En bref – Galerie ANA – Collectif
L’agence ANA tient galerie (ici et 6 avenue René Coty face à Denfert-Rochereau) avec une exposition collective jusqu’au 28 septembre 2009. Le thème, Absense(s), sert de prétexte pour une production de photo-journalistes ayant voyagé dans le monde entier (et en France aussi). Il y a 15 photographes et autant de photos donc c’est plus une prise de contact sur échantillon qu’autre chose : le catalogue est plus largement visible sur leur site web. Les photos sont toutes réussies techniquement et parfois inspirées.
Pour les prix c’est compliqué, ils tournent autour de 500 euros en général mais commencent parfois à moins de 300 ou plus de 1 500. Chaque tirage est disponible en 4 tailles et il n’est pas précisé si le prix croit avec la taille et si l’édition (20) est toute taille confondue ou pas. Le prix croit en revanche avec l’épuisement de l’édition (+8% toutes les deux photos). J’ignore si tout cela a un sens économiquement mais une chose est sûre, pour un particulier, une grille tarifaire aussi illisible, c’est un peu n’importe quoi.
Attention, la galerie est fermée le samedi et ouvre en semaine de 10 à 18 heures.
En bref – Galerie Patras – Collectif
La Galerie Patras (ici et 8 rue Sainte Anastase) montre jusqu’au 24 juillet son “african living-room”. Cette galerie change rarement son accrochage et est spécialisée en art contemporain africain dont, naturellement la photographie.
La galerie est de taille très réduite mais vous pouvez tout de même y jeter un œil si vous souhaitez voir des tirages de Malick Sidibé, Samuel Fosso et Seydou Keita et, cerise sur la gâteau, l’exposition se présente comme une pièce à vivre avec aussi des sculptures et même une chaise longue. C’est assez sympathique.
Visite au Luxembourg – 6ème partie – Casino (fin)
Nous terminons le récit d’une journée au Luxembourg à l’occasion du mois de la photographie. Le Casino Luxembourg montrait jusqu’au 14 juin 2009 “GREAT EXPECTATIONS – CONTEMPORARY PHOTOGRAPHY LOOKS AT TODAY’S BITTER YEARS”
Kai Wiedenhofer, qui documente le conflit israelo-palestinien depuis des années montrait le mur qui sépare les deux communautés et parvient, assez bizarrement, à le rendre beau, d’un point de vue esthétique. Patrick Galbats (qui est luxembourgois), dans un tout autre registre, fait des photos modestes d’objets modestes dans des tonalités un peu acides : on dirait du Parr.
Dans un veine toujours un peu “parresque”, Peter Granser montre des vieux sous diasec dans la série Sun City, une ville en Arizona réservée aux retraités. Une des photos de cette série a fait la couverture de View photography magazine n°7 (illustration ci-dessous). C’est assez effarant, effrayant et amusant en même temps. Ce photographe avait été remarqué aussi pour une série sur Coney Island.
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Joachin Koester montre sa série “Occupied Plots, Abandoned Futures”, hommage à Ed Ruscha qui avait photographié en 1970 des terrains vagues à vendre à Los Angeles sous le titre “Real Estate Opportunities”. L’auteur a rephotographié ces mêmes lieux 30 ans après, désormais occupés. C’est un travail assez conceptuel où chaque photo en noir et blanc semble objet d’un protocole précis et où chaque tirage est titré de manière méticuleuse avec le lieu de prise de vue.


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