enchère est moins luxueuse que chez Christie’s (mon billet ici) : j’ai reçu un petit dépliant (The Trumpet) annonçant les prochaines ventes et pas le catalogue. Ce n’est pas grave car, pour une large part, la vente du 19 février 2009 à New-York est constituée de photographies anciennes qui m’intéressent peu mais on trouve des noms connus comme Disdéri, Curtis ou Atget.

Plus proche de nous on trouve Kertész, Abott, Evans, Brassaï, Bravo, Cartier-Bresson, Adams, Boubat, Sudek, Doisneau. Un bel éventail de grands photographes. Pour les plus contemporains, le choix est limité (en gros, Franck, Winogrand, Clark et Newton) et pour bien de pièces à chaque fois. Les prix commencent en général à 2 500 dollars soit à peu près autant d’euros mais ils me semblent surestimés et la plupart des pièces sont bien au-delà.

Le catalogue en ligne, simple d’emploi, est ici.

31 janvier 2009 Posté par photoculteur | vente | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Vente aux enchères Christie’s le 12 février 2009 – Icons of glamour and style

Nouvelle vente aux enchères de photographies chez Christie’s ou plutôt, suite de la vente Constantiner de décembre 2008 (mon billet ici), le 12 février 2009 à New-York. Pour mémoire, il n’est point besoin d’aller sur place pour enchérir et, cette fois, les lots sont accessibles, en dépit d’un dollar qui remonte face à l’euro.

Le catalogue est visible en ligne (ici)  mais je ne le trouve pas commode du tout. Une version plus rustique se trouve ici. Pour ma part, je l’ai reçu il a quinze jour (sans avoir rien demandé) par courrier et c’est nettement plus agréable à consulter.

Quoi qu’il en soit, comme je le disais, il y a plein de lots accessibles si l’on en juge d’après les estimations, à moins de 2 500 USD ce qui fait à peu près autant d’euros avec les frais. Le titre de la vente (icons of glamour and style) reflète bien la réalité des œuvres présentées, essentiellement de la photographie de mode et des nus féminins et, bien sûr, beaucoup de photographies de Marilyn même si les années 80 à 2000 sont privilégiées. de ce fait, on trouve en quantité Bourdin, Jonvelle, Unwerth et Newton avec la série complète  (soit 24 tirages) Sie Kommen (Dressed) and (Naked) estimée de 150 000 à 250 000 dollars. C’est une série que tout le monde connait où des top models défilent habillées puis nues formant ainsi des diptyques. Le lien direct vers cette série est ici.

30 janvier 2009 Posté par photoculteur | vente | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

En bref – Fréquentation de l’exposition Lee Miller, Jordi Colomer au Jeu de Paume

Selon le dernier Beaux-Arts Magazine (février 2009), l’exposition sur Lee Miller et Jordi Colomer, au Jeu de Paume (mon billet ici), a fait 82 000 entrées en 66 jours soit la 2ème meilleure fréquentation, loin derrière Avedon (166 000).

25 janvier 2009 Posté par photoculteur | en bref | , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie InSitu – Noritoshi Hirakawa : Seeking a light

Jusqu’à la fin du mois de janvier 2009, la galerie InSitu (6 rue du Pont-de-Lodi et ici aussi)  présente “Seeking a light” par Noritoshi Hirakawa.

J’avais lu je ne sais où, ignorant tout de Noritoshi Hirakawa, qu’il était préoccupé de sexualité et de mort, que “son œuvre est controversée”. On lisait même : “transgressions presque inacceptables” (sic).  Bref, tout cela ne m’attirait guère mais le titre ne m’évoquait pas de tels débordements et les photos trouvées sur le web ne me paraissaient nullement provocantes. Du coup, je suis allé voir.

La galerie InSitu est vaste et l’espace principal d’exposition, situé en contrebas et couronné d’une sorte de verrière, est très haut sous plafond (illustration ci-dessous tirée du site de la galerie). Les diptyques paraissaient un peu seuls, tout comme moi.

Ces diptiques n’avaient rien de sexuels ou de provoquants. En revanche, la mort rôdait. Les photographies en couleur de format risonnable, de type diasec, montraient, toujours la même chose :  à droite, un visage, d’homme ou de femme, jeune ou vieux, souvent pensif ou gêné, souvent un adolescent aussi avec des écouteurs blancs aux oreilles; à gauche, une image de nuit, avec des points de lumières et on imagine qu’il s’agit d’une voie ferrée (renseignement pris, c’est bien ça). Ce qui m’est venu à l’esprit immédiatement, surtout au vu des jeunes gens, c’est le suicide : les jeunes japonais connaissent des taux de suicide record et voir un visage d’ado triste à côté d’une voie de chemin de fer de nuit, cela m’a paru évident. Peut-être trop. L’illustration ci-dessous, de qualité médiocre, provient du site de la galerie.

