Bourse des talents 2008 – BNF – Marilia Destot
En février 2009 s’est achevée à la BNF une exposition des travaux des lauréat de la Bourse des Talents 2008. Le temps est (re)venu d’en parler puisque Stéphanie Lacombe, qui en faisait partie, vient d’être récompensée d’un prix Niepce.
Marilia Destot présentait Ellipses, un travail intimiste et presque cinématographique avec des diptyques qui s’enchainent. L’illustration ci-dessous vient de son site que vous invite à visiter ici.
Bourse des talents 2008 – BNF – Jean-Claude Delalande
En février 2009 s’est achevée à la BNF une exposition des travaux des lauréat de la Bourse des Talents 2008. Le temps est (re)venu d’en parler puisque Stéphanie Lacombe, qui en faisait partie, vient d’être récompensée d’un prix Niepce.
Jean-Claude Delalande montrait ses fameuses tentatives, fameuses car pour ma part je les avais déjà vues à Arles en 2008 sur l’Espace SFR (billet ici où je… ne parlais pas de lui) et puis aussi parce que la presse a déjà parlé de lui (ici par exemple). Son site web, qui vaut aussi le déplacement, est ici et l’illustration ci-dessous en provient et était exposée à la BNF. Sa mine défaite et le caractère absurde de ses photographies produit immanquablement un effet comique.

Bourse des talents 2008 – BNF – Magali Corouge
En février 2009 s’est achevée à la BNF une exposition des travaux des lauréat de la Bourse des Talents 2008. Le temps est (re)venu d’en parler puisque Stéphanie Lacombe, qui en faisait partie, vient d’être récompensée d’un prix Niepce.
Magali Corouge montrait des images du haut Karabagh. Elle a un site web ici.
Bourse des talents 2008 – BNF – Christophe Chammartin
En février 2009 s’est achevée à la BNF une exposition des travaux des lauréat de la Bourse des Talents 2008. Le temps est (re)venu d’en parler puisque Stéphanie Lacombe, qui en faisait partie, vient d’être récompensée d’un prix Niepce.
Christophe Chammartin s’est fait remarqué (dans Courrier International par exemple, ici) par son sujet, “prison de plastiques” consacrés aux ouvriers agricoles misérables qui travaillent sur des exploitations sous serre en Espagne, près d’Alméria. Je n’ai pas trouvé son site web.
C’est ce sujet qu’il présentait à la BNF (un extrait de son panneau ci-dessous).
Bourse des talents 2008 – BNF – Renan Astier
En février 2009 s’est achevée à la BNF une exposition des travaux des lauréat de la Bourse des Talents 2008. Le temps est (re)venu d’en parler puisque Stéphanie Lacombe, qui en faisait partie, vient d’être récompensée d’un prix Niepce.
Renan Astier nous montre une étreinte qui n’a rien d’amoureuse bien que manifestement l’enlacement soit étroit. Il n’a pas de site web, ce qui est incompréhensible.
En bref – Lancement du site du musée de la photo
Le Musée de la photographie, dont j’ignorais pour ma part l’existence, a ouvert son site web le 13 mai 2009 (ici). On croit rêver quand on lit cela : il existait donc en 2009, en France, des musées sans site web. bref. Le site web est pas mal fait.
En bref – Stéphanie Lacombe reçoit le prix Niepce
Stéphanie Lacombe dont le travail a été exposé à la BNF jusqu’au 22 février dernier dans le cadre de la Bourse des Talents, a reçu le prix Niepce le 13 mai 2009 décerné par Gens d’images (leur site ici). Son travail sera exposé en septembre prochain à la Galerie Esther Woederhoff. Le site de l’auteur est par ici.
La photo ci-dessous provient de l’exposition à la BNF.
Galerie Rabouan Moussion – Mary Sue : Mary goes round
La Galerie Rabouan Moussion (ici et 121 rue vieille du temple) montre Mary Sue pour son exposition Mary goes round. C’est visible jusqu’au 23 mai.
L’artiste, qui entretient le mystère dans son CV, travaille toujours la même thématique, comme son nom l’indique, d’un certain “idéal” féminin mâtiné de dérision et de détresse (jusqu’au suicide, avec sa série Mary Sue Suicide, non visible à la galerie).
Cela nous vaut de voir un personnage féminin de collégienne digne de manga (babies, socquettes, petites culottes blanches, jupe courte à damier, nattes,etc) s’adonner à l’usage immodéré des chevaux de bois, lesquels sont également plus proches de Mon petit Poney (le monde féérique d’Hasbro destiné aux petites filles) que du manège 1900.
Mais à y regarder de plus près, tant la vidéo que les photographies et les sculptures de poneys de manège sont un brin inquiétantes : il y a de l’humour dans la mise en scène et le traitement joyeusement coloré des scènes mais aussi de l’inquiétude. Mary Sue tire au pistolet dans sa vidéo entre manège et rodéo, les photographies sont réellement percées (!) comme si des balles les avaient traversées et les petits poneys sont comme empalés sur la tige qui sert à les animer dans un manège.
Finalement, il y a une étrange tension entre l’apparence éminemment “kawaï” des oeuvres (couleurs et formes) et leur “fonction”.

