En bref – ARTmostfierce: Photolucida’s 2009 Critical Mass 175 Finalists!
Notre compère Ruben Natal-San Miguel présente sur son blog la liste des 175 finalistes de Photolucida. Si vous en avez le courage (je ne l’ai pas encore fait), cherchez leur site web et jetez un œil :)
Monday, August 31, 2009
Photolucida’s 2009 Critical Mass 175 Finalists!
Congratulations to our 175 Finalists in Critical Mass 2009!
A lot of selected ones were my picks posted here!
Very excited and congratulations to you all!
viaARTmostfierce: Photolucida’s 2009 Critical Mass 175 Finalists!.
En bref – Yanwu Yuan : ex-votos du singulier – ViteVu
Michel Poivert nous livre une de ses trop rares analyses qui porte cette fois sur le travail de Yanwu Yuan dont l’introduction figure ci-dessous.
Yanwu Yuan : ex-votos du singulier
Par Michel Poivert, lundi 31 août 2009 à 21:10 :: Expositions :: #332 :: rss
La galerie Dix9 propose à partir du 4 septembre la première exposition de l’artiste chinoise Yanwu Yuan intitulée Youth Self portrait (Part 1). Occasion de s’interroger sur un travail émergent et peut être symptomatique du rapport d’une génération de photographes chinois aux prises avec son histoire.
PhotoEspaña – Les solos en galerie – Ramette, Polke, Vieitez, Garcin, Malone, Cowen, Ruetz
PhotoEspaña s’appuie largement sur les nombreuses galeries madrilènes pour proposer un programme homogène et de très bon niveau. Ainsi, Au cours de la première journée de visite (le 21 juillet), j’ai pu visiter plusieurs “solo shows”, en galerie pour l’essentiel, mais aussi à l’Institut Français de Madrid et au Goethe Institut de Madrid.
Le Goethe Institut de Madrid (Zurbarán, 21) présentait les travaux de Michel Ruetz (1968. Tiempos incomodos), des photos d’actualité noir et blanc consacré au Berlin de 67-68 en rez-de-chaussée, et à l’actualité internationale dans les escaliers. ce n’était pas très captivant pour un non germaniste. L‘Institut Français de Madrid (Marqués De La Ensañada, 12) montrait quant à lui un auteur que l’on connait bien en France et ailleurs, Philippe Ramette. Une exposition de taille limitée mais excellent avec notamment sa série sous-marine mais aussi, et là c’est très original, des croquis et quelques objets utilises pour réaliser les photos: c’est la première fois que je voyais cela.
Arnès y Röpke (Conde de Xiquena, 14) montrait des travaux de Sigmar Polke (1964-1990), pour le moins énigmatiques, tellement même en fait que cela m’échappe. A cote de quoi figuraient aussi des photos plus ordinaires d’enfants sages et des abstractions en taches de couleur. Dans un registre plus photographique et moins artistique, Juana de Aizpuru (Barquillo, 44) montrait Virxillio Vieitez (Sueños por encargo), déjà vu à Lyon (billet ici) et au Musée Niepce (billet ici) mais cette fois ce sont de grands tirages et les sujets ne sont pas seulement les paysans pauvres, il y a aussi des enfants et des groupes. Toutefois, les poses restent toujours très rigides et les personnages, laids. Par moment on dirait du Sander.

Astarté (Monte Esquinza, 8) montrait le travail de Gilbert Garcin (un marseillais qui s’est mis à la photo sur le tard – son site ici) que j’avais déjà entrevu je ne sais où. Ce travail, très comparable à l’univers de Magritte, plein d’humour et de non-sens est une vraie pépite et le site de la galerie est également remarquable. Je suis fan de cet auteur la (ci-dessous, œuvre numérotée).

Begoña Malone présente tout autre chose et c’est vraiment un des charmes de Madrid que de voir des styles aussi divers co-exister. Ximo Lizana (série Coltan) produit des oeuvres géantes sous diasec à mi-chemin de la photo et du design, comme des hybrides de robots et d’humains et aussi une femme crucifiée (pour mémoire, une pièce coûte 15 000 euros).

