Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

En bref – Métropolis sur Arte parle de photographie

Ce n’est pas la première fois mais c’est toujours agréable de voir que Métropolis, le magazine culturel d’Arte parle de photographie. L’émission d’hier Samedi 20 juin 2009 (visible ici) montrait en effet deux reportages sur notre medium favori.

Le 1er reportage (à 6’45 sur la vidéo) est consacré à l’exposition “The model as Muse” au MET à New-York (ici) qui évoque la photographie de mode et les mannequins des années 50 à 90 (on reconnait les photos de Paolo Roversi et sont cités dans le reportage, Irving Penn, Cecil Beaton et Richard Avedon). De nombreuses illustrations sont visibles ici.

Le second reportage est consacré à Jacqueline Hassink (à 28’25 sur la vidéo) et à son livre “Car Girls”, que pour ma part j’ai acheté il y a quelques semaines (il est édité par Aperture). Son site web est ici. Elle y parle de sa démarche, de ses 5 ans passés à sillonner les salons automobiles pour y dresser une typologie des hôtesses présentes sur les stands, de leurs attitudes et comportements. Elle y raconte sa tentative ratée de devenir à son tour une hôtesse. Je conseille aussi de jeter un œil à son livre.

Alors courez-vite sur le site de Arte pour regarder l’émission ou regardez la télévision Samedi 27 juin à 12H45 pour la rediffusion (ici)

21 juin 2009 Publié par | en bref | , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Visite au Luxembourg – 1ère partie

J’étais déjà allé au Luxembourg à l’occasion des Photomeetings, à l’automne 2008. Le premier billet que j’ai écrit sur cette manifestation, parmi une série de plusieurs, se trouve ici. Il n’y a guère de compléments à y apporter quant aux aspects pratiques qui y sont décrits, sauf peut-être que pour les courses (une bouteille d’eau par exemple), il faut aller en face de la gare, dans un centre commercial, chez Primavera Kons (ce n’est pas cher). Une autre bonne chose à savoir est que le paysage est vallonné : attention donc si vous suivez aveuglément une carte car vous risquez de monter et descendre beaucoup.

Je suis retourné au Luxembourg le 2 mai dernier, à l’occasion du Mois de la Photo 2009 (ici). Malheureusement, à cette date, la manifestation se terminait de telle sorte que je n’ai pas vu autant de choses que j’aurais pu mais cela m’a permis de visiter la ville et de voir des musées traitant d’autre chose que de photo. C’est afin d’éviter de rater, en partie ou en totalité une telle manifestation, à l’avenir, que j’ai d’ailleurs créé sur ce blog une page “festivals” (ici).

En ce qui concerne les sites visités, je suis allé au MNHA, au Casino, au MUDAM, au Musée d’Histoire de la ville de Luxembourg et chez Nosbaum et Reding.

Je ferai prochainement un article sur le MNHA et le Casino qui, tous deux, le valent bien.

Le MUDAM montrait surtout de la vidéo et à mon goût il vaut plus pour son architecture que pour son contenu (à part la chapelle en fer de Wim Delvoye). Le Musée d’Histoire de la ville de Luxembourg montre surtout l’histoire du Luxembourg et il présentait accessoirement 4 amusantes photos de personnages en plein kitsch luxembourgeois, par Jeanine Unsen dont je vous conseille le site web (ici) : cette photographe a du talent.  Chez Nosbaum et Reding à deux pas du MNHA, il fallait voir les paysage de Una Hunderi mais j’ai retenu un portrait (issu du site de la galerie) pour illustrer son travail (les prix sont de l’ordre de 2 600 euros).

21 juin 2009 Publié par | luxembourg | , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie Vu’ – Anne Lise Broyer

La Galerie Vu’ (2 rue Jules-cousin et ici) fait partie des galeries que tout amateur de photographies se doit de visiter.

Voilà une galerie qui ne prétend pas faire de l’Art, dans les quartiers bobos ou aristos mais qui, en fin de compte, à mon humble avis, compte dans ses rangs plus que de “simples” photographes (ce qui n’est déjà pas si mal) mais aussi  de véritables auteurs, voire, peut-être des artistes. C’est le cas de Anne Lise Broyer, objet d’une exposition de grande ampleur couvrant la période 1996-2009. On pourrait citer aussi Denis Darzacq ou Léa Crespi.

