Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Enchères – Phillips – 15 octobre 2009 – Londres

Phillips disperse à Londres, demain, 180 photographies qui, comme d’habitude chez cette maison, sont réellement contemporaines. Ce qui est moins habituel c’est de voir chez Phillips de petits prix et là on voit des lots à 1 500 GBP seulement. Vous me direz qu’il y aussi des lots à 20 000 GBP, c’est vrai, mais il y a néanmoins ici un effort de démocratisation.

Le catalogue est visible ici.

14 octobre 2009 Publié par | vente | , , , | Commentaires Fermés

Enchères – Sotheby’s – 9 octobre 2009 – New York

Sotheby’s New York disperse demain, 9 octobre, pas moins de 246 lots de photographies. Le catalogue est . Il s’agir pour l’essentiel de grands noms classiques du noir et blanc comme Adams, Weston, Strand, Kertesz, Doisneau, etc. Les prix sont en conséquence, avec de rares estimations basses commençant à 5 000 USD et, le plus souvent, des prix à attendre au-delà de 10 000 – 15 000 USD.

8 octobre 2009 Publié par | vente | , , , | Commentaires Fermés

En bref – Irving Penn est mort à New York le 7 octobre 2009 à 92 ans

Le NY Times a annoncé dans son édition du 7 octobre 2009, la mort du photographe de mode Irving Penn, à l’âge de 92 ans, à New York. L’article, très complet, est lisible (en anglais), ici.

7 octobre 2009 Publié par | en bref | , , , | Commentaires Fermés

Enchères – Christie’s– 7 octobre 2009 – New York

J’avais oublié la vente de ce soir (qui n’a pas encore commencée semble-t-il) consacrée à Sally Mann chez Christie’s et dont les 59 pièces noir et blanc se vendent au bas mot 10 000 USD. Le catalogue est .

7 octobre 2009 Publié par | vente | , , | Commentaires Fermés

PhotoEspaña – Galeries – 23 juillet 2009

A l’occasion de Photoespaña, qui se déroule chaque été à Madrid, de nombreuses galeries exposent des photographes ou des artistes utilisant ce medium. De façon générale, ce “off” est d’un excellent niveau et bien supérieur à l’accumulation assez improbable qui nous était servie à Arles cette année.

C’est ainsi que le 23 juillet, outre la visite à la Casa de America, au Circulo de Bellas Artes et au Museo de Colecciones ICO, j’ai visité, notamment, deux galeries.

Benveniste CP&P (Fernanflor, 6) présentait jusqu’au 6 septembre (c’était une expo de longue durée, commencée en mai), le travail de Guido Anderloni (Estudias preliminares). Ses insectes poussiéreux en gros plan sur fond noir font leur petit effet.

Blanca Berlín Galería (Limon, 28 Plaza Guardia de Corps) est  un peu excentrée comme galerie et on apprécie son parquet en teck et son atmosphère cosy et design. Elle est  a priori spécialisée en photo et les murs en étaient recouverts sans parler des stocks, en partie visibles.

De ce fait, et vu la variété des travaux, je ne vais pas citer tous les photographes présentés (j’en ai dénombré 18 !) et ce d’autant que le site web est une merveille du genre en permettant d’afficher de grands formats. Shin Yamazawa produit des nus (habituellement je ne suis pas amateur) mais là, c’est tentant (compter 2 000 euros).

Les deux autres que j’ai retenus sont Beatriz Romero et Cesar Ordonez.  Beatriz Romero montrait ses paisajes artificiales, un jeu de trompe l’œil très séduisant (compter 3-4 000 euros) et Cesar Ordonez (son site ici) propose un travail très sympa en photographiant des pieds et des jambes à Ashimoto, le tout à des prix raisonnables (compter 1 700 euros).

 

5 octobre 2009 Publié par | madrid | , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Enchères – Bloomsbury – 6 octobre 2009 – New York

Bloomsbury a mis en ligne le catalogue de sa vente de photographies du 6 octobre 2009 à New York,  ici. La sélection est éclectique tant par les époques que les techniques ou les sujets ou bien encore le degré de notoriété des photographes. Certaines estimations démarrent à 2 000 USD. A noter la forte présence de tirages de Weegee et une sélection de livres de photographies.

4 octobre 2009 Publié par | vente | , , , , | Commentaires Fermés

PhotoEspaña – Casa de America et Circulo de Bellas Artes

Toujours dans la série de billets consacrés à PhotoEspaña, il faut évoquer deux lieux magnifiques qui abritaient des expositions officielles et que j’ai visités le 23 juilet.

La Casa de America (ou Palacio de Linares – ci-dessous), située à deux pas de la banque d’Espagne, dans un site majestueux, consacrait ses salles à Mauro Restiff. L’accès est gratuit.

L’ensemble présenté est très divers. Une salle montre des noirs et blancs de format géant, un peu granuleux ou le blanc est gris  avec surtout des vues urbaines mais aussi un pilier antique. Parfois les photos se répondent en faisant face dans la salle.

