Galerie Chez Valentin – Collectif

La galerie Chez Valentin (ici et au 9 rue Saint Gilles à Paris) sort le grand jeu jusqu’au 28 mars avec une exposition convoquant aussi bien Picabia que Duchamp ou Man Ray. D’ailleurs, il y avait pas mal de monde. Pour ma part, je voulais voir Hans Bellmer.

J’ai été déçu : il y avait seulement quatre photographies minuscules. Je voyais le travail de Bellmer en plus grand format que cela, comme quoi on se fait des idées fausses. Il est vrai que le site de la galerie présente une photo de l’exposition qui aurait du mettre la puce à l’oreille (ci-dessous).

En effet, on ne voit pas grand chose sur cette photo et c’est ce qu’on ressent sur place. Comme on ne voit rien, je vous rassure, c’est vraiment du Bellmer, dans le style de ce qui suit.

Galerie Dominique FIAT – Objects Of A Revolution

La Galerie Dominique FIAT présentait jusqu’au 28 février une exposition collective baptisée "Objects Of A Revolution" incluant le travail du photographe Jackie Nickerson.

En pratique, il y avait deux photographies d’une femme africaine en tenue locale, l’une de face, l’autre de dos (5 500 euros pièce). L’artiste est représenté par la galerie Jack Shainman (ici).

Heureusement que j’étais dans le quartier car les expositions collectives qui rassemblent des travaux de peu de rapport, au compte-goutte, ne servent vraiment pas les artistes dont l’œuvre apparait appauvrie par le faible nombre de pièces présentes et le peu de cohérence de l’ensemble, ni ne servent le visiteur.

Galerie Pierre Brullé – Collectif

J’ai une fois de plus (la dernière foi, ici)  perdu mon temps en passant à la galerie Pierre Brullé, pas tant à la galerie elle-même car ce fut vite vu, que sur le chemin pour y aller. Cette galerie n’ayant pas de site web, je ne sais plus où j’avais lu qu’il s’agissait d’une exposition collective (incluant des photographes).

De fait, l’exposition était bien collective mais j’ai surtout revu 2 ou 3 photos du collectif Red Caballo et à peu près autant (si peu) d’un photographe dont le nom ne figurait pas. Bref.

Galerie Philippe Chaume – Portraits de villes

La galerie Philippe Chaume (au 9 rue de Marseille et ici) dont j’ai déjà parlé (ici) présentait jusqu’au 21 février 2009 une exposition collective intitulée « portraits de villes ».

Les éditions be-pôles ont permis à quatre photographes, pour la deuxième année consécutive, de travailler sur des villes et de compléter ainsi une série engagée avec Los Angeles, Naples, Rome et Tokyo. Tout le problème avec les expositions collectives c’est le manque de place pour chaque photographe. De plus, si on pouvait voir à la galerie de belles photographies, il n’y avait en revanche rien de bien fascinant.

Martin Bruno (site ici, hélas en flash) montrait Reykjavik avec de jolies lumières nordiques (forcément), en moyen format, à 900 euros. Evangelia Kranioti (site ici, très bien fait mais je n’ai pas retrouvé les photos exposées) montrait Athènes dans de petits noir et blanc, forcément intimistes, accompagnés d’étiquettes manuscrites racontant une petite histoire (d’amour semble-t-il). Patrick Messina (son site qui marche mal, je n’ai pas pu voir une seule photo, est ici) montrait Paris avec force tilt-shift (je parlais de la technique ici) et c’est manifestement ce qui se vendait le mieux puisque seules ces photos portaient une pastille rouge. Evidemment Paris c’est attractif (et notamment à Paris) et le tilt-shift est toujours attirant pour l’œil : c’est un bon filon commercial.

Plus intéressant sans doute est le travail de Philippe Chancel sur Dubaï. D’ailleurs, hasard ou pas, c’est le seul des photographes exposés qui est dans l’écurie Philippe Chaume (sa page ici d’où est tirée l’illustration ci-dessous). Dubaï on en voit  habituellement les magasins, le désert, les immeubles prétentieux et parfois, au fil des reportages, on en voit aussi l’envers avec les esclaves étrangers employés à la construction ou au service des riches habitants du cru. Philippe Chancel, dans un accrochage intelligent, montre à la fois un grand format vertical d’une tour en construction et les têtes masquées par des protections des ouvriers, dans une courte série.