MAMCS – Expo Sylvio Perlstein et "D’un regard à l’autre" – Retour rapide de Strasbourg

Dans la série des billets rapides (BIP 2010 ici), en voici un autre qui sera complété par d’autres à suivre quand j’aurais du temps. Hier donc je suis allé à Strasbourg et je me suis levé tard cette fois-ci (départ 10H24 arrivée 12H43) et je suis rentré tard aussi (20H20 et arrivée  22H37et ce d’autant qu’il y a des travaux sur ma ligne à Paris et qu’au départ de Strasbourg on attendait le TGV de Stuttgart en retard d’un quart d’heure. Le tout m’a coûté 64,90 €.

J’avais relevé plusieurs adresses pour déjeuner et finalement je suis allé au Clou, un winstub derrière la cathédrale, au 3 rue du Chaudron. Tout près il y a le très chic Crocodile. Je m’en suis tiré pour 14,25 € pour une choucroute et un munster (je me suis régalé et mon voisin de table était sympa :o) Je conseille cette adresse parait-il très courue (il est vrai que c’était bondé même à 13H00 en semaine). Il y a plein de pâtisseries aussi à Strasbourg, c’est très tentant tout ça. Pour digérer, il faut se promener le long de la rivière, regarder les maisons typiques: c’est très agréable (et calme), contrairement à Liège où la Meuse est très large et bordée en partie de voies rapides.

Alors, pourquoi alors à Strasbourg (à part profiter de la gastronomie locale) ?

En ce moment, se tiennent deux expos de photographies à Strasbourg, au MAMCS. La première est consacrée à la collection de Sylvio Perlstein, diamantaire et collectionneur d’art et la seconde, plus modeste, s’appelle "D’un regard à l’autre" et repose sur le fonds du musée, en l’espèce le Musée d’Art Moderne et Contemporain (MAMCS) où se tiennent les deux expos.

Ce sont des expos très valables qui vous coûteront 6 € (et pour ce prix là vous pourrez visiter le musée en totalité). Il est en revanche formellement interdit de prendre des photos et si vous sortez un quelconque appareil électronique de votre poche, soyez sûr d’avoir de la visite.

L’expo Perlstein est structurée en plusieurs thèmes et fait la part belle aux surréalistes et plus spécialement à Man Ray. C’est l’occasion de voir ou revoir des classiques comme Becher ou Steichen (avec Gloria Swanson). Il faut noter que la collection n’hésite pas à montrer des images crues, de Witkin et Molinier surtout, courage salutaire en cette période de bien-pensance. Des oeuvres non photographiques sont également présentées, dont de fameux néons de Bruce Nauman. Le point faible de l’exposition c’est le saupoudrage parfois excessif d’œuvres (il y a pas mal de photographes "orphelins") et les cartels qui ne sont pas posés à côté des photos, c’est parfois pénible de s’y retrouver.

L’autre expo est bien plus modeste, un poil décousue, et intéressera surtout les amateurs d’histoire (locale notamment) avec de belles images anciennes de Strasbourg et des daguerréotypes; le volet contemporain est bien plus pauvre à part sans doute la salle consacrée aux portraits.

Accessoirement, le musée dispose de nombreuses oeuvres de Arp et de Gustave Doré ainsi que de Kandisky (entre autres).

Les deux expos sont visibles jusqu’au 25 avril et bien entendu, si vous avez une journée de congés, qu’il fait beau, que vous aimez les bonnes choses et en voir de belles, filez à Strasbourg !