Le blog d'un Photoculteur

Culturez vous en regardant des photos !

Arles 2011 – Le magasin de jouets

Le magasin de jouets a ouvert l’an passé, c’est une galerie et c’est dans le parcours OFF. On trouve au fond des travaux de Schmuck, Guidali, Roudiere et Brault mais c’est surtout Adrian woods et Maia flore qui nous intéressent.

Sur le 1er installé à la cave je n’ai rien compris du discours écologico-mystico-vide mais ce n’est pas grave, gageons que d’autres saisiront. Quant à Maia Flore, récemment découvertes à Paris avec le Festival Circulations (billet ici) je ne m’attarderais pas mais les séries présentées sont plus nombresues et complètes ici à Arles qu’à Paris et c’est très vivifiant et poétique.

C’est gratuit et c’est à voir jusqu’au 17 septembre 2011.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Arles 2011 – Eglise des Trinitaires

L’Église des Trinitaires est aussi tout près de la place de la République. L’espace est investi par un chinois car il est de bon ton d’avoir un artiste chinois à montrer (pendant un temps il fallait un artiste palestinien).

Wang Qingsong, car tel est son nom, fait dans la fresque, vaguement romaine mais nécessairement monumentale: 42 mètres. Son travail ne présente aucun intérêt à part le making-off qui par chance est montré sur un LCD: le gars a creusé les emplacements de chaque acteur dans de grands blocs de mousse afin de les faire poser, c’est assez surprenant à voir.

La visite est vraiment superflue mais d’un autre côté on n’y passe pas des heures.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Arles 2011 – Cloitre Saint Trophime

On passe directement de l’Archevêché au Cloitre Saint Trophime qui est mitoyen en disant qu’on verra peut-être mieux. C’est à motié vrai et donc aussi à moitié fux.

En l’espèce, il est inutile de monter au 2ème étage (sauf pour profiter du balcon qui donne sur la cour du cloitre) puisque se tient ici la suite de l’exposition de Sainte Anne avec des facs-similés du New-York Times. A l’église ils sont sont posés à l’horizontale, ici à  la verticale. Venir à Arles pour voir des photocopies du New-York Times, c’est un peu n’importe quoi.

Il vaut mieux donc rester au 1er étage et regarder le travail de Fernando Montiel Klint, à savoir 10 grands formats couleur mats. Chaque tirage représente une scène avec un personnage. Dans Nirvana, chacun est comme suspendu dans une posture étrange ou impossible, dans Actes de foi, le personnage est plus agissant dans des décor plus variés mais à chaque fois son action est imprégné d’étrangeté. C’est un spectacle que nous offre ici l’artiste mais un court spectacle avec peu de photos tout de même. On rappellera que l’auteur st connu, son œuvre visible en galerie alors pourquoi payer la visite ?

Encore une exposition évitable à moins d’avoir le pass et encore pourtant rester sur le 1er niveau.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Arles 2011 – Archevêché – Chris Marker

Après les billets et la visite de l’Église Sainte Anne, il est naturel de rester sur la place de la République et de se rendre à l’Archevêché qui lui fait face.

C’est Chris Marker qui en est l’invité avec 300 cliches de 1957 à 2010. A l’entrée, des photographies d’affiches de film et des œuvres qu’on croirait des gravures de Dürer, les deux en petit nombre et c’est tant mieux. La salle suivante montrent la série dite des coréennes qui montrent aussi des coréens et des paysages et qui remonte à 51-57. C’est un vestige historique d’une Corée pas encore soumise complètement à une dictature implacable. C’est aussi la seule chose qui vaille et c’est peu (15 photos ?), trop peu en fait pour justifier d’une visite sauf à avoir un pass. Les fans de cinéma pourront toujours, s’ils sont patients (28 minutes), regarder La Jetée, film fameux de Marker car pour le reste, il n’y a pas grand chose à sauver: je regrette l’exposition de 2009 (Duane Michals), celle de 2010 étant déjà un ratage.