De fait, les visages d’adultes m’ont paru moins désespérés et peut davantage à la recherche de lumière (titre de la série). Au final, c’est une exposition où l’on peut passer un moment sans sombrer dans la mélancolie et qui peut être vue par tout public : rien de choquant là-dedans.

C’est jusqu’au 31 janvier 2009.

20 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Christophe Gaillard – Mario Giacomelli

La Galerie Christophe Gaillard (12 rue de Thorigny et ici aussi) présente le travail de Mario Giacomelli jusqu’au 24 janvier.

La galerie est de taille raisonnable et le nombre de pièces présentées est significatif ; il faut dire aussi que les formats sont des plus classiques. Les travaux de Mario Giacomelli sont presque abstraits à l’exception de deux ou trois œuvres (dont une présentant des curés jouant au cerceau) dont on se demande au final ce qu’elles font là.

La distance au sujet, ou trop proche ou trop lointain, rend difficile son identification et parfois ne subsiste que des formes ou, mieux, des textures si bien que l’on croit voir du papier “gaufré”. C’est là un travail qui m’a semblé d’autant plus insolite qu’il se présente sous un jour classique : format, choix du noir et blanc, et même le cadre retenu contribuent à cette impression de classicisme.

Après avoir visité le site web de l’artiste (ici), il semble qu’il ait arrêté ce thème il y a plus de 25 ans ce qui confirme la tonalité une fois encore “classique” de ce travail alors que le sujet est contemporain. Il s’agit là aussi d’un choix délibéré du galériste de ce concentrer sur cet aspect de son travail, Mario Giacomelli ayant exploré bien d’autres voies au cours d’une longue carrière. Une illustration de l’esprit de l’exposition avec une photo tirée de son site web (années 1953-1963, à ses débuts).

Le marchand vendait aussi des sérigraphies de Soulagès, de 1974 (compter 2 500 euros). Marier Soulagès et Giacomelli, bonne idée.

20 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

1ère blague de l’année : relance de Polaroïd par Impossible b.v.

Il fallait oser.

Après une année 2008 calamiteuse pour l’économie, une année 2009 qui s’annonce catastrophique et une suite pour le moins incertaine, que voit-on ? Une nouvelle manière astucieuse de perdre de l’argent (ou celui des autres) avec Impossible b.v.

Cette entreprise (?) néerlandaise au nom improbable souhaite relancer la production de Polaroïd en 2010. Bon, en fait, ce n’est pas clair (ça commence mal) : leur site web (ici) parle de relancer la production mais parle aussi de ” nouveaux procédés” (ils sont encore plus forts que Polaroïd soi-même).

Alors il faudrait savoir. Ou bien ils relancent à l’identique la production et alors je vois bien le sens de leur rachat de la vieille usine de Pola mais bon, il s’agit là d’un suicide marketing. Ou bien ils font des films instantanés “nouvelle formule” (genre: qui font du bien à la nature ou bien, aux enzymes gloutons)  auquel cas ils ne relancent rien du tout et l’achat d’un vieil outil de production relève du suicide industriel. Dans les deux cas c’est un suicide.

On a déjà vu la relance de Manufrance ou la relance de Solex. A quand la relance de l’industrie du buvard, de la bande molletière et de la taille du silex  ?

On se demande.

A défaut de relancer quoi que ce soit, ça fait un buzz de plus et c’est marrant : ça relance l’industrie bloguière, c’est déjà ça. Mais soyons sérieux :  par les temps qui courent, achetez de l’or en barre plutôt que de partir chasser les coquecigrues dans les polders.

19 janvier 2009 Posté par photoculteur | autres | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie la Ferronnerie – Le jardin des délices – Sanna Kannisto

La Galerie la Ferronnerie (au 40 rue de la Folie-Méricourt et ici)  qui fête ses 20 ans et dont j’ai déjà parlé (ici), présente pour quelques jours encore, jusqu’au 24 janvier 2009, Le jardin des délices. Dans ce jardin, une jeune photographe finlandaise, Sanna Kannisto, visible aussi sur son site web (ici) que je vous invite à visiter et d’où sont tirées les illustrations ci-dessous.

Cette exposition est l’occasion de prolonger la “saison finlandaise” qui s’est déroulée en 2008 et pendant laquelle la galerie a montré notamment Juha Nenonen et Jari Silomäki. De mon côté je vous avais parlé de l’exposition au Musée Niepce qui dressait une rétrospective de la photographie finlandaise (ici).

L’accueil est toujours aussi agréable, la galériste est présente et n’hésitera pas à vous parler de l’artiste, de son travail et de son environnement, en toute simplicité, à vous faire découvrir des tirages d’essais et des catalogues même si vous lui rendez visite habillé en péquenot, ce qui était mon cas ce jour là.

J’étais sûr d’avoir déjà vu le travail de Sanna Kannisto quelque part, sûrement sur son site web mais, la mémoire jouant des tours j’avais le souvenir vague d’une tente orangée éclairée de l’intérieur  qui a priori n’existe pas. En revanche, je me souvenais de celles ci-dessous.

