Transphotographiques – Lambersart – Maison Folie
Avant de finir en beauté avec le Palais Rameau qui constitue le point d’orgue, avec la Maison de la photo et le Tri Postal, de ces Transphotographiques, il ne faut pas rater la Maison Folie de Lambersart.
Pour aller à Lambersart, il suffit de prendre le métro puis, à l’arrivée, de se diriger vers la rivière et de franchir le pont, ensuite, prendre la direction “le colysée et ses jardins”. A pied, il faut peut-être 10 minutes. Une “maison Folie” c’est un peu la MJC ou la Maison de quartier version nordiste, si j’ai bien compris : un lieu de culture accessible à tous et ancré dans son quartier.
Quoi qu’il en soi, cette “maison” est un beau bâtiment à l’architecture contemporaine, au bord de l’eau (derrière), avec un magnifique jardin (devant) ; par beau temps, c’est très agréable et on voit même passer des péniches.
L’exposition se déroule dans les étages. D’abord, on voit Jean-Marc Caracci avec sa série Homo Urbanus Europeanus (il a un site web entier consacré à cette série, ici). Il s’agit de tirages brillants en noir et blanc qui gondolent et à proximité des fenêtres le résultat est catastrophique. Sinon, cela dépeint des paysages urbains très bétonnés dans diverses villes d’Europe (mais ce pourrait être n’importe où, les vues sont banalisées) avec le plus souvent une personne qui a l’air perdue dans ce béton, fréquemment de dos, et toute petite au regard de ce qui l’entoure.
C’est surtout ce que montre Oiko Petersen (sa série downtown – ici) qui a retenu mon attention, dans un environnement d’exposition plus favorable, avec de grands tirages mats en couleur. Il y montre de jeunes adultes frappés du syndrome de Down (ou trisomie 21) qui leur donne un aspect un peu étrange mais photographiés comme des mannequins. La ficelle est grosse (appliquer les codes de la mode à un sujet qui ne s’y prête guère a priori) mais cela fonctionne toujours. De surcroit, cela permet de donner à la maladie une autre image que celle de l’assistanat et du misérabilisme, comme Pascal Duquesne en avait donné l’occasion déjà en 1996 dans le film le Huitième Jour.
Les commentaires sont fermés.




