Helsinki – HPB 2012 – Galleria U

Chez Galleria U (Kaisaniemenkatu 10), Dénes Mártonfai montrait des joueurs de foot (amateurs, suppose-t-on) et leur entourage (série Provincial Football), de jolies images, parfois amusantes, mais qui ne vont pas bien loin toutefois. Je n’ai pas vu l’autre série annoncée, Everyday Girls.

Helsinki – HPB 2012 – Galerie Hippolyte

On poursuit HPB 2012 lors du 2ème jour avec la Galerie Photographique Hippolyte (Valokuvagalleria Hippolyte, Kalevankatu 18 B) que je connaissais de (re)nom (car spécialisée en photographie, ce qui n’est pas commun) et bien du coup ce fut une considérable déception tant les lieux, le rez-de-chaussée d’un appartement un peu décrépi, pour commencer, sont vilains. Quant à la programmation, peut-être suis-je mal tombé, mais là ce n’était pas extra-ordinaire du tout. La salle principale à gauche en entrant était consacrée à Petri Anttonen et sa 3D lenticulaire ne parvient à mon avis qu’à gâcher complètement des tirages peu lisibles: il n’y a pas grand chose à sauver de la série "glaze land" (ou alors ce sont mes yeux). Quant à la minuscule salle du fond, elle était consacrée à une performance filmée de Ann-Marie LeQuesne, au demeurant amusante, qui en avait tiré quelques images: une fanfare joue la sonnerie des passages cloutés. Hum. Gageons que la fois prochainbe ce sera bien mioeux (y a pas de raison :) Sinon, la bonne nouvelle dans tout ça c’est que la galerie déménage (youpi !) ce qui explique qu’elle est fermé en juin, pour aller sur Yrjönkatu (rue George – au 8-10). Alors si vous êtes de passage à Helsinki, allez y faire un tour !

Helsinki – HPB 2012 – Galerie Forsblom

Toujours au 2ème jour de visite pour HPB 2012 et cette fois à la très chic Galerie Forsblom (Lönnrotinkatu 5) qui exposait Chen Jiagang et ses immenses (c’est peu de le dire) diasec montrant de jeunes chinoises impassibles, comme posées là, dans des paysages naturels ou industriels. C’est tellement immense qu’on voit l’assemblage des panneaux. Souvent les images s’ornent d’étendues liquides qui semblent figées par le temps de pose.  L’idée, selon la galerie, c’est d’illustrer le contraste entre des campagnes stagnantes et des villes en plein boom, admettons: pour ma part j’ai surtout vu un bel exercice décoratif, outrageusement prétentieux. Il s’agit d’extraits de sa série "Third Front", jugée critique des bouleversements imposés à marche forcée en Chine, si j’en crois la presse, qui avait été un vrai succès dès 2007 mais je reste très réservé sur le boom (bulle ?) de la photo chinoise qui profite de l’abondance de capitaux chinois et de l’attention des médias (liée au développement spectaculaire du pays) et il suffit qu’un esprit un tant soit peu critique (ou vu comme tel) de cette croissance se manifeste en Occident pour qu’on crie au courage politique voire au génie… Qu’en restera-t-il dans 10 ou 20 ans ?

Helsinki – HPB 2012 – Galerie Fafa – Finnish Academy of Fine Arts

Toujours à Helsinki pour le HPB et toujours dans les galeries pour le 2ème jour avec la galeria Fafa (Finnish Academy of Fine Arts – sur Kaikukatu 4 – la rue de l’écho ;)- consacrée à des travaux d’étudiants. Le seul hic c’est qu’on retrouve assez péniblement qui fait quoi car, là-aussi, il aurait été trop simple de faire figurer les noms des auteurs à côté de leur oeuvre… Je passe sur Jani Purhonen (le rétroprojecteur était en panne) et sur Iris-lilja KuosmanenJonna Kina et Saku Soukka (vus au musée de la photographie déjà – billet ici). Dans le jeu de piste, je n’ai pas trouvé non plus le travail de Sampo Apajalahti ni celui de Juan Kasari ou plus précisémment je l’ai sûrement vu mais pas moyen de savoir qui l’a fait.

