Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Galerie immanence – Regardez-moi, i’m back

La Galerie Immanence (ici) exposait de la jeune photographie hongroise jusqu’au 28 mars (je suis un peu en retard). Cette galerie est située face au musée du Montparnasse (j’en ai parlé ici).

Ce n’est que maintenant (plus d’un mois après donc) que je découvre le titre “officiel” de l’exposition (Regardez-moi, i’m back) alors même que je n’avais pas remarqué sur les photos que tous les personnages étaient… de dos. Comme quoi. Ceci dit j’ai une excuse puisqu’il n’y avait pas que des portraits et des personnes de représentées. A posteriori, la récole est finalement mince : peu d’auteurs disposent d’un site web et il est difficile de cerner le travail de chacun.

D’ailleurs, je ne comprends pas qu’en 2009, de jeunes photographes qui prétendent à être vus au-delà des frontières nationales ne disposent pas d’un site web complet et à jour (je parle pas d’une page facebook ou d’un blog – bienvenus mais vraiment pas prioritaires) , au moins partiellement traduit en anglais et correctement référencé. Bref.

Gabor Erdos nous montre un intérieur banal et avec le nom qu’il porte (très répandu), inutile de chercher un site web pour en trouver plus.  Étant ignare en hongrois, j’ai aussi laissé tomber les signes diacritiques en espérant ne pas être lynché. Roland Biro (25 ans seulement) montrait, d’après mes notes, “un diasec avec une auréole”  comme on trouve sur son site (ici et notamment ) mais je ne retrouve pas exactement de quoi il s’agissait. En tout cas, son travail est assez surprenant : un peu d’icône, un peu de surréalisme, un peu de poésie et du doré partout.

Mate Moro montre des filles en reflets dans de petits formats. Son blog (ici) semble abandonné depuis novembre 2008. Istvan Pok montre des femmes en robe de dos grâce à des Polaroïds transférés sur papier aquarelle ce qui donne une tonalité particulière à son travail mais là encore, pas de site web.

Gabor Arion Kudasz nous montre  des “extérieurs nuit” avec un type et une valise et une de ses photos figure sur le site de la galerie (ci-dessous). Pour le reste, son site web est reporté par Avast comme hébergeant un cheval de troie (!) et son travail est vendu chez un marchand de poster (Coin Jaune). Pas de commentaire.

Tamas Dezso (qui a un site web ici mais pas avec la photo montrée) présentait un triptyque : une fenêtre de HLM avec un personnage devant. Gabor Kasza (son site ici hélas en flash) montre un genou (un coude) abimé qui se confond avec le fond (série ici). Balazs Simonyi présentait 4 vues d’un dos masculin. Son site (ici) ne marche pas. Peter Puklus (site ici)  montrait trois  scenes de chambres aux couleurs très 70′.

Istvan Krajnik (son site très bien fait, ici) montre une grosse dame nue de dos à table.

Le travail de Krisztina Erdei est le plus intéressant à mon goût (son travail est visible ici hélas en flash et ) avec 5 amusantes photos un peu à la Parr.


10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Polka – Jusqu’au 16 mai 2009

La galerie Polka (ici et 104 rue Oberkampf) que je visite régulièrement (billet ici par exemple) met en oeuvres jusqu’au 16 mai 2009 son accrochage de printemps.

On est accueilli dans le haut de l’escalier par les prix SFR jeunes talents. Sur le coup, je me suis demandé ce que ça faisait là. Une photo noir et blanc de petit format de chacun, parfois sous pseudo. En cherchant un peu, on découvre les vrais noms des auteurs : Vincent Réauté, Jean-Stéphane Cantero, Ludovic Coudray, Nicolas Anglade. Dans le jury figuraient Marc Riboud et les fondateurs de la galerie : tout s’explique maintenant. C’est dommage de ne pas préciser tout cela sur des cartels et de ne pas mieux mettre en valeur les clichés (un article complet là-dessus, ici).

Polka ressort aussi pour l’occasion quelques tirages de ses célébrités que sont Erwitt, Salgado ou Mac Cullin. Une place spéciale est dévolue à Riboud, fort opportunément puisqu’il est expose en ce moment au musée de la vie romantique (ici): au programme, Tour Eiffel et sites industriels.

