Hier, jour de grande visite, se terminaient de nombreuses expositions. Immix Galerie que je m’étais juré d’aller voir (après un ratage, billet ici) était dans ce cas.
L’immeuble, que je découvrais donc, est moche et abrite une sorte de MJC où il y avait, semble-t-il,une animation pour les jeunes donc pas mal de monde et de bruit dans les parages. La galerie est en revanche située au 1er étage et se trouve être plutôt calme et de belle taille, même si cet emplacement lui donne par ailleurs un petit air de salle de classe. Cela tranche un peu avec les galeries du Marais.
Le point positif c’est que l’on échappe à la potiche qui vous regarde plus ou moins de travers planquée derrière son PC (ou un Mac plutôt) et qu’il n’est pas nécessaire de pousser une porte blindée: je caricature un peu mais, au moins, dans cette galerie, on n’a pas l’impression d’être pris pour un suspect ou de devoir sortir son relevé de compte bancaire pour être admis.
Eric Facon (43 ans) montrait des photos noir et blanc de facture classique, de jeunes au lycée, ou dans les parages, le plus souvent en groupe, parfois perdus dans leur pensée, un reportage en quelque sorte. Il est photographe pour le bar Floréal et son site web est bien sympa à visiter (ici) mais vous n’y verrez pas la série exposée.
Lynn SK (24 ans) exposait deux séries (solaire et poussières et particules)également très sympathiques mais, contrairement à Eric, son travail porte exclusivement sur des portraits féminins et, souvent, des portraits solitaires très travaillés quant à la lumière qui filtre par tâche ici et là, souvent dans les tons de jaune. Son site également très réussi montre les photos exposés et bien d’autres ici (l’illustration ci-dessous en provient).

Sandrine Derym (34 ans) montrait aussi uniquement des jeunes filles et en couleur et dans tous les formats, seules ou en petit comité, chez elles ou dehors. Elle est membre du collectif "La petite société". Les photos étaient affichées sans cadre un peu en mosaïque et c’était très bien comme ça.
Cécile Chaput est encore étudiante (aux Beaux-Arts à Paris) et montrait à la fois de minuscules photos noir intimistes de style amateur d’une jeune fille et, dans les couloirs, de grands formats couleurs d’une jeune fille en rase campagne munie d’un débouche-évier. l’une et l’autre série m’ont bien plu avec une préférence pour la fille au débouche-évier :)
Sandrine et Cécile n’ont pas de site web pour mon plus grand désespoir mais leurs coordonnées sont visibles sur le site de la galerie.
Je conseille vivement de passer faire un tour dans cette galerie, en faisant effort pour oublier l’immeuble et l’environnement immédiat, car le contenu vaut mieux que le contenant. Dans le pire des cas, si l’expo ne plait pas, il y a le canal Saint-martin au pied de l’immeuble (pas pour se jeter dedans ;o) pour admirer seulement) et l’ancien Hôtel du Nord à 100 mètres, pour les nostalgiques et autres romantiques.
Et tiens, pour finir avec un scoop (enfin presque), la galerie montrera à partir du 2 avril et jusqu’au 30 avril, projets abandonnés, 14 projets laissés dans les tiroirs par 14 auteurs dont Jean-Christian Bourcart ou Bernard Demenge.