L’artiste, dans ses séries précédentes, montrait la nature, parfois épaisse et sauvage (la deep forest), parfois gracile et théâtralisée (plantes et insectes). Elle donnait à voir aussi la recherche scientifique pratiquée sur le terrain, dans ce contexte botanique et entomologique : il n’est pas rare ainsi de voire en “off” ce qui se passe comme  les dispositif de prise de vue, les appareils de capture. Enfin l’artiste elle-même se montre.


Dans la nouvelle série présentée à la galerie, on voit des chauves-souris qui tirent la langue pour boire une solution sucrée dans une éprouvette. La photo est prise en laboratoire, grâce à un déclencheur automatique, et dans l’obscurité. Le résultat est assez saisissant bien qu’il s’agisse de petits formats. En plus grand, on voyait des plantes dont l’écho trompe la chauve-souris de telle sorte qu’elle la prend pour un congénère, s’approche et la pollinise ainsi. Même indépendamment de cet apport scientifique, la photo est esthétiquement magnifique. J’ai retenu une autre photo de la même série, pour illustrer.

Juste une précison pour finir, seules quatre photographies sont visibles sur place (en sus des autres artistes), c’est toujours le hic pour cette galerie qui mériterait plus de place mais, en contrepartie, vous aurez droit à de judicieux commentaires de la galériste, ce qui se fait rare à Paris. C’est jusqu’au 24 janvier 2009.

19 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie RX – In Sook Kim : Saturday Night

Dernier jour hier aussi pour In Sook Kim et sa série Saturday Night à la galerie RX (ici), 6 avenue Delcassé, à deux pas de la galerie Jérôme de Noirmont (qui expose Valérie Belin, à ne pas rater, et dont j’ai parlé ).

Le site web de la galerie ne met pas en garde le visiteur et la photographie présentée pour illustrer l’exposition, riche en couleurs, parait simplement décorative. et bien innocente.

Et pourtant, ce n’est peut-être pas pour rien que la vignette est aussi petite.

En poussant la lourde porte vitrée d’un bel espace contemporain épuré, où on vous saluera bien civilement, on est rapidement décontenancé. De prime abord, il s’agit simplement de grands formats de type Diasec, où dominent généralement une couleur (bleu ou plus souvent rouge), agréable à l’œil, d’une esthétique vaguement publicitaire. Mais en regardant plus attentivement on voit des scènes plus chaudes à forte connotation sexuelle. La photographie ci-dessous montrant des chambres aux parois transparentes, montre quant à elles des scènes sexuellement explicites, comme on dit, et des plus variées.

Alors, qu’en retirez ? Une sorte d’esthétique porno-chic digne des années 90 ?  Un moyen d’être subservif sans risque à 9 500 euros pièce ? D’autres ont vu là une réflexion sur la solitude et le “meilleur” moyen de la combler.

18 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Photo 4 – Ralph Gibson, Bruno Bourel, Kristin Capp, Renato D’Agostin, Mart Engelen

Dernier jour hier samedi pour visiter la galerie Photo 4 (ici) , 4 rue Bonaparte, à deux pas des quais de Seine.

La galerie est minuscule, tout comme le trottoir où vous devrez vous serrez . Au rendez-vous, quelques images (une dizaine peut-être), de 5 photographes, à savoir, Ralph Gibson, Bruno Bourel, Kristin Capp, Renato D’Agostin et Mart Engelen.

Difficile d’apprécier le travail de chacun avec un corpus si réduit. Il s’agit uniquement de photos noir et blanc, d’un style très classique, aux thèmes également des plus classiques. Je n’ai pas été vraiment séduit par cet échantillon réduit.

Peut-être quelques visages de Mart Engelen, présentés dans le catalogue (compter 1 500 euros en 10 exemplaires) auraient donné un peu plus “d’humanité” aux sujets présentés, plutôt arides. Le site web de Mart Engelen (ici)  ne montre pas son travail hélas et je découvre qu’il s’agit d’un mannequin reconverti ce qui ne m’attire guère, allez savoir pourquoi (notez que je n’ai rien contre, ni contre les cyclistes reconvertis en débitants de tabac).

Ralph Gibson (à ne pas confondre avec Mel) qui me semble le plus connus des photographes présentés ne brillait guère non plus. Dommage ne pas montrer sa production en couleur. A noter le prix qui m’a fait sourire : 4 500 euros pour des tirages de 25. J’espère que c’est négociable. Le site de Ralph Gibson est très complet et se trouve ici ; sa boutique en ligne ne vend pas de tirage mais promeut une série limitée de Leica MP à son nom (la classe à 6 500 USD).

Pour conclure, il faut souligner que cette galerie classique séduira les vrais amateurs avec ces meubles en bois aux fins tiroirs permettant de stocker les tirages, quelque chose qu’on ne voit plus guère à l’heure des espaces vides et blancs. On vous dira aussi bonjour Monsieur et merci, une attitude également profesionelle qu’on ne trouve pas toujours à Paris.

18 janvier 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , | Pas encore de commentaires