Galerie Polaris – Walter Van Beirendonck
La Galerie Polaris (ici), 15 rue des Arquebusiers, montre le travail de Walter Van Beirendonck. La galerie est passablement encombrée et toute en largeur. Quand vous entrez vous êtes face à la traditionnelle stagiaire, disposition un peu étonnante, et derrière elle se tient tout un fatras. Bref.
L’exposition se trouve sur la partie gauche et on voit des clowns (?) genre manga, stylisés, couchés et en grandeur plus que nature avec leurs attributs fièrement dressés (comme on dit poliment). Il y a aussi des fanions sur un mur et une sonorisation. C’est amusant. Je ne sais pas trop où il veut en venir mais, à défaut, c’est rigolo comme installation. Il y a juste une photo à droite en entrant (ou plutôt deux, l’une au-dessus de l’autre).
C’est dommage, car je croyais pouvoir voir, pour de vrai, une photo repérée de longue date (ci-dessous).

L’exposition est visible jusqu’au 21 février 2009.
Galerie Nelson-Freeman – James Welling
La Galerie Nelson-Freeman (ici) est située un peu en retrait de la rue Quincampoix, à deux part de Beaubourg. Large façade dépouillée et vitrée, intérieurs nus avec un espace d’exposition sur deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage) : cela sent la galerie installée et, de fait, elle pèserait près de 3 millions d’euros de chiffres d’affaires. L’exposition est consacrée à James Welling, artiste que j’avais découvert à travers ses étranges compositions végétales multicolores montées sur plexiglas. A l’époque, un tel tirage, chez David Zwirner coûtait 14 600 USD. Toutes les images proviennent de chez Zwirner qui, contrairement à Nelson-Freeman, préfère montrer des images nettes des œuvres en grand format et non pas des vues lointaines et floues de l’exposition.
Cette fois-ci, James Welling poursuit sa recherche plastique à travers une série de photographies, également très colorées, d’une maison de verre, construire dans l’immédiat après guerre à New Canaan, dans le Connecticut, par H.H. Richardson. Ses photographies de grand format possèdent un charme évident et l’usage de filtres colorées produit des effets saisissants.Tout cela est éminemment décoratif mais on peut se demander tout de même si ce n’est pas un peu facile et un peu trop tape à l’œil. Ceci dit, l’Hôtel de la Monnaie expose LaChapelle, alors … Un peu bling-bling tout cela : ça doit être l’époque qui veut ça. Pour mémoire, par le passé, James Welling a fait de nombreuses autres photographies, en noir et blanc, formelles, épurées et la série présentée ici a d’abord été réalisée pour une publication magazine ce qui donne à réfléchir sur la photographie contemporaine et son marché.
A l’étage, même chose avec, en plus, trois tableaux plus petits, repeints à l’acrylique, peut-être finalement plus discrets, moins miroirs aux alouettes bobos, plus intéressants.
Cette exposition est visible jusqu’au 20 février 2009.
En bref – Galerie Kennory Kim – Portraits – Cécile Decorniquet
J’ai bien trouvé le 22 rue des Vertus où se trouve la galerie Kennory Kim mais, outre que cette rue est absolument minable (étroite, sale, hantée par de bien piètres commerces), j’ai juste trouvé une porte avec digicode et pas de signe extérieur de galerie.
Cette galerie dispose d’un site web (ici) qui contient du Flash (beurk) et presque illisible puisque rédigé en vieux rose (?) foncé sur vieux rose (?) clair (du jamais vu, et pour cause, au propre comme au figuré).
Ceci dit, le travail présenté ayant l’air intéressant, et la galerie représentant aussi Claire Artemyz, vue à Lyon et dont j’avais déjà parlé (ici).