Jean-Gabriel Barthélemy montre en grand format couleur “la cité des 4000″, soit des immeubles soit des intérieurs. Diane Grimonet (ici) montre les habitants d’”hôtels sans étoile” (titre de sa série), toujours en noir et blanc. Il y a une proximité des thématiques dans ces deux travaux (le mal-logement) même si le traitement est bien différent.

Sarah Caron (site ici) montre des femmes dans la guerre (de 600 à 1 100 euros) au proche-orient et Marie Laure De Decker (ici) rend hommage aux parures des femmes woodabé (au Niger), presque des compositions abstraites. Deux visions bien différentes de la femme.

Bruno Barbey (son site ici) nous montre l’Italie des années 60 en noir et blanc ainsi que le Brésil et  la Pologne en couleur. Derek Hudson (son site ici) nous montre de grands hommes chez eux et aussi le backstage de défilés.

L’agence VII (ici) est représentée par Marcus Bleasdale, Lauren Greenfield (son site hypercommercial ici), Antonin Kratochvil, et Christopher Morris. Hélas, l’espace qui leur esr dévolu est bien réduit.Baptisée “4 photographes au pays d’Obama”, cette mini expo dans l’expo porte un titre un peu trop grand pour elle. Seules les photos de Lauren Greenfield attirent l’oeil avec ces jeunes femmes préoccupées de leur corps, vraisemblablement extraites de “Girl culture”, sa série la plus fameuse dont la photo ci-dessous qui a fait la couverture du livre éponyme.

Quant à Cédric Gerbehaye (sa page chez VU’, ici) et  Diane Grimonet (son site, engagé, ici), j’ai du rater carrément leurs photos.

Quoi qu’il en soit, le travail le plus remarquable au sein de cette exposition, et de loin, est celui de Benjamin Lowy (ici, hélas en flash). Il s’agit de petites images prises derrière la vitre d’un véhicule blindé, sur des territoires de conflit (en Iraq en l’espèce). L’aspect formel de la chose avec le cadre réduit entouré du noir donne un aspect étrange et contraste avec un extérieur ensoleillé et les visages des gens, aux sentiments contrasté.

Je continue de  déplorer que les photos sur le site de Polka soit tagguées (avec un petit chien certes sympa) ce qui leur ôte tout intérêt, même illustratif.

10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Maison européenne de la photographie – programmation avril-juin

La MEP (ici et 5 rue de Fourcy), que je visite à chaque nouvelle exposition, montre ses choix pour les mois d’avril, mai et juin. Cette fois, pas besoin de faire plusieurs posts (voir mes billets ici) avec seulement 5 expositions, globalement décevantes une fois encore.

Tout en bas, c’est Laurent Van der Stockt qui nous montre ses photos de guerre, souvent des civils, beaucoup de détresse, des images efficaces qui plongent le regardeur dans la triste réalité : on a presque froid en regardant ces pauvres gens dans la neige.

François Fontaine (son site hélas en flash ici)  dispose de moins d’espace pour montrer son travail : une série sur la statuaire parisienne, aux effets un peu trop artificiel de flou et d’éclairage et une série plus sincère et convaincante sur les christs de Salvador de Bahia.

Riccardo Zippoli (son site ici) nous rejoue le coup des reflets, un grand classique en photographie avec l’ombre. La dernière fois, à la MEP, on avait eu droit (mon billet icià Minot-Gormezano pour  “L’ombre, le reflet”… Cette fois c’est Venise (dans le genre cliché, difficile de faire mieux). L’idée cette fois c’est de photographier Venise  vue dans les reflets des fenêtres et pour faire sérieux nous avons des vers en quatre langues pour accompagner chaque diptyque.

En remontant, on arrive aux étages 2 et 3, chacun consacré entièrement à un photographe. Ces étages sont vastes et on sature un peu.

Gérard Uféras montre plus de 100 tirages des coulisses des opéras et défilés. Au début on est séduit puis la lassitude gagne devant une telle accumulation. C’est un peu le problème en photographie : il est facile d’appuyer sur le déclencheur et tout photographe produit des milliers de clichés. Demander au visiteur de faire le tri dans un océan d’images, c’est un peu facile.

Le même constat s’applique à l’exposition Henri Cartier-Bresson. On peut certes tomber en pâmoison devant chaque photo du maître (au prétexte que c’est un maître) mais j’ai du mal à croire que chaque tirage est un chef d’œuvre (même Picasso a commis des travaux de moindre qualité). Du coup, la sélection m’a paru trop large. Il n’en reste pas moins la valeur documentaire d’un temps révolu et, dans certains cas, des images inspirées, pleine de poésie. J’ai aussi un peu de mal à comprendre que la MEP consacre autant d’espace à HCB alors même qu’une Fondation porte son nom et montre son œuvre.