Nieves Fernandez (Monte Esquinza, 25) invitait Jeff Cowen (représenté en France par Seine 51 – quelques images s’y trouvent) qui rendait un magnifique hommage au corps féminin avec d’étonnants tirages noir et blanc de très grand format, ressemblant le plus souvent à des aquarelles avec en plus des traces, des manques et des déchirures. Son site (ici) ne montre pa d’image mais pointe vers Lensculture qui montre une bonne partie de son travail et dont l’illustration ci-dessous provient.

En bref – smells like teen spirit: anni leppälä | Mrs. Deane
Anni Leppälä récemment vue au Centre Culturel Calouste Gulbenkian (billet ici) est à l’honneur chez Mrs Deane:
Something similar is the case with the kind of work Finnish photographer Anni Leppälä makes. Her portfolio shows a very compelling and comforting mix of borrowings and quotations of just the right ingredients to make some very nice eye candy. You will find evocations of iconic paintings and photographs that have long found a way to our collective memory. The entire atmosphere of the work speaks of slow and uneventful sunday afternoons, of leisure, of a slight boredom and Proustian decadence. It conjures up images of tea taken in country side manors. In short, it is very good life style photography in that it invokes the right kind of mood and desire, the “I feel so good right now, you can sell me anything” mood that the advertising world aims for. I can see Leppälä’s work doing really well in such an environment.
En bref – PhotoEspaña 2009 – Une nouvelle série d’articles
Alors que les Rencontres d’Arles 2009 se terminent (certains sites sont toutefois ouverts jusqu’au 13 septembre 2009) et que la saison photographique parisienne n’est pas vraiment engagée (il faudra attendre octobre-novembre pour avoir vraiment du grain à moudre), je vous propose de revenir dans une série d’articles sur PhotoEspaña 2009 dont j’avais déjà dit le plus grand bien à mon retour de Madrid. Mon clavier francophone étant fâché avec le tilde, les hispanisant me pardonneront, je l’espère, d’en avoir un usage limité.
Rencontres d’Arles – Eglise Saint Julien – Une sélection par Brotherus, Baudelaire et Fréger
L’association des élèves de l’ENSP (Work in progress) avait investi l’Eglise Saint Julien, à l’occasion de la semaine d’ouverture des Rencontres d’Arles et dans le cadre du Off. L’association a un site web visible ici.
Comme il s’agit d’une initiative d’étudiants, on ne peut qu’encourager ceux et celles qui y ont participé activement. Et comme il s’agit de l’ENSP et que le jury est de qualité (Elina Brotherus, Eric Baudelaire et Charles Fréger), on ne peut que visiter.
Pour autant, quelques critiques, que j’espère constructives, doivent être formulées car, si l’initiative est excellente, il n’en demeure pas moins que des pistes de progrès demeurent.
Tout d’abord, le caractère conceptuel et, pour tout dire, incompréhensible par le grand public, de nombre de travaux montrés, nécessiterait un discours critique ou, au moins, un accompagnement didactique: un simple dépliant ou un panneau indiquant les intentions et objectifs de chaque auteur aurait été bienvenu. En effet, la plupart des auteurs ont retenu une approche “cérébrale” de la photographie et/ou ont privilégié la création d’atmosphères et d’ambiances par une collection disparate de clichés. Le procédé n’est pas neuf mais la plupart des projets rassemblait des images si hétérogènes, et finalement si difficiles à relier entre elles d’une manière ou d’une autre, que l’effet immédiat était la surprise, puis l’interrogation dominait et, finalement, le renoncement gagnait face au mystère. Ainsi, on ne peut pas dire que les auteurs présentaient de simples séries de photographies mais bien plutôt, chacun, une sorte d’installation aux visées artistiques évidentes, une démarche qui peut justifier d’un accompagnement du visiteur. Malheureusement pour ce dernier, aucun dispositif d’explication n’était proposé. Je me suis résolu à acheter la revue de l’ENSP espérant y trouver, a posteriori, quelques clés de lecture; je ne l’ai pas encore lue mais quand ce sera fait ce billet sera peut-être amendé.
