Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

En bref – Frank à nouveau à l’honneur

Robert Frank qui a eu les honneurs du Jeu de Paume récemment (mon billet ici) et dont le livre culte (“Les américains”) a fait l’objet d’une nouvelle édition pour ses 50 ans, sert désormais de balise dans l’histoire de la photographie comme en témoigne la sortie chez Aperture d’un essai de Philip Gefter, du New York Times, baptisé “Photography After Frank”.

Le lien pour acheter chez Aperture est ici.

30 avril 2009 Posté par photoculteur | en bref | , , , , , , | Pas encore de commentaires

En bref – Le Centre Iris rénove son site web

Décidément, c’est le printemps. Tout comme Basia Embiricos, le Centre Iris (dont j’ai déjà parlé ici) a décidé de rénover son site web, désormais plus agréable à visiter. Vous pouvez aller y faire un saut ici et surtout visiter l’exposition en cours.

Le Centre Iris est dédié à la photographie et expose régulièrement les travaux de ses stagiaires.

30 avril 2009 Posté par photoculteur | en bref, paris | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

En bref – La Galerie Basia Embiricos rénove (enfin) son site web

La Galerie Basia Embiricos (ici et aussi 14 rue des jardins saint-paul)  était doté encore récemment d’un site web particulièrement médiocre pour ne pas dire franchement minable (voir mes billets ici et ).

Le nouveau site ne semble pas encore pleinement opérationnel (une large part du contenu manque, certaines vieilleries sont encore en ligne) mais la refonte graphique et la nouvelle organisation du site sont prometteurs. Espérons que les travaux seront bientôt finis afin que l’on puisse pleinement apprécier les artistes de cette galerie qui offre une large place à la photographie.

30 avril 2009 Posté par photoculteur | en bref, paris | , , , , , , | Pas encore de commentaires

Magazine photo – De l’air

J’ai déjà évoqué à plusieurs reprise les magazines photos. Vous pouvez trouver les billets ici, encore ici, , et là encore.

Mais il faut bien avouer qu’il s’agit surtout de magazines en ligne et que je n’ai que rarement évoqué les magazines photos en vrai papier. A dire vrai, en français, le tour est vite fait. A part les récents Polka et Azart photographie (sur lesquels je réserve mon avis : il faudra voir dans la durée), on trouve essentiellement un classique, Connaissance des arts photo. Pour le reste, il s’agit de magazines “techniques” ou de “reportage” ou “de mode” qui, pour ma part, ne m’intéressent guère.

Les exceptions en français qui sortent un peu du rang et ont un peu de bouteille, je n’en connais que deux : View magazine (un magazine belge remarquable – ici)  et Photos nouvelles qui, comme son confrère belge, fait des efforts de découvertes.

Je suis donc ravi de constater que le magazine De l’air (pas encore de site web) reprend des couleurs si l’on en croit Fill-in (ici). Il coûte 5 euros ce qui est peu dans l’absolu, pour environ 70 pages, et paraît chaque trimestre. L’article de Fill-in met l’eau à la bouche, il faut maintenant voir ce qu’il en est vraiment car ce magazine a, semble-t-il (voir le blog d’Antonin Sabot ici) connu une vie mouvementée par le passé puisque lancé en 2000 il a été publié 5 fois par an jusqu’en 2005 puis n’a connu qu’un seul numéro en 2006 avant de reparaitre début 2007. Gageons que cette renaissance soit durable. On peut le trouver à la MEP notamment et en ligne chez Zepress (ici).

Une autre prise à creuser, toujours en français, peut-être aussi la revue Ciel variable (leur site ici) éditée par nos amis canadiens et québécois, que je n’ai pas encore achetée mais qui semble séduisante.

19 avril 2009 Posté par photoculteur | magazine | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Hautefeuille – Sur l’herbe – Philippe Mazaud

La galerie Hautefeuille se résume à une petite pièce dans la non moins petite rue Hautefeuille (au 3 exactement – pas de site web).

Evidemment, il est un peu étonnant de voir des photographies dans un tel réduit et, au final, pas pratique du tout d’avoir à regarder des grands formats avec si peu de recul. Le corolaire c’est que quatre photos suffisent à remplir l’espace ce qui est un peu juste pour se faire une idée du photographe. En l’espèce il s’agissait de Philippe Mazaud et de sa série « Sur l’herbe », exposé jusqu’au 28 février (oui, je sais,  je suis très en retard sur mes visites).