Au fil du temps, je me demande où va la MEP, comment elle se positionne face à des manifestations (Arles, Perpignan, Mois de la photo), face à des musées et fondations et face aux galeries. Je me demande ainsi finalement si son rôle doit être de disposer de son propre lieu d’exposition en plein Marais ou si elle ne ferait pas mieux de se concentrer sur ses travaux de recherche (conférence, publication, etc) quitte à monter, dans d’autres lieux, temporaires, des expositions.

Cela lui permettrait certainement de dégager des ressources considérables pour ce qui me semble être son “coeur de métier” où elle a peu de concurrence. Pour l’heure, ses choix d’expostions me semblent des demi-choix, à mi-chemin d’un peu tout (musée, galerie, festival) et, au final, des ratés : mieux vaudrait laisser faire galeries et musées dans ce domaine.

10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Atelier Valencin – Marc Lafon – Intimité-s

On fait le grand écart aujourd’hui entre une photographe de renom (Véronique Ellena), un artiste utilisant la photographie (Sergio Vega) exposé dans une galerie internationale de premier plan et la modeste exposition de l’Atelier Valencin mais bon, la photographie n’est pas une comme dit l’autre.

L’Atelier Valencin (ici et 46 rue Saint Sébastien) présentait le travail de Marc Lafon (son site assez pénible car sonorisé, ici) jusqu’au 6 mai (c’est donc fini).

Il s’agit de nu artistique classique de studio, dans des tonalités de rouges, de 200 à 800 euros (hors cadre). Il ne transparait pas grand chose de ces photos qui pourraient peut être susciter l’intérêt si nous étions en 1889. En 2009, une telle multitude de photographes ont traité le sujet du nu féminin qu’il est difficile de se singulariser. Il n’en reste pas moins que ces photographies sont propres.

10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Karsten Greve – Sergio Vega – Parrot therory

La Galerie Karsten Greve (5, rue Debelleyme et ici)  nous livre jusqu’au 23 mai une exposition de Sergio Vega, Parrot theory.

Comme le nom de l’exposition l’indique, il s’agit d’une théorie de perroquet. Sergio Vega est un artiste qui utilise la photographie mais aussi bien d’autres supports. Je ne savais pas trop pourquoi il a retenu le perroquet pour son travail quand j’ai visité l’exposition. En tout état de cause, il nous montre tout un tas de choses autour du perroquet : photographies, installations sonores, vitrines, dessins, découpages, etc.

Il y a un grand nombre de photographies, assez étonnantes, qui se présentent comme des kaléidoscopes ou des Mondrian (ci-dessous).

Renseignement pris auprès de la Fondation Ricard (d’où provient l’illustration ci-dessus), Vega travaille depuis plusieurs années sur le “Paradis perdu” et pour en savoir lus (c’est assez élaboré) filez sur le site de la Fondation, ici.

Cela vaut la peine d’être vu et c’est jusqu’au 23 mai.

10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , , , , | Pas encore de commentaires

Galerie Alain Gutharc – Véronique Ellena

La Galerie Alain Gutharc (ici et 7 rue Saint-Claude) présentait jusqu’au 9 mai 2009 le travail de Véronique Ellena.

La galerie n’est pas grande mais avec seulement 7 photos présentées, l’ensemble reste aéré… Le travail présenté est constitué de natures mortes (animaux et fruits essentiellement) en grand format couleur. J’ai toujours eu du mal avec les natures mortes et là, cela ne s’arrange pas. Cela m’a plutôt fait penser au book d’un étudiant postulant pour une école de photographie : certes, se sont de magnifiques photos, techniquement réussies mais quoi d’autre ? Question de sensibilité certainement.

Je connaissais son trvail pour l’avoir vu à l’espace ING à Bruxelles et aussi à Arles (billet ici). Je préfère, et de loin, ses séries plus humaines, plus expressives, moins “léchées”, où davantage d’émotion peut se lire  comme “Ceux qui ont la foi” ou “Les grands moments de la vie”. Passez voir son site, fort bien fait, ici.

10 mai 2009 Posté par photoculteur | paris | , , , , , , | Pas encore de commentaires