Musée du Montparnasse – Les dix ans du Prix Arcimboldo – Partie 3
Depuis deux jours (ici et là), je vous parle du Musée du Montparnasse et de l’exposition qui s’y déroule, consacrée aux dix ans du prix Arcimboldo.
Pour cette suite, je vous propose de rester à l’étage pour découvrir le travail de Nicole Tran Ba Vang que vous avez sûrement du voir il y a quelques années. Vous vous souvenez de ces jeunes femmes portant leur peau comme un vêtement avec fermeture éclair ? C’était elle. Il y a seulement trois photos exposées (il me semble) mais c’est intéressant de voir “pour de vrai”. Pour illustrer, deux photos visibles au musée et extraites du site web de Nicole qui est bien fait (ici).
Il y a un paquet de mois, elle n’avait plus de galerie en France, après avoir été exposée, après son prix, chez Perrotin à Paris, ce qui semble se confirmer lors de l’exposition puisque les œuvres sont prêtées par la galerie Erna Hecey (ici et à Bruxelles aussi). Je ne sais pas vous, mais moi ça me plait bien :) Sur la photo de droite on ne voit pas bien : il s’agit de broderies et c’est esthétique sur la photo “en vrai”.


Dans un tout autre genre, il a aussi le travail de Patrick Fournial dont les photos sont floues sauf un motif qu’il a sélectionné. C’est aussi un travail agréable à l’oeil qui, pour les plus intellectuels, renverra au fondement du travail du photographe qui consiste à prélever, par son cadre, un morceau de réalité : ici, le prélèvement se fait aussi par la mise au net. Une sorte de travail de silhouesttiste. La photo, ci-dessous, visible au Musée, est extraite du site du photographe (ici).
Sa technique peut faire penser au fameux “tilt shift” mais ce n’est pas tout à fait cela (imho). Pour voir des exemples saisissants de tilt shift, il y a Smashing Magazine qui a fait un article sur le sujet qui est ZE référence visuelle, ici.

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