Il faut ajouter que cette exposition ne fait pas dans le minuscule, le minimaliste, l’étriqué des mains et du front: le travail présenté ne se résume pas à quelque concept fumeux synthétisé dans une production anémique. L’exposition de Anne-Lise Broyer se déploie avec une abondance de travaux, autour de trois thématiques, avec sensibilité et finesse. Dit autrement, ici, on se moque pas du monde, il y vraiment du travail.

Néanmoins, cette exposition s’inscrivant plus dans le registre du cérébral et de la sensibilité, il est difficile d’en restituer ici, même avec quelques images, la tonalité. Sachez que les photographies étaient l’objet d’une scénographie soignée, avec des petits dessins sur les murs, des phrases lancées ici et là, des citations, parfois formant un récit, une sorte de long un fil rouge, parfois couvrant presque un mur, parfois juste pour souligner une image.

Toutes ces image sont banales (des visage, des intérieurs désertés, des sous-bois, des tableaux, etc), souvent très petites, en noir et blanc, parfois comme perdues dans un grand fond blanc mais l’ensemble forme une présentation intelligente et construite. Du coup, en passant, je me demande si cela aurait du sens d’acquérir juste une photo, cela perdrait sûrement beaucoup de sa force. Le livre est sans doute le support qui se prête mieux à l’exercice.

Donc, le mieux à faire, si vous avez raté l’exposition (qui s’achevait semble-t-il hier), c’est sans doute de feuilleter, voire d’acheter, un des nombreux livres de l’auteur et notamment Au roi du bois chapitre 2 (dont Photosapiens livre quelques clé ici) et  Le ciel gris s’élevant paraissait plus grand qui servaient de support à l’expo. Pour le reste vous pourrez écouter Le Courage des oiseaux et la chanson bleue et lire l’article de Etienne Helmer dans Paris-Art (ici) puisque ces deux chansons servaient également de prétexte à l’expo.

21 juin 2009 Publié par | paris | , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Centre IRIS – Patrick Landron – Journal Extime

Le centre Iris (ici et 238 rue Saint-Martin) montre le “Journal Extime” de Patrick Landron jusqu’au 20 juin.

Je vous ai déjà, à plusieurs reprises, parlé du Centre Iris. Il est rare qu’il présente un seul photographe et cette fois donc, par exception, seul Patrick Landron s’exposait.

Je ne suis guère amateur de noir et blanc et la photographie “humaniste” me fatigue un peu et, manque de chance, il semble que seul ce courant soit entré dans la postérité de la photographie française. Bref.

Or, le travail de Patrick Landron renvoie clairement à ce mouvement de nos “grands classiques” tant par la technique que les sujets et même par l’époque puisqu’il s’agit-là de travaux réalisés il y a plusieurs décennies. Du coup, ce travail apparait finalement comme une sorte de “documentaire” d’une vie aujourd’hui largement révolue, qui peut toutefois ne pas manquer de charme. Malheureusement, dans ce cas, si cette optique doit être retenue, il est fort dommage de ne pas mettre des noms de lieux ou, au moins des dates à chacun de ses tirages.

On discerne bien des vues de la France rurale ou de Paris mais aussi de Turquie (lorsque sur la photo des textes sont présents) mais ce n’est pas toujours le cas et comment situer dans le temps tout ce travail qui, justement, par sa (très longue) maturation (plusieurs décennies) met au premier plan le temps qui passe ? C’est vraiment dommage et ce d’autant que les images présentes sur le site web ne laissent guère de doutes sur le fait que lieux et dates sont connus (l’illustration ci-dessous daterait ainsi de 1975 et aurait été prise à Sète).

Comme d’habitude, les photographies sont en vente mais que de complications : il existe trois formats distincts (chacun avec une édition plus ou moins longue) et les prix croissent au fil de l’épuisement des tirages ce qui doit faire une quinzaine de prix (de plus les prix ne sont pas “ronds”) pour chaque photo qui s’étagent donc de 280 euros (n° 1 de petite taille) à 2 958 euros (dernier tirage de grande taille).

