Arles 2011 – Galerie 8
Depuis plusieurs années, la Galerie 8 somnolait gentiment sous le soleil arlésien avec un programme sympathique mais pas exaltant. Cette année, allez savoir pourquoi, l’hôtel particulier du 8 rue de la Calade était en révolution. Son élégante propriétaire hébergeait en effet photographyopensalon.com. De la cave au rez-de-chaussée, le lieu était entièrement ouvert au public et les photographies s’y entassaient littéralement, en plus de la série bordello de Vee Speers. Au-delà de l’entassement, la qualité est au rendez-vous, avec quelques noms connus mais pas trop et, surtout, aucune célébrité, et c’est tant mieux car Arles tend à faire soit de l’Art Contemporain soit de la Célébration des Maitres pour en oublier les jeunes (et moins jeunes) photographes contemporains. Du coup, une fois rentré, ça fait plein d’auteurs à découvrir sur le web.
J’ai réuni tous les noms mais comme ils sont très nombreux et de niveaux très variés, j’en ai écarté quelques uns (peu en fait – essentiellement parce que les sites web étaient inexistants) pour retenir les suivants: Carlo Bevilacqua, Judith Lyons, Rikard Osterlund (ses fleurs sont extraordinaires !), Nicolas Hugues, Jeffrey Stockbridge (déjà vu sur le web, son portrait de deux frangines est ultra-connu – ci-dessous), Karen Miranda, Jo Metson Scott, Nicola Yeoman, Jim Naughten (que j’avais vu à Londres mais je suis en retard sur mes articles !), Carole Suety, Sever Petrovici-Popescu (c’est pas mal du tout ça !), Rebecca Reeve, Milo Newman, Lottie Davies, Mehrdad Naraghi, Virgilio Ferreira (vu à Derby – billet ici), Alex Leme, Lucinda Chua, Diane Meyer, Yulia Mouraviova, Michael Blann, Rebecca Dagnall, Florence Iff, Lyn Balzer et Tony Perkins (leur site web avec les petits insectes qui courent sur l’écran est vraiment pénible, dommage), Claudio Allia (le site est sonorisé…), Thomas Stanworth, Marco di Lauro (site bruyant), Maria Gruzdeva (chez Pobeda à Moscou ici), Michele Bressan, Caroline Douglas, Lydia Goldblatt, Elisabeth Claffey, Ed Kashi (de chez VII), Kurt Tong, Bojan Radovic, Stefen Chow, Mirjana Vrbarski (que je connaissais), Jonathan May, Kate Peters, Geir Moseid, Joe Johnson, Richard Glover, David Clark, Tim Edgar, Martin Usborne, Andrew Bruce, Robin Gardner, Michael Meyersfeld, Anno Pieterse, Alexander Awramenko, Alex Leme, Glenn Dearing, Nick Rochowski, Thomas Ball, Michelle Given, Juan Guillermo Escobar, Dezso Tamas, Peter Bennett, Alec von Bargen, Sean Bulson, Steve Hoskins, Candace Gaudiani, Jon Wyatt, Vincent Goutal, Miranda Lopatkin, Alexandra Wolkowicz (pas mal du tout !), Lorena Morin, Odette England.

En bref – Un autre rapprochement entre Jobs et la photo
Le NYT fait un rapprochement entre Jobs et le créateur de Polaroid, Edwin H. Land, l’un et l’autre inventeurs fort riches et fort soucieux de verrouiller le marché à coup de brevets.
IN the memorials to Steven P. Jobs this week, Apple’s co-founder was compared with the world’s great inventor-entrepreneurs: Thomas Edison, Henry Ford, Alexander Graham Bell. Yet virtually none of the obituaries mentioned the man Jobs himself considered his hero, the person on whose career he explicitly modeled his own: Edwin H. Land, the genius domus of Polaroid Corporation and inventor of instant photography.
En bref – Steve Jobs et la photographie: quel rapport ?
Avec la mort de Steve Jobs, tous les curieux sont certainement allé fureter ici et là pour en savoir plus sur le personnage. Assez rapidement, outre son génie créatif et son caractère autoritaire, on se rend compte qu’il ne mène pas, en apparence, une existence outrageusement dispendieuse, sa grande maison de Palo Alto, au beau milieu d’un lotissement et sans hauts murs, ne ressemble vraiment pas à la demeure de Bill Gates. Pourtant, Steve Jobs, en plus des voitures allemandes rapides, avait semble-t-il une source d’inspiration et de dépenses: la photographie. Ici et là (notamment sur ce site de véritable idolâtre) on lit en effet que Steve Jobs possède une collection de photographies d’Ansel Adams. Plus récemment, peu après la mort de Jobs, un visiteur de passage au Berkeley Apple Store recueille le témoignage d’un homme prétendant l’avoir conseillé dans ses achats de photographies. Le Nouvel Obs avait oublié début septembre un article évoquant ce goût, indiquant même qu’il remontait à cette époque où il se contentait de dormir sur un matelas posé sur le sol. Difficile de voir à quoi ressemblent ces fameuses photos car on voit peu Jobs chez lui et le plus souvent les plans rapprochés ne laissent rien deviner ou bien les murs sont exempts de tout cadre. Pourtant, il y a bien une photo qui fait le rapprochement, chez Corbis qui date de 1989 (illustration ci-dessous). La photographie serait Winter Sunrise: Sierra Nevada from Lone Pine selon la légende, une photo de 1944 réalisée en Californie par Ansel Adams. En effet, on peut la voir sur le site de l’université de Californie ici (illustration plus bas). Néanmoins, si Steve Jobs possédait des tirages, il n’était pas, semble-t-il, un collectionneur et en tout cas pas du niveau que sa fortune lui aurait permis (liste des “top” collectionneurs ici où figure une seule personnalité connue du grand public, Elton John).




