Galerie Dominique FIAT – Objects Of A Revolution
La Galerie Dominique FIAT présentait jusqu’au 28 février une exposition collective baptisée “Objects Of A Revolution” incluant le travail du photographe Jackie Nickerson.
En pratique, il y avait deux photographies d’une femme africaine en tenue locale, l’une de face, l’autre de dos (5 500 euros pièce). L’artiste est représenté par la galerie Jack Shainman (ici).
Heureusement que j’étais dans le quartier car les expositions collectives qui rassemblent des travaux de peu de rapport, au compte-goutte, ne servent vraiment pas les artistes dont l’œuvre apparait appauvrie par le faible nombre de pièces présentes et le peu de cohérence de l’ensemble, ni ne servent le visiteur.
Galerie Pierre Brullé – Collectif
J’ai une fois de plus (la dernière foi, ici) perdu mon temps en passant à la galerie Pierre Brullé, pas tant à la galerie elle-même car ce fut vite vu, que sur le chemin pour y aller. Cette galerie n’ayant pas de site web, je ne sais plus où j’avais lu qu’il s’agissait d’une exposition collective (incluant des photographes).
De fait, l’exposition était bien collective mais j’ai surtout revu 2 ou 3 photos du collectif Red Caballo et à peu près autant (si peu) d’un photographe dont le nom ne figurait pas. Bref.
Galerie Philippe Chaume – Portraits de villes
La galerie Philippe Chaume (au 9 rue de Marseille et ici) dont j’ai déjà parlé (ici) présentait jusqu’au 21 février 2009 une exposition collective intitulée « portraits de villes ».
Les éditions be-pôles ont permis à quatre photographes, pour la deuxième année consécutive, de travailler sur des villes et de compléter ainsi une série engagée avec Los Angeles, Naples, Rome et Tokyo. Tout le problème avec les expositions collectives c’est le manque de place pour chaque photographe. De plus, si on pouvait voir à la galerie de belles photographies, il n’y avait en revanche rien de bien fascinant.
Martin Bruno (site ici, hélas en flash) montrait Reykjavik avec de jolies lumières nordiques (forcément), en moyen format, à 900 euros. Evangelia Kranioti (site ici, très bien fait mais je n’ai pas retrouvé les photos exposées) montrait Athènes dans de petits noir et blanc, forcément intimistes, accompagnés d’étiquettes manuscrites racontant une petite histoire (d’amour semble-t-il). Patrick Messina (son site qui marche mal, je n’ai pas pu voir une seule photo, est ici) montrait Paris avec force tilt-shift (je parlais de la technique ici) et c’est manifestement ce qui se vendait le mieux puisque seules ces photos portaient une pastille rouge. Evidemment Paris c’est attractif (et notamment à Paris) et le tilt-shift est toujours attirant pour l’œil : c’est un bon filon commercial.
Plus intéressant sans doute est le travail de Philippe Chancel sur Dubaï. D’ailleurs, hasard ou pas, c’est le seul des photographes exposés qui est dans l’écurie Philippe Chaume (sa page ici d’où est tirée l’illustration ci-dessous). Dubaï on en voit habituellement les magasins, le désert, les immeubles prétentieux et parfois, au fil des reportages, on en voit aussi l’envers avec les esclaves étrangers employés à la construction ou au service des riches habitants du cru. Philippe Chancel, dans un accrochage intelligent, montre à la fois un grand format vertical d’une tour en construction et les têtes masquées par des protections des ouvriers, dans une courte série.

Ventes aux enchères de photographies – Au profit du DAL – 7 mars 2009
Tout le monde connait le DAL, l’association pour le droit au logement. Elle organise une vente aux enchères destinée à recuillir des fonds par la vente de photographies (et de dessins aussi).
C’est samedi 7 mars à 14H00 au Centre Culturel de la Clef au 21 rue de la Clef à Paris.
Pour tout savoir sur les modalités pratiques, c’est par ici. Sinon, pour accéder directement au catalogue, c’est par là.
Ventes aux enchères – Sotheby’s New-York – 30 mars 2009
Sotheby’s annonce une nouvelle vente aux enchères consacrée à la photographie le 30 mars 2009 à New-York. Il y a 187 pièces et les premiers prix commencent à 5 000 USD, peut-être moins à l’adjudication au vu de la catastrophe économique et financière que nous traversons péniblement. Compte tenu de la décrue de l’euro, ce ne sera pas toutefois une vente destinée aux petits budgets. Le record en terme d’estimation dépasse les 200 000 USD.
Pour voir le catalogue, cela ne coûte rien, c’est par ici.
En bref – Lee Miller n’était pas une espionne communiste
Une nouvelle amusante parue dans Le Monde aujourd’hui (ici) nous apprend que Lee Miller, mannequin vedette puis photographe récemment exposée au Jeu de Paume (mon billet ici) a été surveillée par le contre-espionnage britannique, le MI5, du début des années 40 à la fin des années 50, à Londres. Et cela en pure perte : idéaliste et communiste dans l’esprit, aucune “activité suspecte” ne lui est imputable. On respire.


