Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – IUT – Jeunes photographes russes
Cette exposition, à l’IUT d’Arles, consacrée à la jeune photographie russe, ne figure pas le site web du Off mais figure sur le dépliant papier des Rencontres: c’est tout de même rare de voir un papier plus à jour qu’un site web !
Quoi qu’il en soit, bien que cette exposition soit donc fort mal promue, il aurait été dommage de la louper. Pour ma part, je n’y ai croisé personne alors que l’IUT est à 200 mètres des Ateliers qui, eux, bénéficient d’un public (certes clairsemé mais bon).
Trois auteurs ont été sélectionnés par Robert Pujade (IUT de Provence, site d’Arles), Pascal Michalon (Université Lyon 1) et Liza Fetissova (Russian Tearoom Gallery dont on a déjà parlé à plusieurs reprises ici et là) : Anya Maysuk, Tatiana Plotnikova, et Alexandre Demankova.
Anna Maysuk montrait sa série la plus connue (Le dernier été de l’enfance) que j’avais ratée à Paris. Photos intimistes, réalisées de près souvent et formant un ensemble impressionniste.
Tatiana Plotnikova (son site ici) montre sa série banya, réalisée en Russie de 2006 à 2008. Il s’agit de bains de vapeur.

Alexandra Demenkova (site ici) a choisi quant à elle les pauvres, les déshérités et les fous. Seules une ou deux photos avec des enfants mettent un peu de gaité dans un univers désabusé.
Au final, une exposition un peu triste, en noir et blanc des plus classique, mais on retiendra aussi l’humanisme de ce clichés en provenance de Russie, que l’on a rarement l’occasion de voir en France.
Rencontres d’Arles – Le meilleur du Off – Ferhmin et Chaussonnet – Paysages élémentaires
Le lieu est petit et discret (au 3 rue de la liberté) et les photos ne sont pas non plus des formats géants mais cela valait la peine d’entrer pour voir le binôme Ferhmin et Chaussonnet, constitué pour l’occasion, exposer ses Paysages élémentaires.
Violaine Chaussonnet (ENSP 2008) tire le portrait de plantes mais montre aussi des corps nu au milieu de la nature, qu’il faut un peu chercher dans la verdure. “Dix-neuf vues de végétaux, minéraux, travaillés ou non par l’homme et parfois de quelques corps enchâssés dans les éléments, comme pris dans les filets de cette nature surabondante.” comme le dit Violaine sur son site, sobre et efficace (ici), de sa série Mata Atlantica réalisée au Brésil.

Faustine Ferhmin est presque aux antipodes avec des paysages rocheux sur des fonds uniformes blancs: ici, pas de verdure luxuriante et aucun humain. Sa série Pachacuti, réalisée au Pérou, est visible sur son son site, ici.

Ces deux séries fonctionnent parfaitement en contrepoint (Paysages élémentaires : vues végétales / vues minérales) et le nombre des travaux et le choix des oeuvres est tout bonnement excellent. Une des rares expositions du Off qui méritait le voyage.


