Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Galerie Paris-Beijing – Yang Yongliang – Heavenly City

Il y a  peu j’ai cru rater une expo à la galerie Paris-Beijing (billet ici): en fait, il s’agissait d’une expo à Pékin… Du coup, je suis allé 54 rue du Verbois pour y voir Heavenly City par Yang Yongliang (son site ici) et c’était le dernier week-end pour le faire car l’expo est close depuis le 11 avril.

Cet artiste chinois j’en ai déjà parlé à l’occasion d’Arles l’an passé (billet ici) et cette fois, si on retrouve les mêmes formats semi-circulaires de montagnes faites de pylônes (série Phantom landscape pages) , il y a toute une déclinaison de son travail autour de fumées et champignons atomiques (Heavenly City), notamment.  C’est moins convainquant quant à l’esthétique car il n’y a plus cet effet de découverte que l’on ressent face à  son travail de paysages de montagne où ce n’est qu’en approchant qu’on perçoit la ruse; cela succombe un peu aussi à la mode des grands formats. Néanmoins, cela restait intéressant à voir car cela évoquait, du coup, moins l’art traditionnel du paysage, qu’un travail de collage et une critique plus directe de la société de consommation avec des nuages et des fumées emplies de biens les plus divers.

18 avril 2010 Publié par | paris | , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Seine 51 – ISABEL MUÑOZ « LEALTAD »

La galerie Seine 51 (ici et 51 rue de Seine) livre habituellement des oeuvres de qualité et cette fois encore, la semaine dernière, le programme était  de qualité avec Isabel Muñoz et un accrochage baptisé lealtad.

Manifestement, le public ne s’y est pas trompé, de nombreuses photographies étant ornées de pastilles rouges en dépit de prix confortables (de l’ordre de  7 000 – 9 000 euros, me semble-t-il). C’est à voir jusqu’au 24 avril 2010.

Ce que donne à voir Isabel Muñoz ce sont des corps et surtout des mains et des des visages issus de plusieurs séries (Lucha turca, danza khmer,tango, maras salvador) en noir et blanc de grand format (100 x 150 cm environ), habilement mêlées. Bien que les sources de ces photographies soient diverses, une grande unité se dégage, signe d’un regard spécifique et de l’élaboration d’une œuvre cohérente.

Cette exposition est digne d’un musée et ce d’autant que l’éclairage et les lieux se prêtent magnifiquement à ces grands formats, une habitude de la galerie. On ne peut que recommander la visite qui débutera par le saisissant visage ci-dessus (illustration tirée du site de la galerie).

18 avril 2010 Publié par | paris | , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie Vu’ – Basilico, Davies et Pernot

Le 27 mars dernier, journée de nombreuses visites, c’était le dernier jour pour profiter de l’exposition  à la Galerie VU’ (ici et ) consacrée à Gabriele Basilico, John Davies et Mathieu Pernot, autrement dit, du lourd.

Davies (son site ici) je ne l’avais qu’entrevu en 2008 chez les filles du Calvaire (billet ici). Profitant de l’immense espace de la galerie (la plus vaste de Paris à ma connaissance en matière de photo) et bien que le partageant avec BasilicoDavies expose deux séries de manière extensive: l’Anse de Paulilles (1999-2009) et FujiCity (2008).

La 1ère série, fort longue, explore en moyen format noir et blanc les alentours de l’usine de production de nitroglycérine Nobel: plans rapprochés et lointains se succèdent, sans aucune présence humaine. La seconde, fort différente, m’a rappelé le travail de Bublex avec le Mont Fuji (billet ici) mais ici pas de trucage, uniquement la présence naturelle de la montagne, en arrière-plan de paysages industriels ingrats: une mise en perspective intéressante. L’illustration ci-dessous provient du site web, fort bien fait, de l’auteur.

En poursuivant la visite, côté droit toujours, on tombait sur Mathieu Pernot (son site ici) que j’avais évoqué très brièvement en 2008 à l’occasion des Rencontres d’Arles (ici). Ce qu’il montrait chez VU’ était assez étonnant puisqu’il s’agissait de vues depuis des fenêtres voire des trous percés dans les planchers d’un immeuble encours de démolition mais c’est peut être l’accrochage qui était le plus original puisqu’il recréait in situ la disposition des prises de vues: par exemple, un arbre photographié depuis trois fenêtres à des étages successifs se présentait sous la forme de trois photos de trois tronçons superposés. Le mieux était certainement le point de vue “des tuyaux” qui conduisait le visiteur à observer des cadres jusqu’au plafond.

Je conclus avec Basilico. J’ai en parlé il y a peu (ici) mais ce n’était pas le meilleur de sa production: ses formats géants de ville et notamment de Beyrouth dévasté sont en revanche connus et reconnus. Cette dois, s’il reste fidèle au thème urbain, c’est pour un format plus modeste et des images paisibles, celles de Rome autour du Tibre, sous un étonnant ciel plombé. Et si vous connaissez un peu Rome vous reconnaitrez notamment le Castel Sant’Angelo (ci-dessous, illustration en provenance de Artnet), la Isola Tiberina et le Ponte Emilio (ou Ponte Rotto).

Tout ça pour dire que c’était là une exposition de qualité muséale, et gratuite en plus :)

18 avril 2010 Publié par | paris | , , , , , , , , , , | Commentaires Fermés

Galerie Particulière – Guillaume Amat – Nébuleuse

Je me suis planté en allant chez Schirman et De Beaucé mais dans la même rue il y a la Galerie Particulière (16, rue du Perche et ici) qui présente jusqu’au 5 mai Guillaume Amat. Je crois bien que je n’avais jamais mis les pieds dans cette galerie ça alors !

Par contre, Guillaume Amat, on connait un peu pour l’avoir vu à Arles (billet ici) et à Paris (billet ici). C’est toujours le même nom de série qui revient mais il me semble bien voir des choses différentes à chaque fois. De fait, si la Galerie particulière annonce la série nébuleuse (déjà vue – celle avec les Blockhaus) c’est aussi l’occasion de voir une autre série, Bardenas reales, réalisée dans le désert du même nom et qui s’avère intrigante avec de minuscule personnages réduits l’état d’ombre sombre dans des paysages écrasants. Une série à voir. Les prix sont de l’ordre de 1 1100 à 1 700 euros.

Le site de l’auteur (ici) est toujours en %¤#*$!*# de flash donc pas d’image.

18 avril 2010 Publié par | paris | , , , , , , , | Commentaires Fermés