PhotoEspaña 2011 – Real Jardin Botanico

Le Jardin botanique royal est aussi un site d’exposition officiel lors de chaque PhotoEspaña et c’est l’un des rares à être payant (modestement, 2,5 €). Il dispose également d’un petit espace livres.

Pere Formiguera montrait un portrait de vieille femme avec d’ infimes changements dans cette série de 9 (série cronos) et aussi un  vieux monsieur dont la tête "tourne" pour revenir de face dans des plans successifs. Kan Xuan présentait de minuscules LCD avec une photo qui s’agite. Peter Forgacs montrant un surprenant morphing de Rembrandt en haut et une vidéo d’atelier en bas d’un même cadre (œuvre visible ici). Lucas Samaras, bien que présent au MoMA et àç la TATE montrait des vidéos pixellisées pas plus convaincantes que les autres vidéos.  Enfin,
Esther Ferrer, qui s’exprime plutôt par la performance, exposait des auto-portraits à des âges divers, le visage séparé verticalement en deux mélangeant deux âges distincts.

Ce n’était pas la meilleure expo de PhotoEspaña, pour rester poli.

PhotoEspaña 2011 – Matadero Madrid

Les anciens abattoirs de Madrid abritent d’habitude une sélection de livres de photographies et une petite exposition vidéo, à gauche, en entrant dans une salle aveugle. C’est donc sans surprise qu’était encore présente cette année une installation vidéo avec deux cranes vus de dessus accompagnés de cris abominables (par Carlos Rodriguez-Mendez). Toutefois, deux autres expositions étaient visibles, l’occasion pour moi de découvrir les lieux que je n’avais jamais visités et qui sont très impressionnants.

Ajo montrait une multitude petites photographies accrochées sur les murs avec les moyens du bord: il s’agit de photos de gens qui viennent retirer des billets de spectacle  à un guichets et c’est photographié depuis la place du caissier. L’intérêt est limité. Dans un autre bâtiment, c’était une projection sonorisée (93 minutes) de la portugaise Susana de Sousa Dias consacrée à la dictature de Salazar. Par contraste avec exposition précédente, les visages qu’on découvrait ici n’étaient pas spécialement joyeux, et moins encore la voix off , témoignage des victimes dont la photo d’identité était présentée.