Enchères – Online- Daniel Cooney Fine Art – 1er -15 juin 2011
La Galerie Daniel Cooney Fine Art propose une nouvelle vente aux enchères en ligne avec iGavel, tournée vers des auteurs émergents. Le catalogue de 31 pièces est visible ici. Les prix sont de quelques centaines de dollars (pour le moment).
Enchères – Beaussant – Paris – 8 juin 2011
Ce n’est pas ma tasse de thé et ce n’est pas un maison de vente célèbre mais cela peut intéresser les vrais amateurs parisiens puisqu’il s’agit de photographies du 19ème siècle mises au enchères à Drouot. Le catalogue, fort bien fait est en ligne par ici avec 172 lots dont beaucoup de pièces attribuées à de grands noms (Tournachon, Disdéri, Le Gray, Baldus, Marville, Blanquart-Evard, etc).
En bref – Centre Iris – Sabrina Biancuzzi
Le centre iris (ici et 238 rue Saint-Martin) que nous n’avions plus fréquenté depuis un moment faute d’y voir clair sur le programme d’exposition (leur site web est, de ce point vue, une catastrophe) montre le travail de Sabrina Biancuzzi jusqu’au 11 juin 2011 (a priori).
Il faut bien avouer que je suis tombé presque par hasard sur l’adresse samedi dernier. Il faut oublier le rez-de-chaussée, mal éclairé et mal commode, pour passer à la cave (fraiche et bien éclairée) qui se prête bien au travail de l’auteur, tout en noir et blanc charbonneux, presque du ressort de la gravure. Si l’effet produit n’est pas à négliger, on en vient malheureusement, parfois, à perdre de vue la photographie pour ne voir que la surface, à savoir la technique très particulière utilisée par l’auteur. Certains tirages néanmoins ne manquent pas d’intérêt et restent accessibles, à moins de 500 euros, à de nombreuses bourses. On pourra utilement aussi visiter son site web (ici), bien fait, qui présente de nombreuses séries dont certains m’ont semblé plus intéressantes que celle exposée cette (et que j’avais vues en 2009 – billet ici).
En bref – Galerie Jean Brolly – Adama Kouyaté
Rapide et 1ère visite à la galerie Jean Brolly (ici et 16 rue de Montmorency) pour le dernier jour de l’exposition Adama Kouyaté, le 4 juin 2011. Au programme, dans un décor se voulant africain, des tirages grand format noir et blanc, des portraits d’africains, en studio, seuls, en couple ou en petits groupes. Ce sont de beaux tirages et je ne suis pas critique d’art mais je reste dubitatif sur la démarche car de très nombreux photographes en Afrique exercent leur métier de portraitiste alors comment distinguer l’ordinaire de l’excellence ?
Quoi qu’il en soit, comme au Bal, cette exposition était l’occasion de sortir d’un cercle très réduit de photographes issus d’un continent pas forcément très connu en France: d’Afrique Noire, en général, on ne peut guère citer, au pied levé, que Malick Sidibé ou Seydou Keita et, pour une nouvelle génération moins âgée, Samuel Fosso.
Les prix oscillent entre 1200 et 2500 euros.
Le BAL – Keizo Kitajima, Yukichi Watabe, Yutaka Takanashi
Le Bal qu’on a déjà visité a plusieurs reprises, reste fidèle à une programmation relativement élitiste et sans aucun doute originale, sans sombrer dans l’incompréhension. Le petit livret remis à chaque visiteur constitue une béquille utile, sinon à la visite, au moins, par la suite, à la compréhension du contexte. Ainsi, l’exposition Tokyo-e (vers Tokyo) dure jusqu’au 25 aout 2011 et présente trois auteurs japonais (Keizo Kitajima, Yukichi Watabe, Yutaka Takanashi) qui nous sortent un peu des 3 ou 4 noms ressassés en Occident (Araki, Moriyama, Ueda, Hosoe).
Pour autant, fidèle à sa ligne, Le Bal persiste dans un accrochage au volume réduit alors que les lieux permettraient davantage et c’est dommage: on a l’impression de payer pour visiter une galerie.
Au rez-de-chaussée, Watanabe ouvre le bal avec criminal investigation(1958)à, photo-reportage noir et blanc sur une enquête policière, comme son nom l’indique, dont l’originalité est surtout l’accrochage, les photos étant posées sur des supports verticaux et se regardant donc par le dessus comme dans un magazine. Tout autour de la salle, une douzaine de grands formats couleurs de 1977 montrent des boutiques miteuses, de dedans et de dehors, par Takanashi. Et c’est fini. Il ne reste qu’à descendre au sous-sol réservé en totalité à Kitajima.
Kitajima montre 5 grands portraits en couleur et de petits portraits en street photography , à chaque fois des occidentaux. Tout un mur est recouvert de grands noir et blanc de fêtards japonais, pixélisés, presque solarisés, plus ou moins méchés et vêtus. Le dernier mur enfin est consacré à de petits portraits de street photography réalisés à New-York vers 81-84 (drag queen, arrestations, etc) et, dans une autre série, des prostituées et des blacks en goguette à Okinawa vers 75-80.
Au final, on passe vite et on ne s’extasie guère: Araki, Moriyama, Ueda et Hosoe ce n’est pas si mal en définitive et malgré le prestige des photographes présentés, aux CV impressionnants, on peine à adhérer. Ces trois photographes n’ont pas de sites web mais leurs travaux sont visibles en galerie ou lors de ventes.