Comme il s’agit de l’ENSP, pourquoi des élèves de l’école ne feraient-ils pas partager leur savoir et leur enthousiasme en accompagnant les visiteurs qui le souhaitent (quitte à réserver des créneaux horaires à cette activité) ? Ce serait à mon avis enrichissant aussi bien pour le regardeur que pour les étudiants qui recevraient en retour les avis du public (ce qui ne manqueraient pas de sel).
Ensuite, le lieu posait également difficulté: une Église, vaste de surcroît, pour exposer des travaux contemporains de petite taille et n’évoquant pas spécialement des thèmes religieux ou spirituels, ce n’est pas très adéquat, sauf à reconstruire l’espace intérieur. Il est étonnant que des auteurs qui, manifestement, s’orientent moins vers la simple photographie que vers la création artistique, ne se préoccupent pas (ou si peu) de l’espace destiné à accueillir leurs œuvres. Des œuvres cérébrales ou intimistes se prêtent davantage à une exposition dans un cadre plus resserré. Bien sûr, il n’est certainement pas facile de trouver à Arles un lieu adapté (ou de le modifier) et s’il faut se questionner chaque année sur le lieu pour qu’il soit en adéquation avec les œuvres c’est une difficulté de plus à gérer pour l’quipe d’organisation. Pourquoi alors ne pas recourir à d’autres étudiants en provenance d’autres écoles: futurs architectes, designers, plasticiens ou scénographes pourraient à la fois réfléchir au lieu et mettre en œuvre des aménagements; je serai surpris qu’aucune marque ne puisse sponsoriser les éventuelles actions concrètes d’une école d’Art ou de design renommée.
Enfin, l’accumulation de photographies (et de photographes), au détriment de la profondeur de chaque œuvre, conduit à un parcours superficiel, à un effleurement du travail de chacun et vraisemblablement à une perception limitée de la qualité des travaux. Le corollaire de ce choix (« de tout, un peu ») c’est que voir successivement 14 auteurs si rapprochés dans un même lieu c’est l’assurance de s’y perdre, d’être peu réceptif. Et puis, avec 41 dossiers reçus, il était envisageable d’être plus sélectif, même s’il y a du progrès (en 2008, je vois qu’il y a avait 20 dossiers retenus, 21 en 2007, 19 en 2006). Pourquoi ne pas donner un titre explicite à l’exposition indiquant une ligne artistique directrice et l’assumer ensuite pleinement par un choix réellement sélectif de seulement cinq ou six jeunes auteurs ?
Voilà donc pour les critiques et suggestions et je vais continuer dans cette tonalité avec les projets qui ne m’ont guère convaincu avant de passer à d’autres, qui m’ont semblé plus valables car il n’en manquait pas, fort heureusement.
Thomas Rousset fait partie du collectif MoodWrestling (site ici). Charles Nègre est également membre de ce collectif. Thomas montrait sa série kerygme. Koydonkèsse kerygme ? Selon l’Encyclopaedia Universalis, il s’agit de l’activité des disciples de Jésus qui consistait dans l’annonce de la présence vivante du Christ ressuscité, autrement dit dans la proclamation de l’Évangile (le mot classique équivalent serait « évangélisation »). Quand on voit les photos, il y a de la marge et la lumière divine n’inonde pas le regardeur, en dépit du lieu d’exposition. Elise Guillod fait partie aussi du collectif (du coup, il aurait été intéressant de parler du collectif sur le site de l’exposition). Elle exposait rituals mais la configuration des lieux faisait qu’on a un peu de mal à attribuer telle photo à tel auteur(se): je n’ai repéré qu’une seule photo, un arbre de nuit, mais peut-être (sans doute ?) y en avait-il d’autres.
Anaïs Boudot nous montrait la série telles que (d’après Hans Peter Feldmann, disait le sous titre). On rejoint là notre ami Thomas Rousset. Voici une recette : photographie un peu au hasard (picore sur Flickr si tu ne sais pas faire de photo : un mur de nuit, un tas de linge sur une chaise, un lotissement de nuit, etc) et trouve un titre intriguant, si possible intellectuel. Par exemple : Parce que (d’après Jacob Holman) ou Et si ? (d’après Frederich Helter). Un titre en un mot c’est bien aussi : Parasympathique, Aberhavre, Obreptice, etc. Je sais bien que ce n’est pas parce qu’on peut le refaire soi-même (en apparence) qu’un travail artistique est sans valeur : c’est la raison pour laquelle je serais curieux d’entendre l’auteur et le jury s’exprimer, et défendre l’œuvre. Xavier Antoinet : des rubans en sous-bois, trois verres, un type et sa valise ouverte, un sous-bois enneigé, etc. Cette série (sans titre) figure sur le site de l’ENSP (ici). Je reste dubitatif.