Une autre série (toma de posesion) montre des vues du rassemblement de l’investiture de Lula à Brasilia, en champ large, là-encore dans des tirages géants complétés de formats plus réduits sur le même thème, avec le même cadrage, de l’envahissement progressif des pelouses par la foule. Inauguracion reprend le theme de l’envahissement et de la foule (chaudement vêtue cette fois) aux États-Unis (on reconnait le Washington Monument).

Le Circulo de Bellas Artes (Alcalá 42) est quant à lui en face d’un palace, dans le même quartier, et son accès vous coûtera 1 euro (!) car l’association qui fait vivre le lieu a besoin de sous.

Je passe sur le film (city scene) de Zhao Liang, inregardable plus de 5 minutes sans s’endormir pour évoquer  Jindrich Styrsky et Patrick Faigenbaum.

Jindrich Styrsky est un artiste praguois mort en 1942; il a été écrivain, poète, illustrateur et photographe. Les séries exposées étaient man with blinkers et frog mann, toutes deux de 1934. Il s’agit de photos noir et blanc de vitrines, de détails de tombe, d’enseignes, etc, en prenant soin de ne photographier que des objets décrépis.

Patrick Faigenbaum est plus connu (enfin il me semble) et j’ai déjà parlé de son travail. Il montrait de très grand tirages où l’on retrouve les portraits de grandes familles italiennes en noir et blanc (surtout en gris et noir en fait) qui l’on fait connaître et sa série Santulussurgiu que j’avais vue à Paris (billet ici). Les nouveautés à mes yeux ce sont ses série en couleurs sur Brème et Barcelone, peu convaincantes et Prague ainsi que ses portraits féminins (dont sa mère) et un nu (tous en gris et noir). Le reportage en une trentaine de petits formats carres noir et blanc sur le pique-nique de bourgeois à la maison (lys chantilly-1989) m’a laissé dubitatif.

4 octobre 2009 Publié par | madrid | , , , , , , , | Commentaires Fermés

PhotoEspaña – Museo de Colecciones ICO

Dans le cadre de PhotoEspaña, le Museo de Colecciones ICO (Zorilla, 3) montrait une exposition intitulée Dorothea Lange – The crucial years, qui s’est achevée le 24 août et que j’ai visitée pour ma part le 23 juillet dernier.

Cette exposition est gigantesque puisque se déroulait sur plusieurs étages. Comme les autres sites officiels, les présentation sont bilingue et cette fois, chaque image était généreusement légendée. Voilà qui bat le Jeu de paume qui songe parfois plus à vendre un catalogue fort cher et bien documenté qu’à guider le visiteur. Bref. Je rappelle pour mémoire que cette exposition était gratuite, oui, vous avez bien lu ( 6,50 EUR l’entrée à la MEP, ça fait réfléchir).

Les tirages viennent du MCP de Chicago (Columbia college) et de la Bancroft library (UCLA – Berkley) et sont des vintage, à part quelques rares tirages issus de la Bibliothèque du Congrès (et qui sont modernes).

Evidemment, il y a  la photo iconique de Lange qui montre Florence Owens à l’âge de 32 ans en pleine détresse avec ses enfants, et deux autres clichés d’elle. Outre la crise financière qui sévit dans les années 30 aux États-Unis, l’agriculture est frappée par la sécheresse et de nombreux paysans émigrent vers l’ouest: la resettlement administration, qui fait partie du New Deal rejoint le ministère de l’agriculture en 37 et devient la FSA dont les reportages photos sont devenus emblématiques.

Les sites Internet traitant du sujet (en anglais) sont très nombreux, et on peut mentionner quelques sources gouvernementales comme ici sur Lange et la FSA et pour un regard plus affuté sur Migrant mother.

Des images moins connues sont aussi montrées. En particulier, on pouvait voir de nombreuses photos du processus odieux d’évacuation des americano-japonais pendant la seconde guerre mondiale. On voit ainsi les camions pour les emmener, les boutiques soldées, les enfants vaccinés, les vieux et les enfants avec une etiquette autour du cou. On comprend pourquoi ces images ont été maintenues sous le régime de la censure américaine à l’époque et peu vues finalement.

Quelques extraits d’une interview de 1964 figuraient sur les murs à titre de témoignage et la video de l’entretien (48 minutes) était visible.

Voilà une exposition historique d’un grand intérêt comme on aimerait en voir plus souvent en France.

4 octobre 2009 Publié par | madrid | , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

PhotoEspaña – Galeries – Le tour des galeries du 22 juillet 2009

Des impératifs professionnels m’ont tenu un peu éloigné de mon clavier ces dernières semaines et il est vraisemblable que la charge ne diminue pas de sitôt.  Je n’en ai pas moins voyagé au Luxembourg (pour Photomeetings) et à Groningen au Pays-Bas (pour NoorderLicht) et j’en parlerai bientôt.