Ce qui est donné à voir est assez étonnant. D’abord l’image est plutôt grise, peu contrastée et en noir et blanc, à l’inverse de ce que donne à voir en général la photo contemporaine : on croirait revenir aux débuts de la photographie et pourtant le format ne trompe pas, il s’agit bien d’images récentes

galerie-hautefeuille-maza

Ensuite, le thème est surprenant.  Le titre est relativement explicite (« Sur l’herbe ») et on peut effectivement voir une relecture du Déjeuner sur l’herbe finalement aussi bizarre peut-être que le Déjeuner.

Il n’y a qu’un homme et une femme et l’un et l’autre sont aussi également habillés contrairement au Déjeuner mais ce qu’on voit là c’est une sorte de séquence de déshabillage d’une photo à l’autre tandis que simultanément le regardeur est transporté d’un lieu à l’autre.

12 avril 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Dialogos – Estelle Lagarde

La galerie Dialogos (1 place de Thorigny et ici) que je visitais pour la première fois,  présentait jusqu’au 11 avril le travail d’Estelle Lagarde dont je vous ai déjà dit du bien ici.

galerie-dialogos-estelle

Je n’ai pas changé d’avis et cette fois-ci il ne s’agissait pas d’une exposition collective mais d’un solo.

Trois séries étaient présentées : “Dames des songes” (que j’avais déjà vue la fois précédente), “Hôpital” et “Comtes sauvages”.

Je vous avis parlé la fois dernière des cadres utilisés pour la série “Dames des songes”. Vous me direz que les cadres c’est accessoire, oui mais non. Souvenez-vous du travail de Pierre et Gilles, par exemple, qui font eux-mêmes leurs cadres (ci-dessous).

Estelle Lagarde ne fabrique pas ses cadres mais les choisit elle-même et comme son site ne les montre pas, voici une illustration.

galerie-dialogos-estelle-01

La dernière série joue un registre fantastique tandis que les deux autres jouent sur l’évocation. La série “Hôpital”, inquiétante  à souhait, pourrait illustrer le film de Lars Von Triers, L’hôpital et ses fantômes (ici) tant une ambiance aussi bizarre qu’étrange suinte des murs.

Et puis d’ailleurs, on est pas loin des fantômes également avec la série “Dames des songes”.

Les illustrations viennent du site de la photographe (ici) sur lequel vous pourrez voir aussi, outre d’autres travaux, le “making of” de la série “Hôpital”.

12 avril 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Jeune creation – Lucie Pastureau

La Galerie Jeune création (6 villa Guelma et ici)  se situe dans la Quartier de Pigalle mais heureusement à 50 mètres du métro, ce qui évite de trop trainer. En fait de galerie, il s’agit d’une maison dont une pièce est destinée à accueillir les photos : il faut sonner à la porte.

La photographe présentée, jusqu’à fin mars 2009, est Lucie Pastureau (27 ans – son site ici), qui a reçu le prix des lectures de portfolios lors du Mois de la Photo-OFF 2008. Ces tirages de petits formats au couleurs claires nous font partager le quotidien normal d’adolescents normaux, ce qui est finalement assez rare puisque le plus souvent nous avons droit aux ados malades (SIDA, anorexie, dépression, etc), aux drogués ou alors aux adolescents qui sont à 10 000 kilomètres.

L’exercice est donc une photographie de proximité, intimiste, peut-être trop faiblement distancié. Pour ce qui me concerne j’adhère assez peu tant à la thématique qu’au formalisme proche du photo-reportage : encore une fois, ces photographies, empreintes de sensibilité seraient certainement plus à leur aise dans un livre ou un magazine que dans le séjour d’un collectionneur ou aux murs d’une galerie. Il est bien dommage que la presse magazine préfère dans son ensemble nous abreuver de top models, d’images de guerre ou de jolis images photoshopées bien propres. Bref.

Souhaitons-lui en tout cas bonne chance pour la suite de sa carrière.

12 avril 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Magda Danysz – Ruud Van Empel

La Galerie Magda Danysz (ici et au 78 rue Amelot) , en partenariat avec avec la Flat Galerie, présente Ruud Van Empel jusqu’au 18 avril.

Les photo présentées couvrent trois types de travaux dont ceux qui ont fait la célébrité du photographe à savoir des images un peu sur-réalistes d’enfants noirs comme plaqués dans une luxuriance verte de végétaux, souvent dans un univers aquatique et parfois au mépris des règles d’échelle. Ces travaux étaient complétés de la série “dawn” qui présente à la fois des petites filles noires et des petites filles blanches, toujours insérées dans un décor de verdure. L’ensemble des illustrations ci-dessous provient du site web de la galerie, qui en contient de nombreuses autres.

