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Culturez vous en regardant des photos !

Arles 2011 – Musée Arles antique

Le Musée de l’Arles antique est cette année encore un lieu d’exposition mais cette fois il s’agit d’un véritable événement, puisqu’il s’agit des photographies de la “valise mexicaine” du nom d’une valise au voyage rocambolesque contenant des négatifs de Chim, Taro et Capa découverte sur le tard. On en avait déjà vu un morceau à Madrid l’an passé (ici) mais cette fois cela s’annonçait comme le truc à ne pas rater, l’exposition qui ferait date.

Il n’en n’est rien.

Après quelques panneaux biographiques des protagonistes, une petite salle est ménagée qui permet de voir, physiquement à quoi cette valise, en fait des boites de négatifs puis l’exposition se poursuit avec force vitrines au-dessus desquelles il faut allonger le coup pour distinguer les négatifs car, c’est le parti-pris du curateur, ce sont surtout les négatifs qui sont montrés. Il y a bien ici et là quelques tentatives d’explication, un point d’attention, ailleurs,n une grande carte d’Espagne tente de montrer l’itinéraire des photographes mais globalement, c’est difficile à suivre, à moins d’être féru d’histoire contemporaine espagnole et ou photographe professionnel habitué aux planches-contacts.

L’autre déception c’est que la star, Capa, est peu visible finalement, c’est surtout Chim et Taro que l’ont voit, et un peu Stein.

Au final, si l’effort de pédagogie est réel, il n’est pas suffisant et le purisme de l’exposition, privilégiant les vitrines et les négatifs sur les agrandissements conduit à une expo de qualité muséale mais peu vivante et plutôt destinée à des spécialistes ou au moins à des amateurs très éclairés.

31 juillet 2011 - Publié par | paris

2 Commentaires

  1. Encore un coup des curateurs…

    Quel horrible mot en français! Traduit de la Lanque des Maîtres au moindre effort intellectuel, il m’évoque irrésistiblement le curage de fosses septiques.

    Les “artistes” ne sont plus les auteurs de leurs expositions, même unipersonnelles. Conséquence d’une furieuse tendance de l’art contemporain: pourquoi se fatiguer à inscrire un concept dans un objet, alors qu’il est si simple de faire un PDF A4 ?

    Je sais, je caricature…

    Commentaire par Tendancieux | 31 juillet 2011

  2. Il fut un temps où on parlait de Commissaire d’expositions, me semble-t-il. Mais, en effet, il est de bon ton d’adopter la langue de son Maitre, quitte à la baragouiner. Maintenant, étymologiquement, le curateur “guérit”, quand le commissaire est “envoyé en mission” , alors finalement si le curateur est un guérisseur c’est aussi bien qu’envoyer la Police ;-)

    Commentaire par photoculteur | 31 juillet 2011


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