21 juin 2009 Publié par | paris | , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie RTR – Tanya Leshkina – Voidentity

La Galerie RTR (1 avenue Trudaine et ici) expose Tanya Leshkina pour Voidentity jusqu’au 28 juin 2009, un titre d’expo qu’on pourrait traduire par “Videntité”.

L’enthousiasme (billet précédent ici) est un peu retombé à la vue de cette exposition. En effet, si la disposition du lieu et sa surface compliquent l’accrochage et peuvent justifier du peu de pièces exposées, il ne faut pas tout de même exagérer. Ainsi donc, le travail de Tanya Leshkina se trouve abordé par seulement 5 ou 6 petites photos, et c’est bien mince.  Du coup, ce “peu de choses” parait dépourvu d’imagination et assez plat. C’est dommage car cette jeune photographe (19 ans seulement, étudiante au Chelsea College of Art and design) ne manque pas d’idées et sa production, à la fois djà cohérente et intrigante, ne peut manquer de susciter intérêt et curiosité, comme en témoigne le site web de RTR qui montre une plus large étendue de son travail.

On ne peut donc que conseiller la visite de la page web de Tanya Leshkina sur RTR qui vous en montrera bien plus, hélas, que la galerie. C’est ici pour voir son travail. Vous pouvez aussi la retrouver sur son site web, et en particulier la série Voidentity ici (dont l’illustration ci-dessous provient).

21 juin 2009 Publié par | paris | , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie RX- Yuki Onodera – 12 Speed

La Galerie RX (6 rue Delcassé et ici) montre “12 Speed” par Yuki Onodera jusqu’au 27 juin 2009.

Cela se présente en deux séries clones l’une de l’autre, de 4 photos, en couleur à droite et en noir et blanc à gauche soit 8 photos en tout. Chaque photo de chaque série semble également être une copie de sa voisine quoi que, en y regardant de plus, on se demande si l’angle de vue n’est pas légèrement modifié dans le miroir central (on sen rend mieux compte dans la série noir et blanc). Dans la série en couleur, on perçoit vaguement que le miroir central montre une forêt.

C’est une visite qui ne vous prendra pas beaucoup de temps et dont vous pouvez vous dispensez aisément. Chaque photo de grand format vous sera facturée la modeste somme de 8 500 euros.

21 juin 2009 Publié par | paris | , , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie Pierre Brullé – Jean-Claude Bélégou

La Galerie Pierre Brullé (25 rue de Tournon, et nulle part ailleurs faute de site web) présente jusqu’au 28 juin “Le déjeuner sur l’herbe” par Jean-Claude Bélégou.

Sous le prétexte d’un déjeuner sur l’herbe, que l’on croit une référence picturale au tableau éponyme, comme en témoigne par exemple le travail de Philippe Mazaud (cf. billet ici ) il nous est donné à voir des nymphettes. Certes, de-ci de-là, les jeunes filles sont en présence de fruits, pommes pour l’essentiel et raisins mais, de déjeuner, il ne nous sera rien montré.

Par contre, jeunes seins, fraiches fesses et cheveux mouillés dans la verdure abondent. On connaissait le flou romantique de David Hamilton ou l’obsession des naturistes nourrie par Jock Sturges, maintenant on découvre Jean-Claude Bélégou qui, a 57 ans, apprécie de photographier des jeunes filles dans les jardins fruitiers. Pourquoi pas.

Je n’ignore pas que ce photographe sera exposé prochainement à Arles et au Château d’Eau à Toulouse, deux signes de reconnaissance de son travail, mais pour moi il s’inscrit  avec ce travail dans une veine photographique dont les motivations m’échappent (illustration ci-dessous tirée du site du photographe, ici), d’ailleurs, quelles sont-elles ? Il est noter que la brève sélection opérée pour Arles et exposée au Musée de l’Arles antique ne cède pas à la facilité et écartes les jeunes femmes au profit des fruits, ce n’est pas plus mal.

21 juin 2009 Publié par | paris | , , , , , , , | Commentaires Fermés