Pour le moment, il reste à terminer le récit des aventures madrilènes de cet été. Je poursuis donc avec la journée du 22 juillet, où seules les expositions officielles ont été relatées dans un billet précédent, pour passer aux galeries du “off”.

Je commence avec 5 galeries dont les travaux m’ont bien plu.

Chez Blanco Soto (Alameda, 18)  le projet de Paco Mesa et Lola Marazuela, intitulé parralele 45°25′ nord montrait des photographies prises sur ce parallèle à travers différents pays, un projet amusant que de tirer ainsi un trait sur une carte et de le suivre. Le projet montre également des cartes afin de situer la trajectoire des artistes.

Magda Bellotti (Fucar, 22) invitait Juan del Junco (série el sueno de ornitologo: cuaderno de campo). Il s’agit de très grands formats couleur présentant des oiseaux morts, toujours sous le même angle de profil, de dessus ou dessous, parfois avec une étiquette. Chaque image est composée de plusieurs photos format une sorte de damier comme un rayonnage d’entomologiste. C’est assez troublant.

Tercer Espacio (San Pedro,1) exposait Elena de la rua montre des photos couleur de formats raisonnable de plantes dans une serre, entre portrait et paysage, sauvage et domestique. Chaque photo montre un morceau de la serre qui nous rappelle qu’on est dans un cadre non naturel. Un peu triste mais un travail honnête et intéressant.

Deux galeries avaient choisi un programme asiatique. Tribeca (Maratin, 7) ne paie pas de mine mais l’espace est assez vaste et l’accueil y est tout à fait charmant. On y voyait de grands tirages de Liu Wei avec ses fameux sauts suspendus dans le temps et ses acrobaties impossibles font penser à Darzacq ou Ramette mais lui penche plutôt pour la tête en bas et des scenes de groupe. Il y avait aussi un tirage vraiment géant en trois morceaux (presque 5 mètres de long), celui où  s’envolent 10 personnes depuis une BMW. Dolores de Sierra (San augustin, 15 bajo) montrait de son côté Hong Hao et il faut préciser que la galerie s’est clairement orientée bers le marché chinois. Ses très grands formats couleur montrent une multitude de petits objets colores vu de dessous sur fond noir Certaines compositions sont presque abstraite (boutons, friandises). Cela se laisse voir, c’est très décoratif et au-delà peut-être pourra-t-on y voir un questionnement sur l’abondance de produits dans nos sociétés.

Je termine ce billet avec les propositions les moins convaincantes à mon goût.

Marita Segovia (Lagasca, 7) est une galerie mais surtout un lieu de vente d’antiquités. De fait, ce n’est pas extraordinaire comme photographies. Ion Sobera montrait un ensemble hétéroclite de vues en noir et blanc d’architecture en grand format, de petits trucs assemblés en mosaïque (comme des parasols) et des vues de port (des containers). Matias Costa présentait un ensemble un peu plus élaboré avec des paysages panoramiques aux raccords visibles et des paysages intimistes minimalistes.

Fernando Pradilla (Claudio Coello, 20) dont le site web en construction montrait Ding Musa, Vicente de Mello, Albano Alfonso, Beth moyses et Fernando velazquez mais très franchement, le caractère ultracontemporain (comprenez “minimaliste et obscur”) des travaux, qui exploitent la photographie d’assez loin et de façon extrêmement hermétique m’a laissé sur ma faim. La Fabrica Galeria (Alameda, 9) fait à peine mieux avec Ignacio Uriarte (son site énigmatique ici) qui montrait des diapos d’un décompte montrant les chiffres en lettres romaines constitués de… Stylos bic. A voir aussi des photos d’un papier blanc avec des ombres dessous. La galerie héberge des grands noms comme Marina Abramovic et Rineke Dijkstra. My name’s lolita Art (Almaden,12 bajo) montrait aussi des travaux conceptuels, avec une vidéo et des photos sur une table et sur les murs d’un type seul qu’on pourrait prendre pour un touriste. Le tout est totalement anonyme: pas de titre, pas de nom de l’auteur. Bof. En prime, surement d’un autre artiste, une photographie d’un plat où deux têtes (mouton et porc) se tirent la langue (ou, plus précisément, se roulent une pelle). Cela ne restera pas dans les annales.

Enfin, Formato Comodo (Lope de Vega, 5) ancrait son exposition dans le réel, contrairement au galeries évoquées ci-dessus, mais le caractère politique de l’exposition ne m’a pas séduit, pas plus que la forme retenue par le photographe, Alonso Gil, pour ses tirages. La politique, c’est le peuple Sahraoui. La forme, ce sont des tirages proches de l’aquarelle, sur papier à dessin. Une vidéo, interview d’un leader, complétait le dispositif.

4 octobre 2009 Publié par | madrid | , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

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