Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – Fêtart

Aux Rencontres d’Arles, il y a le programme officiel et celui qui l’est moins, le Off. J’ai déjà dit à quel point le Off était décevant, essentiellement du fait de la présence d’acteurs qui profitent de l’évènement pour tenter de se faire connaître alors que leurs talents photographiques sont limités ou inexistants.

Il n’empêche que quelques expositions valaient la peine, j’en ai déjà parlé aussi, dans un cadre collectif: on pourra citer les expositions se déroulant dans des hôtels, la Galerie de poche, l’Atelier Archipel ou Arts galerie 13.

Mais certains lieux ou acteurs méritent un article à part entière, c’est le cas de Fêtart, notamment.

L’an passé coffeesocks (17 rue jouvene) montrait pas mal d’auteurs de Fêtart (billet ici) mais cette année il n’y avait « que »  Xavier Benony (avec ses amusantes « manganettes » en voyage à Rome à 178 ou 440 euros selon les cas – son site ici) et Dorothée Smith (série löyly - site ici) pour une série montrée en sous-sol, plus intellectuelle peut-être (le titre signifie en finnois nom  de la vapeur se dégageant dans le sauna quand on jette l’eau sur les pierres…), tout en nuance de blancs, si j’ose dire.

Pour voir Fêtart il fallait donc aller au Hall Jean et Pons de Dieu (rue du 4 septembre) où se tenait aussi le Festival international  de l’image environnementale (en fait 11 grands panneaux en rez de chaussée trop proches pour les voir correctement, dommage). A l’étage on découvrait donc des artistes montrés par Fêtart, à savoir Fréderic Delangle (paysages de nuit – série nyctalope), Julien Taylor (série box-trotters) et Alain Cornu (série des réflexions, le grand classique de la photo du reflet dans la fenêtre). Assez bizarrement, les deux premiers auteurs sont déjà connus: Frédéric Delangle a été exposé récemment au Casino Luxembourg (billet ici) et chez Philippe Chaume à Paris, Julien Taylor a été vu chez Célal (billet ici) et chez Frédéric Moisan (billet ici) à Paris aussi. Je ne reviens donc pas sur leur travail.

Fêtart était aussi visible au 14 rue de la liberté avec Marie Maurel (série l’estran), Cécile Decorniquet et Guillaume Amat (série nébuleuse). Là-encore, même constat, ce sont des photos à mon goût, plutôt inspirées et pas trop prise de tête (i.e. conceptuelles) mais en revanche on repassera pour le côté « découverte » car les portraits ronds d’enfants de Cécile Decorniquet ont déjà été exposés à Paris (j’avais même raté cela – billet ici) de même que Guillaume Amat (billet ici). Seule Marie Maurel était une « petite nouvelle » (son site enneigé ici) avec une série pleine de sensibilité et de douceur, tout comme son blog, que je conseille vivement. Manque de chance je n’ai pas trouvé sa série estran.

Comme je n’avais pas illustré le travail de Cécile Decorniquet (son site en co-location ici), le moment est venu de réparer cette injustice grâce au site de Fêtart qui comprend tout un tas de renseignements (bio express et site web de l’auteur ainsi que de belles illustrations). Il ya un petit air de Loretta Lux, non ?

Bref, Fêtart, c’est toujours aussi bien et cela sauve un peu le Off.

Rome – Où voir de la photographie: une très brève sélection

A l’occasion de Fotografia, le festival romain de photographie, j’ai tenter de récupérer quelques adresses de lieux montrant de la photographie, indépendamment du festival, et ce n’était pas très facile.

Outre les lieux mentionnés sur le site du festival, j’ai trouvé une brochure publiée aussi sur un site web mais hélas les adresses web des galeries ne figurent pas (sauf exception) et il faut donc les chercher une par une sur Google: j’ai rapidement laissé tombé au vu de la minceur des résultats obtenus (le site est néanmoins pour les plus courageux).

En me rencardant sur quelques sites, j’avais cru trouver des galeries valables pas trop loin mais ce ne fut pas le cas sauf pour trois d’entre elles: Hybrida contemporanea (ici et Via Reggio Emilia 32/b), Mandeep (ici et Viale Dello Scalo San Lorenzo 55) et s.t. Foto libreria Galleria (ici et via degli ombrellari, 25 – b3). Le premier est à deux pas du MACro, le deuxième est derrière la gare de Termini dans un quartier un peu moisi en bordure de rocade (c’est aussi le quartier étudiant) et le dernier pas loin du Vatican.

Au final, je me suis dit que Rome n’était peut-être pas la ville la plus dynamique en la matière et qu’il fallait peut-être regarder vers Turin ou Milan..

Hybrida contemporanea montrait le travail de Resi Girardello (son site ici), des photos en ovale destinées à être vues en relief avec des lunettes bicolores. Mandeep montrait « Regno del fuoco: ai piedi dei vulcani italiani ». Cette galerie montrait donc des paysages de volcans et les gens qui vivent à côté (c’est vrai qu’on oublie facilement que l’Italie est dotée de volcans actifs) avec le travail de Rocco Rorandelli, Michele Borzoni, Pietro Paolini et Simone Donati du collectif Terraproject (leur site ici) qui sera au Visa pour l’image à Perpignan. Le thème paraît purement documentaire mais en fin de compte les travaux montrés m’ont semblé allé au-delà de cette approche: cette exposition m’a bien plu. En prime, la galerie lit Polka, Foam et OjodePez ce qui est bon signe :) S.t. foto libreria galleria est d’abord une librairie spécialisée en photo mais les murs en sont couverts;  il est un peu difficile de s’y retrouver mais leur site web est très complet.