Il est de même pour d’autres auteurs qui parviennent certes à dégager une ambiance mais où l’on reste sur sa faim. Maya Rochat (série sous les pavés) montre ainsi un cheval en bronze, deux traces de freinage, des jambes d’une vielle dame et en jeans, etc. Son site (ici) est bien fait et montre d’autres travaux, plus accessibles. Lola Hakimian (série quelque chose et rien) montre une piscine à la lumière jaune, une plage désertée, trois cochons pendus, une fille à l’air bizarre, etc. Ses images sur le site de l’ENSP sont plus “simples” (ici). Marie Quéau montre un extrait de sa série paillasse (qui compte 30 images) : un soulier couché par terre, un chien allongé, deux poissons, etc. Son site est ici.
Je termine avec les six auteurs et travaux qui me semblent les plus originaux ou les plus facilement appréhendables a priori.
David Favrod fait partie du même collectif que Thomas Rousset, avec qui il a déjà travaillé. Sa série s’appelle gaijin:l’étranger et porte sur son voyage au japon rural. Pour le coup, sa série fait exception: amusante, elle compose un récit par petites touches, d’un Japon méconnu, ni high-tech ni traditionnel.
Le travail de Sébastien Roustan (série le lieu) est aussi accessible : une chambre, un tas de bois, un mur, un séjour, une entrée, une salle d’eau, une façon personnelle de cerner un lieu. Anne-Claire Broc’h (série hors saison) montre un ensemble en apparence décousu mais qui, quand on le regarde attentivement, évoque parfaitement le titre. Une impression vague de creux, de manque voire d’absence doublée de mélancolie voire de tristesse et un curieux sentiment de décalage: un blockhaus, un âne, un type se cachant le visage, une fille de dos sur la grève, une maison enfouie dans la verdure. On pouvait voir son travail ailleurs (billet ici) et sa série figure sur son site (ici).

Léa Habourdin (son site ici) propose cours toujours, un panoramique de collage chasseurs, meute, chamois et une vitrine avec des dessins également. Un travail très surprenant et original, aux frontières de la photographie, pour cette jeune femme qui s’est d’abord initiée à l’estampe.

Le travail de Lukas Hoffmann est aussi déroutant: il photographie ses interventions colorées et souvent modestes dans le paysage (pose de papier coloré, dépôt de boites de MacDo) dans des endroits urbains plus ou moins a l’abandon.
Nelli Palomaki montre des autoportraits de jeunes femmes dont une petite fille dans un miroir. Son site web est d’excellent niveau et tranche avec ce qu’on habituellement chez de jeunes auteurs (il se trouve ici).

Toutes les illustrations proviennent des sites web mentionnés dans le corps de l’article, sites que je vous invite à parcourir, tout comme moi, quelle que soit la perception que vous avez de tel ou tel auteur.
Rencontres d’Arles – Musée de l’Arles antique – Ce qu’il y a à voir est ce que vous voyez
Le Musée de l’Arles antique hébergeait l’an passé quelques clichés historiques et une projection de diapositives (billet ici). Cette année, l’exposition est plus classique (il s’agit de photographies accrochées aux murs) et un peu plus étendue (en surface) mais, en fin de compte, au vu du grand nombre d’auteurs retenus (16), chacun est réduit à un échantillon minuscule. Les œuvres présentées, si elles sont dans l’ensemble d’un niveau relevé, ne sont pas non plus des icônes de la production des artistes, un choix qu’on peut regretter. Le curateur a retenu des photographes confirmés et d’autres moins connus, en parts égales (8 ont déjà été chroniqués sur ce blog). Le curateur n’est autre que Jean-Claude Lemagny, sommité dans son domaine, ancien conservateur général du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France, rien que ça.
