Maison européenne de la photographie – Giorgia Fiorio, Minot-Gormezano, Miguel Angel Rios

Depuis quelques semaines, la MEP (Maison européenne de la photographie) a renouvelé son accrochage. On y trouve de tout, pour ne pas dire qu’on y trouve n’importe quoi, entre cartes postales et travaux de peinture sur photographie de Robert Combas. On y trouve aussi des travaux des plus classiques comme ceux de Giorgia Fiorio et Minot-Gormezano et la vidéo de Miguel Angel Rios.

Giorgia Fiorio nous montre des photographies en noir et blanc de format carré et de taille moyenne dans le plus grand classicisme photographique, propre et net. Elle nous ramène des photographies de ses voyages dans de nombreux pays ; j’ai relevé notamment : Inde, Thaïlande, Pérou, Brésil, Éthiopie, Myanmar, Turquie, Israël, Vanuatu, Kenya, Soudan, Russie, Mexique, Philippines, Pologne, Ouzbékistan et Mali.

Toutefois, ce ne ont pas bêtes photos de voyage mais un parcours planétaire axé sur les croyances et les pratiques religieuses. le titre de la série est « Don, 2000-2009″.  Un très bon reportage qui, aurait sa place dans le National Geographic.

Giorgia Fiorio dispose d’un site web (ici) qui présente son travail et dont est extrait l’illustration ci-dessous.

Du côté de Minot-Gormezano, le binôme composé respectivement de Pierre et Gilbert, le style est classique mais le thème relativement original, « L’ombre, le reflet ». De fait, les photographies illustrent à merveille le titre de l’exposition. Au final, c’est tout de même franchement aride, ennuyeux et répétitif à l’exception peut-être de la série « Haut Pays » où une ombre se dissimule sur fonds de hauts sommets, des images poétiques invitant à la rêverie et à méditer sur la petitesse de l’homme (en tout c’est ce que cela m’a inspiré).

Le duo dispose d’un site web hélas en Flash, ici.

Miguel Angel Rios montre une vidéo sur 5 écrans (AQUI).  Je n’ai pas regardé la vidéo car je ne supporte pas d’être prisonnier du temps de projection (souvent non indiqué). Des dessins préparatoires et des photographies, que j’ai regardées, illustrent son propos. Un cartel fait référence, au Bien et au Mal, à Eros et Thanatos. Les photographies montrent des toupies et le film aussi. Le dépliant précise : « l’œuvre dépeint la lutte pour la survie, les relations violentes entre les masses et les individus ». Pour rester plus au ras du sol, il s’agit de bêtes toupies. On peut effectivement y voir ce qu’on veut y compris la lutte entre le bien et le mal. Tout cela m’a semblé néanmoins bien fumeux mais comme l’artiste a une sérieuse réputation et puisque c’est Neuflize Vie qui paie, libre à elle de distribuer ses financements à qui bon lui semble. Ses clients apprécieront  (ou pas).

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