Le reste de l’espace de la galerie est consacré à une série plus ancienne de Mary Sue, consacrée au jeu des élastiques des petites filles dans un traitement mélangeant babies, minijupes (cela doit être une obsession) et élastiques colorés emmêlés comme des entraves sur des jambes nues : une des photos, non exposée mais visible sur le site va plus loin et plus clairement en montrant une Mary Sue en plein bondage “à la Araki” où les cordes sont remplacées par des élastiques.
Coïncidence ou pas, la galerie représente aussi Oleg Kulik qui aime à s’exhiber en chien dans ses performances et en photo, n’hésitant pas à mordre le public (parait-il). Une de ses photos avait d’ailleurs été embarquée par la police lors d’un récent accrochage (à la FIAC).
Au final, je reste plutôt dubitatif face à la tiède perversité de Mary Sue, qui me semble un peu facile et décorative. Une excellente critique est lisible ici à qui je dois l’illustration ci-dessus.
On trouvera en prime à l’étage de la galerie, deux photos de Erwin Olaf, de sa dernière série qui fait peur, paradoxalement appelée Paradise portraits (ici) et qui sont dignes des portraits du Joker joué par Nicholson.

En tout état de cause, l’exo est à voir.
Galerie Esther Woederhoff – Collectif – Dehnel et LLorella
La Galerie Esther Woederhoff (ici) est l’une de mes préférée, loin de l’ex-brièvement-branché-13ème et du toujours-branché-Marais, cette Galerie vit tranquillement dans le 15ème, loin de la faune bobesque. A chaque nouvelle expo, je me précipite.
Cette fois, il s’agissait de Sabine Dehnel dont j’avais déjà dit deux mots(ici) car son travail avait été exposé à ArtParis par ladite galerie. Cette fois, on voit mieux le travail car il y a plus de pièces et de place. L’autre bonne nouvelle c’est que le prix reste réaliste à 2 000 euros le 60×70. Le site de l’artiste, qui est aussi peintre, est bien fait (ici) mais je n’ai pas trouvé la série présentée à la galerie : le site semble s’arrêter en 2006. Les travaux présentés sont des variations du même thème (ci-dessous). En regardant de près, on remarque sur certaines photos que les boucles d’oreilles sont bien assorties au tee-shirt et, toujours, le modèle est légèrement peint.