Jean-Claude Bélégou montrait (partiellement) deux séries. D’une part, le territoire, une série noir et blanc gravitant autour d’une fenêtre et aussi le fameux déjeuner sur l’herbe que j’ai déjà évoqué (ici) mais le choix du curateur s’est porté dans ce cas exclusivement sur les fruits (nous dispensant des nymphettes) ce qui redonne à la série une tonalité plus favorable.
Stéphane Couturier était représenté par une seule photographie et cette fois, par exception, il s’agit d’une pièce fameuse, sa célèbre fenêtre. Valérie Belin montrait deux robes de mariée fort banale de format moyen, à l’encontre de ses travaux habituels. Yuki Onodera fait le portrait de fripes avec deux robes vides mais comme habitées, sur fond de ciel. Un travail plus intriguant mais aussi plus accessible à la compréhension que sa prestation récente chez RX (billet ici). Antoine Petitprez montre un curieux mannequin gris se détachant à peine du fond noir et son pendant plus contrasté mais aussi une de ses fameuses poules, dans un tirage aux énormes bords blanc. Philippe Gronon qui nous avait séduit avec ses photographies de dos de peintures (billet ici), nous montre ici une photo de pierre lithographique : j’ignore s’il s’est donné pour programme de prendre à revers les moyens de communication les plus divers mais le résultat est à nouveau étrange.
Tom Drahos, je l’avais découvert lors d’une exposition au Musée du Montparnasse consacrée aux récipiendaires du Prix Arcimboldo (billet ici). Il présente à Arles une série (Macbeth et les actionnaires) cette fois encore marquée du sceau de l’étrangeté doublé d’un gros travail de manipulation des images. Celles-ci, issues d’une séance d’actionnaires, sont déformées et colorées de rouge ; Macbeth est doté d’une couronne jaune et des textes sont ajoutés ; certaines images sont des portraits ronds sur fond blanc, d’autres figurent de vrais cœurs en vision médicale, d’autres des poignards et d’autres un aigle ou un paysage rouge. Ces multiples images de petit format forment une longue chaine (extrait ci-dessous) qui parcours un espace aménagé au cœur même de la salle d’exposition.
Jean-Christophe Ballot (qui a exposé chez Alexandre Cadain en collectif sur le thème des Vanités – billet ici) montre là un triptyque imposant d’appareils industriels où quelques éléments changent entre les trois photos: un travail entre nature morte, portrait et paysage.
Viennent ensuite les auteurs dont je ne connaissais pas le travail et il faut bien dire qu’après cette exposition, je ne sais pas beaucoup plus, faute de contexte et de matière suffisante. Il est vrai que le thème de l’exposition (ce qu’il y a à voir est ce que vous voyez), soutenu par de multiples citations évoquant la vanité (la vacuité) du commentaire au profit de la sensation immédiate, militait pour un « no comment ».
Florence Chevalier se situe entre paysage et nature morte en grand format couleur (torchons qui sèchent, piscine abandonnée) mais cela m’a semblé beaucoup moins puissant que le travail de Ballot.
Eri Makita est survolé en trois noir et blancs (son site ici). Regina Virserius (son site ici) montre torse féminin et étoffe. Laurent Millet (son site, très original ici) expose des photos de bricolages en carton et fil de fer. Jean-Michel Fauquet montre des photo grises, un peu comme du fusain ; on dirait qu’il s’agit de sculptures.
Eric Bourret (site ici) exhibe quatre noir et blanc tremblotant en forêt. Dominique Vautrin (site web vide) appartient à l’école « gros grains flous de nuit » (à Londres, cette fois). Même chose pour Jean-Francois Spricigo où on discerne grossièrement des scènes ordinaires.
Au final, cette exposition, qui dure jusqu’au 13 septembre 2009, laisse une impression mitigée et ne fait, de toute évidence, pas partie des destinations à privilégier lors d’une visite des Rencontres d’Arles.
En bref – Where We Live: Rochester Autochromes | George Eastman House Blog
Peut-être avez-vous, comme moi, visité l’an passé l’exposition consacrée à Léon Gimpel au Musée d’Orsay ? Si tel est le cas vous apprécierez les autochromes accompagnant le billet dont un extrait figure ci-dessous.