Disons tout de même un mot du reste. Dans “Quelle heure est-elle ?” Marker montre 36 visages de femmes en petit format, dans le métro. Dans “Pasengers” ce sont les murs qui sont recouverts par 203 petits portraits couleur de gens dans le métro parisien, souvent des filles, et des tirages souvent pixelisés. Tout au bout dans la dernière salle, 3 vidéos tournent en boucke et 18 stills sont afichés ainsi que 18 tirages des portraits froissés vu l’an passés à l’église des frères Prêcheurs (billet ici).

Une exposition donc contournable.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Arles 2011 – Eglise Sainte Anne

Fraichement muni de mon pass à 35 € je suis allé presque en face à l’Église Sainte Anne, pour cette première visite à Arles 2011. Le thème de l’exposition est le New York Times. La chaleur dans l’Église était moins éprouvante que l’an passé et c’est tant mieux. C’est une expo massive mais hélas, chaque alcôve est dévolue à un auteur voire à un thème si bien que ce n’est que saupoudrage de photographies, souvent aussi de format réduit au regard des pratiques des auteurs. Ne boudons pas toutefois notre plaisir, il y a de la belle photo et aussi, cela intéressera les spécialistes, des tirages d’essai réunis en planche et des planches contacts ornées de gomettes colorées, parfois même des lettres et email accompagnent les photos. C’est un visite à faire absolument.

On commence à gauche avec un désormais classique, Salgado et ses ouvriers du pétrole intervenant après la guerre du Koweït dans un monde d’apocalypse en noir et blanc. En contrepoint, on passe à Crewdson qui bénéficie lui de grands tirages en couleur mais peu nombreux du coup. Ce photographe est connu pour la sophistication de chacune de ses photographies qui se prépare comme une action cinématographique. On y voit des stars (comme Julian Moore) jouant un rôle dans une “maison de rêve” (titre de la série).

Avec Paolo Pellegrin on repasse sur du “dur” avec le Darfour et la récente actualité libyenne. Ceux qui ne connaissent pas verront l’iconique photo du gosse aux deux jambes plâtrées étendue sur le sol. Et avec Ryan McGinley (entrevu à Paris en 2010 chez Agnès B., billet ici), on repasse au futile avec des photos de stars comme  Cotillard ou Winslet; pour faire bonne mesure il est accompagné de Van Meene, Dijkstra, Lamsweerde et Matadin, le tout en format réduit ce qui est surprenant quand on connait leur travaux. Ce volet est sobrement baptisé “grands acteurs” (actrices auraient été plus adéquat).

Simon Norfolk clôt la partie gauche avec des collisionneurs du Cern presque abstraits et là aussi en format un peu réduit au regard de sa pratique (on l’avait vu à Groningen en 2009 – ici).

Entre les deux ailes, le pont est fait avec la commande “time square”  réalisée par 20 photographes (rien que des pointures): Goldin, Towell, Ashton Harris, Epstein, Tunbjork, Morell, Bassman, Keating, Pierson, Armstrong, Di Corcia, Leibowitz, Close, Ellen Mark, O’Neil. L’ensemble “rend” Time Square mais les photographes sont du coup les parents pauvres, en retrait du sujet,  représentés par une ou deux photos. On poursuit dans la veine américaine avec Adario pour un reportage de guerre, un peu de propagande us, ça ne fait pas de mal.

McGinley revient ensuite, en grand format (ah, enfin), avec des athlètes olympiques, de près, dans l’action, les visages non reconnaissables sur des fonds colores presque unis, c’est magnifique.

Dans ce régime de douche écossaise, après la puissance élégante, le drame avec le n° du NYT du 11 septembre. Avec les 10 ans de cette catastrophe il est possible que le sujet reparaisse (voir billet récent sur Cullman ici). Les portraits de musulmans par Mermelstein sont les plus frappants, ainsi que leurs mots mais c’est peut être le contenu écrit, les mails et lettres échangés le jour et le lendemain de l’attentat qui suscite le plus d’émotion, plus en tout cas que les photos pourtant dramatiques de McCurry et Franco. Dommage ne pas avoir joué le jeu jusqu’au au bout et de n’avoir pas consacré plus d’espace à cette catastrophe historique, le calendrier s’y prêtait réellement.

Le sujet uivant, “”mode et melanges de styles” est un bric-à-brac de grands talents un peu gâchés par le peu d’espace où on trouve pêle-mêle Ballen, Friedlander, Goldin, Koons, Sidibe et Seiland (pourtant une belle brochette !).

On conclut avec Peress pour son reportage en Iran vers 1979 avec une double frise de photos superposées et un texte courant horizontalement entre les deux.

Bien qu’imparfaite car un peu dispersée (on regrette le solo show de Ronis) cette exposition vaut la peine d’être vue.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Arles 2011 – En pratique

Comme chaque année depuis 4 ou 5 ans je suis à Arles pour les Rencontres de la photographie, depuis hier. Cette année j’ai décidé de venir en TGV depuis Paris jusqu’à Avignon (car il existe des promos sur cette destination) et de finir en autocar (puisque même en prenant un billet SNCF Paris-Arles il arrive bien souvent de finir aussi en autocar…). C’est finalement plutôt pas mal car le tarif Paris-Avignon est bas, le trajet sans arrêt en 2H40 et le billet d’autocar peu cher (10,80 € aller-retour payable en ligne, horaires disponibles en PDF). Au final, départ 8H46 et arrivée, après une heure de pause casse-croute à la gare d’Avignon, à 13H20 à Arles.

Pour l’hôtellerie, je ne trouve jamais rien de correct à prix convenable et me suis rabattu, après un Ibis l’an passé (!) sur un Mercure déjà utilisé il y a deux ans, pas terrible, à part pour le petit-déjeuner mais pas cher du tout si réservé longtemps avant (en octobre 2010 pour ma part).

Cette année encore il fait chaud à Arles et les expositions sont toujours nombreuses, et le touriste aussi, sans atteindre toutefois la saturation.

Hier après-midi c’était une large part des expos du Centre (et un peu de Off) que j’ai vues, aujourd’hui ce sera les Ateliers et la fin des expos du Centre et un peu de Off. Demain ce sera le Off et vendredi aussi: plus la semaine avance plus je fatigue donc plus j’avance lentement  ;-)

6 juillet 2011 Publié par | arles | Commentaires Fermés

Galerie Baudoin Lebon – Shim Moon-Seup

La Galerie Baudoin Lebon, qu’on ne présente plus, a entrepris depuis plusieurs mois de quitter le seul domaine photographique pour s’aventurer en direction d’artistes recourant à d’autres mediums. Du coup, il est bien possible que certains amateurs décrochent, et c’est un peu mon cas.

Pourtant, l’exposition de Shim Moon-Seup parvient à raccrocher les wagons et on se laisse promener entre photographies et peintures tant la proximité des formes est confondante. Néanmoins, il aurait été utile de donner quelques éléments signalétiques à proximité des œuvres au lieu d’entretenir cette pratique stupide propre aux galeries d’exclure toute “étiquette” (pas de titre, rien sur le medium et la taille, etc). On se demande donc parfois s’il s’agit de peinture ou de photographie.

Au sous-sol, sauf à être féru d’art ultra-contemporain, vous ne vous aventurerez pas, tant les “sculptures” sont imperméables à la compréhension. L’artiste n’étant pas un inconnu, vous pourrez toujours acheter en librairie un livre sur son œuvre.

Il reste quelques jours d’ici à la fin de l’expo, jusqu’au 9 juillet 2011. Ce n’est pas une exposition indispensable pour amateur de photographie.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés

Les Douches – Daniel Boudinet et Brigitte Olliet

Les douches (dont on a récemment parlé – billet ici) présente deux auteurs dont je n’avais jamais entendu parler alors même que Boudinet figure (ici) dans l’Universalis (!).

Daniel Boudinet nous fait découvrir Rome (et ses antiquités) dans des polaroïds bleutés qui semblent évoquer la photographie pionnière. Brigitte Olliet a également retenu le petit format en le poussant dans ses retranchements avec des tirages minuscules, dee vraies miniatures en vérité.

L’un et l’autre travaux sont surprenants par leur forme, le fonds me laisse un peu dubitatif étant assez peu sensible à la poésie des choses montrées mais on ne peut rester à l’écart et une visite s’impose. C’est possible jusqu’au 22 juillet 2011.

6 juillet 2011 Publié par | paris | Commentaires Fermés