Jordi Llorella avait moins les honneurs avec seulement trois photos, de grand format il est vrai. Des paysages. Je ne suis pas très fan des paysages, même s’il s’agit du Pays Basque. On trouvera des illustrations sur le site de son galériste de Barcelone (ici).
ArtBrussels – Les galeries françaises
ArtBrussels, qui se tenait fin avril, fait la part belle à la photographie. Parmi les galeries présentes, quelques françaises qui, si elles ne constituent pas un objectif premier de visite pour un parisien, n’en restent pas moins à voir. Par ailleurs, les galeries présentes à ArtBrussels constituent un échantillon des galeries les plus significatives et les plus actives sur ce medium.
Suzanne Tarasieve présentait Boris Mikhailov (nu de dos avec les melons), Alexandre Perigot (cabane en rondins) et Jean Luc Moerman (corps comme repeint d’arabesques). Le site web de cette galerie interdit les liens sur ses images, j’ai donc supprimé l’illustration et le lien vers cette galerie qui n’a rien compris au web.
La Galerie Nathalie Obadia (présente à Paris mais aussi à Bruxelles d’ailleurs) présentait un petit tirage de Patrick Faigenbaum, extrait de sa série sicilienne, dont j’ai déjà parlée. La Galerie Michel Rein montrait Orlan dont j’ai déjà parlé aussi mais avec des séries de jeunesse en noir et blanc que je ne connaissais pas et Saadane Afif. Frederic Giroux montrait Barbara Noiret. Guy Pieters (ici et Saint Paul de Vence) exposait Yoshida Kimiko et Orlan. La galerie Jgm montrait Ion Grigorescu, Jean-Francois Fourtou et Anne et Patrick Poirier. La Galerie Kamel Mennour montrait Alberto Garcia Alix et Marie Bovo avec une “cour intérieure” inspirée, en grand format.
In situ Fabienne Leclerc présentait Lynne Cohen, Noritoshi Hirakawa, Khalil Joreige et surtout les travaux de Renaud Auguste-Dormeuil où l’on voit seulement … les oreilles de personnages que l’on identifie comme puissants (chefs d’état, hauts gradés,etc). Faut-il comprendre qu’ils nous écoutent ou le souhaiter ? Faut-il s’étonner de déceler aussi facilement des rôles sans distinguer des visages ? Quoi qu’il en soit, c’est un travail original.

La Galerie Vallois montrait Martin Kersels, Pilar Albarracin et Alain Bublex. La Galerie Paviot qui s’est faite une spécialité de la photographie et qui constitue un pilier parisien dans cette matière mais dont les expositions sont rares et discrètes, montrait une grande diversité d’auteurs avec Bogdan Konopka, Abbott, Eugène Atget, Jürgen Nefzger, Nathan Lerner, Brassai, Aki Lumi, Toshio Shibata, Mark Ruwedel, Barbara Crane, Dieter Appelt et, surtout, une jeune artiste, Blanca Cassas Brullet qui m’a semblée toutefois un peu chère pour ses débuts (3500 eur) et qui pratique aussi le dessin. Je n’ai hélàs pas trouvé d’illustration de qualité pour montrer son travail.
Chez Nelson Freeman, on pouvait voir Eric Poitevin et James Welling (visible à la galerie lors d’une récente expo) et surtout Marie Jose Burki (ci-dessous) dont le prix demandé est de 3300 eur (monté encadré).

Thierry Salvador sortait le grand jeu avec Liu Jin, Shilpa Gupta, Martin Parr et Jensen Per Bak. Daniel Templon montrait Crewdson et Cassbere. Jean Brolly montrait Tadzio.
Les filles du calvaire (sont présentes à Paris et Bruxelles) montraient notamment Laura Henno, déjà vue à Paris photo (ci-dessous). Pas de moyen de connaitre le prix vu la foule qui se pressait sur le stand et squattait les pricelists.

Enfin, la Galerie 1900.2000 montrait des clichés rares de Molinier, Krull, Man Ray, Bellmer, et Michiko Kon.
Voilà. Bientôt la suite avec les galeries “pas françaises”, plus nombreuses encore :)






