Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Ateliers – Grande Halle

I’m a cliche, tel est le nom de l’exposition se déroulant aux Ateliers, dans la grande Halle plus précisément, dans le cadre des Rencontres d’Arles. Vue cet été , il est grand temps d’en dire deux mots avant qu’elle ne ferme.

D’une manière générale, comme les autres salles aux Ateliers, c’est trop grand et trop chaud. A cela s’ajoute un bruit incessant (il parait que c’est de la musique).

Quant au travaux présentés, c’est pour le moins éclectique, partagé entre photos de scènes rocks dont l’intérêt désormais est plus historique qu’autre chose (dans le meilleur des cas, le plus souvent cela relève de l’anecdotique pour aficionados) et expo Warhol, pour la faire courte.

En complément de ça, on a droit à des collages, dessins, bricolages et barbouillages (Meredith Sparks, Jamie Reid, Robert Malava, Destroy all monster), des vidéos (de Dan Graham ou bien inécoutable tellement c’est fort de  Christian Marclay).

Dans la série des photos de scènes, on retrouve pêle-mêle, et autant dire qu’on passe devant en jetant à peine un œil: Bruce Conner, Sue Rinsky, Alain Dister, Belle journée en perspective (collectif œuvrant entre 76 et 82). En marge de ce thème de la scène, on peut voir des salles de concert délabrées par Rhona Bitner et surtout quelques portraits de rockers par Dennis Morris ou David Lamelas mais aussi un portrait de Patti Smith par Mapplethorpe.

Dans veine warholienne, des photos de Billy Name (Warhol et la factory), de  Stephen Shore mais aussi de David Wojnarowicz (que j’avais déjà vu: le type dont le visage est remplacé par un dessin de son visage) et Peter Hujar (amant du précèdent) avec des portraits classiques noir et blanc carrés (notamment). Il faut tout de même souligner que cette salle était tapissée de papier aluminisé comme la factory en son temps, un bel effort de déco.

On conclut avec trois photographes un peu atypiques dans cet ensemble. D’abord Linder et ses petites performances sur le visage alternées de textes également encadrés et de nombreux collages de femmes nues avec un visage remplacé par de l’électroménager. Ensuite,  Katharina Sieverding avec des portraits géants noir et blanc en diasec presque identiques. Enfin, Tillmans avec de grands formats de rockers mais surtout ses photos un peu provoc comme le type pissant sur un siege ou une chambre apres une fête.