La principale surprise vient d’une série en rupture totale avec ce qui fait le fond de commerce du photographe : des natures mortes de format réduit dans des tonalités un peu passées, évoquant des souvenirs (titre de la série d’ailleurs).

Une autre image m’a franchement étonnée par sa ressemblance avec le travail de Loretta Lux (ici) mais qui s’avère bel et bien être de Ruud Van Empel.

12 avril 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Un photographe danois mis à l’index pour excès de Photoshop

L’excellent blog The online photographer révèle (ici)  que le photographe danois Klavs Bo Christensen a été mis à l’index par le syndicat danois des photographes de presse pour avoir proposé à un concours trois photos d’Haïti aux couleurs exagérément manipulées (une traduction approximative de l’article original via Google: ici).

Les juges ont été pris d’un doute en voyant les photos reçues et on demandé les fichiers RAW pour comparaison (illutration ci-dessus sur une des photos incriminées). Pour un photoreportage, c’est peut-être en effet “too much”. A vous de voir.

9 avril 2009 Posté par photoculteur | en bref | , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Esther Woerdehoff – Terriblement beau, terriblement faux

La Galerie Esther Woerdehoff (36 rue Falguière et ici) dont j’ai déjà parlé (ici) présentait jusqu’au 28 mars une exposition collective : Terriblement beau, terriblement faux. Je suis passé pendant le salon ArtParis (mon billet ici) que j’avais visité la veille si bien que quelques travaux manquaient mais rien de bien méchant.

Pascal Loubet (qui n’a pas de site web) nous montre de beaux gosses musclés trônant sur leur canapé, souvent avec de gros chiens. Je ne sais pas s’il s’agit de caricaturer, aux choix, les beaufs ou les homos ou s’il s’agit d’autre chose. Disons que ça peut faire sourire et que le charme des beaux garçons n’est pas de celui qui m’interpelle. Bref. Pour situer le contexte, rappelons que Pascal Loubet fut co-fondateur de Têtu, un magazine gay (en savoir plus: ici).

Arthur Tress (qui a un site web à la fois affreux et malcommode ici) nous montre des photos d’enfants bizarres, en noir et blanc, avec par exemple celui dont les mains sont des racines (pour rire). Son site montre un travail un peu dans la même veine de l’étrange, de situations bizarres. Sur le site de la galerie, on trouve aussi du nu masculin. Bref. Les photos sont proposées à 2 500 euros et d’après le site de la galerie il s’agit de séries de 50 ce qui est beaucoup trop à mes yeux.

Pierre Crocquet (son site assez déprimant ici) nous montre des pauvres, pris “en pied” souvent et avec des cochons. J’aime bien le cochon, j’en mange souvent et, du coup, j’ai un faible pour la photo ci-dessous, avec cette vieille dame tranquille sirotant son café à côté d’une tête de porc souriante dans sa bassine comme celle de Saint Jean-Baptiste et de Salomé (il est vrai que dans l’oeuvre du Caravage la tête ne se marre pas mais la comparaison osée tient quand même). Si vous voulez voir l’original, il faut aller visiter la National Gallery (ici par exemple).

Nikos Kontzialis montre de minuscules Polaroïds d’animaux (à 750 euros la bête si j’ose dire, quand même). Ce photographe ne figure nulle part sur le site de la galerie et n’a pas de site web à lui.

Gilles Berquet (qui a un site extraordinaire qu’il faut absolument voir et qui devrait faire honte aux autres ci-dessus, ici) nous montre de curieuses caravanes illuminées extraites de sa séries “fin provisoire d’autoroute” (ici) à 2 500 euros et quelques filles nues dont une couverte de boutons et aux veines bleutées colorant une peau blanchâtre (à 2 500 euros, extraite de la série “les grands travaux de Mirka” – ici). L’exposition dissimule toutefois prûdement (prudemment) ce qui semble faire l’essentiel du travail de Gilles Berquet, à savoir le nu féminin vaguement fétichiste (cf. sa déclaration de foi renvoyant à Molinier). Je ne mets de photo car le site est en Flash.

Enfin, pour finir sur une note plus gaie (après avoir commencé par une note gay), un travail de Herlinde Koelbl dont j’ai déjà parlé (ici et ) et dont j’ai acheté le bouquin (hair) au vu du prix pratiqué pour ses pièces les plus intéressantes (4 500 euros). Une double page ci-dessous pour illustrer son travail.

herlinde-koelbl

8 avril 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires