Arles 2011 – Agence Myop

On connait bien l’agence Myop et ses photographes comme Ulrich Lebeuf, Oan Kim ou Stéphanie Lacombe, les deux derniers ayant déjà été vus lors d’expositions par le passé à Arles ou Paris. Je ne reviendrais pas sur le travail de Stéphanie Lacombe car la série présentée étant justement celle déjà vue chez La petite Poule Noire (billet ici). On trouvera les photographies des auteurs sur le web sur le site de l’agence.

L’agence a investi un vieil hôtel particulier abandonné et ne figure pas dans le programme officiel ni dans le OFF mais est quand même indiqué sur le dépliant officiel: Arles, c’est compliqué…

Frederic Stucin fait de la street photography à Mexico tandis que Olivier Monge pose son appareil dans un station de ski. Il nous montre des paysages enneigés, des portraits, des façades. L’ensemble est exposé, soit accroché, soit posé sur des tables, à plat, dans une pièce à part à l’éclairage brutal qui finalement « le fait » pour ces images neigeuses.

Ulrich Lebeuf  montre lui, à l’étage, des « antonymes de la pudeur » à l’érotisme discret, juste sur le fil du rasoir et pourtant il s’agit des arrières-cours de tournages de films pornos. Julien Daniel a été (mal) logé dans un recoin et sa série s’appelle onikawa (et non Okinawa…), du coup il nous montre de rares paysages. Pierre Hybre présente une multitude de petits formats noir et blanc qui évoque une certaine religiosité populaire et c’est en lisant l’affiche qu’on saisit le décalage car nous en à Saint Barth, l’ile  des Ultra-Riches.

Oan Kim (qu’on a vu chez VU’ et chez la Petite Poule Noire) et Guillaume Binet se sont associés dans un accrochage mixte, au 1er de mini diptyques noir et blancs annotés d’une écriture enfantine (parents – tree, par exemple), à l’autre des photos d’enfants noir et blanc sur un mode amateur. Je passe sur Alain Keler et ses roms car chaque année et dans chaque exposition le « sujet rom » est traité au moins une fois.

Stephane Remael montrait un bref extrait de sa série « les évaporés du japon », des portraits de nuit évoquant des japonais qui disparaissent et changent de vie. On aurait aimé en voir et en savoir un peu plus. Je termine avec le malchanceux de service, Stephane Lagoutte qui hérite de l’escalier pour exposer un grand classique indien, les crémations à Bénarès, avec toutefois un style très sobre, retenu et des images très dignes et recuillies loin des vautours et des fumées.

L’exposition ne fait partie ni du parcours officiel ni du OFF si bien qu’on la voit mal mais elle figure dans le dépliant officiel dans une rubrique « autres » . Quoi qu’il en soit c’est une bonne expo (gratuite), à ne pas rater mais qui ferme dès le 10 juillet, dommage.

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