Where We Live: Rochester Autochromes
Posted by Jessica Johnston on Aug 24 2009 | Exhibitions, Other
Here is another sneak peek of some gems from the collection that will be on view during the Where We Live exhibition this Fall. This selection shows 3 of the 54 Autochromes by Charles C. Zoller (American 1854-1934) that will be reproduced and displayed for the exhibition. Autochromes are extremely sensitive to light so we are not able to exhibit the original object for any length of time. To work around this limitation we are making reproductions on transparency material and will display it on a large wall mounted lightbox. Nothing can recreate the experience of looking at the original object, but the display will be fabulous; seeing Rochester in color in the early 1900 hundreds is pretty cool! The collections at George Eastman House holds approximatly 4000 Autochromes by amateur photographer and Rochesterian, Charles Zoller.
viaWhere We Live: Rochester Autochromes | George Eastman House Blog.
En bref – Les festivals de la fin de l’année 2009
Comme je viens de me farcir le recensement (ici) de festivals photos et de tout ce qui y ressemble, je me suis dit que faire le point sur la fin de l’année 2009 ce serait pas mal, histoire de finir son stock de congés 2009 intelligemment. Des évènements photos, il y en a tout un tas mais certains offrent un excellent rendement (coût/distance+durée de voyage/volume d’expositions), pour un parisien au moins.
J’en ai retenu quelques uns.
Il y a l’inratable Paris Photo en novembre 2009, le rendez-vous annuel des galéristes et collectionneurs et amateurs, du 19 au 22: c’est tout près et même si c’est 15 euros l’entrée, au final, c’est une visite peu coûteuse. Il y a aussi Photomeetings au Luxembourg, c’est beaucoup plus modeste mais ça reste pas trop cher (une journée suffit) du 9 au 12 septembre, c’est bientôt.
Un peu plus loin et plus cher, il y a Photomonth à Londres (en octobre et novembre) qui inclut aussi une Photofair (le 10 octobre). Dans la même gamme de prix/distance et avec aussi plein de choses à voir, il y a Athènes (en novembre aussi) mais les dates ne sont pas exactement connues.
Pour le reste, c’est nettement plus loin et cher. On peut citer, par exemple, pour les expositions à fort volume: Ténérife, Bamako, San Antonio et LianZhou.
La dernière chose à dire c’est que le programme 2010 s’annonce comme extrêmement riche (trop même, il faudra faire des choix cruels à moins d’être retraité) car pas mal de biennales reparaissent après une pause en 2009.
Ainsi, au 1er trimestre 2010, revoilà la PhotoFest à Houston (mi mars – fin avril), a priori l’évènement intergalactique en matière de festivals photos (l’AIPAD photography show de New-York dure seulement trois jours mais concomitamment à PhotoFest) et puis aussi la biennale de Moscou (qui alterne avec celle de la photo de mode). Toutefois, le gros des expos sera en mai et octobre 2010: on en reparlera le moment venu.
Pour le moment, j’ai mes billets et réservations d’hôtels pour Luxembourg et Londres.
Bons festivals :)
En bref – The Black Snapper parle de Paula Muhr
Des images de Paula Muhr et sa bio aussi chez The Black Snapper. Nous l’avions évoquée lors des septembre de la photo de Lyon (ici) et lors des Photomeetings au Luxembourg (ici).
curator statement – Roman Babjak on Paula Muhr
I fell in love with Paula’s images in 2005 or 2006, when I first saw her website. She is very active as artists, curator and writer. The first time I met her was when she won the 2007 sittcomm.award. The photos presented here might look banal on first sight, or without a deeper meaning, but the contrary is true. I like the tension between the banality of the author’s home setting and her attempt to build a personal relationship with her father who belongs to this space more visually than in reality. It seems that the language of fashion photography gives sense to the everyday nonsense. Paula’s photographs balance between irony and parody, between love and hatred. I like Paula’s approach, it is a very intimate personal story. She found a way to portray a very delicate issue using a very basic form.
Paula Muhr on the web: paulamuhr.de. Roman Babjak is the curator and editor of photo.sittcom.sk, a web based project aimed at discovering and presenting young artists from Central and Eastern Europe working with video & photography.