Parmi ceux qui sont identifiables,  deux seulement on un site web: Vilinka Kätkö (3 diptyques en diasec de très petit format couleur, obscurs avec des plantes et de vagues présence humaines) et surtout  Pia Männikkö qui présentait de curieuses chorégaraphies de personnages vêtus de vêtements les couvrant complètement… enfin c’est ce qu’on croit car il s’agit en fait de sculptures et son auteur est d’ailleurs plus plasticien que photographe.

Pour ceux sans site web, difficile de se faire une opinion avec si peu de choses exposées: Ninni Wagner (une photo à angle droit – physiquement), Heli Kaskinen (on ne voit que 2 mains sur le bord d’une table blanche sur fond blanc) et Petri Hankonen (deux pelleteuses de nuit).

Bilan mitigé pour cette petite exposition qui aurait gagné à faire plus simple, à donner plus d’espace à chaque auteur et à faire figurer quelques mots sur le travail de chacun.

Helsinki – HPB 2012 – Galerie Anhava

On poursuite le 2ème jour à Helsinki pour HPB 2012 à la galerie Anhava (Mannerheiminaukio 3), tout près du Kiasma (derrière la gare) mais en bas au pied de l’escalier. Comme la galerie Ama, l’espace est clean et les tirages sont grands  et en diasec car il s’agit de Pertti Kekarainen qui n’est pas une découverte (et que je peux voir chaque jour si je veux en ce moment mais là-bas il y avait de nombreux travaux ;-) La galerie est très connue et est présente dans de nombreuses foires d’art internationales. Elle représente aussi plusieurs photographes ou artistes utilisant la photographie: Arno Rafael Minkkinen, Antti Laitinen, Jorma Puranen et Marko Vuokola. Pour en revenir à l’expo on retrouvait donc la série (illustration ci-dessous issue de la galerie) des portes et couloirs à la façon d’un Mondrian muni d’un reflet à la Jan van Eyck (cf. son portrait dit "des époux Arnolfini"). Etait présente aussi de stores.

Helsinki – HPB 2012 – Ama Gallery

Pour débuter le 2ème jour à Helsinki pour le HPB 2012, direction la Galleria Ama (Rikhardinkatu 1) avec Nanna Hänninen. La galerie représente deux autres photographes: Elina Brotherus et Anni Leppälä. Quant au travail présenté, élements végétaux, fleurs et quelques humains avec des gouttes de peintures ou traits de peinture dessus, cela m’est apparu, à l’exception du format (géant ici), un clone du travail de Richter que j’avais vu en détail à la Fondation Téléfonica à Madrid en 2009 (billet ici).

Helsinki – HPB 2012 – Musée finlandais de de la photographie (Suomen valokuvataiteen museo)

Le musée finlandais de de la photo (Suomen valokuvataiteen museo – www.valokuvataiteenmuseo.fi) est lui aussi situé dans l’ancienne fabrique de câble sur Tallberginkatu (au 1G), il occupe le rez-de-chaussée de la façade droite. L’entrée coûte 6 € ce qui n’est pas donné.

Kollective: Preview 5 est constitué des travaux d’étudiants des Beaux-Arts (Finnish Academy of Fine Arts photography).  J’ai raté Jarkko Räsänen mais en voyant son site web il me semble l’avoir vu ensuite dans une galerie, et ai eu bien du mal à repérer les autres munis d’une feuille avec des repères (ça aurait été trop facile de mettre les noms sur le mur…). Iiris-Lilja Kuosmanen montrait 3 sous bois tropicaux (2 diasec et un punaisé) qui m’ont semblé un peu conceptuels faute de contexte (il faut voir la série complète, cover, sur son site, pour mieux "comprendre") et j’ai une préférence pour sa série Another me. Aleksi Linnamaa (pas de site web mais visible sur le site de Kollective, avec d’autres travaux) montrait des choses surprenantes avec 2 photos dans un cadre trop grand et masquées en partie par une photo de bois. Étrange. Le travail de Jonna Kina et en particlier la série vue lors de l’expo est visible sur le même site, il s’agit de divers objets sur fond noir. Là-aussi l’intention n’est pas claire faut de contexte et le lien entre les objets n’est pas apparent (on pourra penser aux photos de Indre Serpytyte qui se présentent sous la même forme – billet ici). Ville Andersson montre par 3 fois un homme, dans un lieu délabré, dansant avec ses vêtement en mouvement qui le cachent (un thème qu’il développe sur son site). Filippo Zambon exploite le filon documentaire (série Secret Rooms) avec 9 chambres d’immigrés chinois en Italie faites immédiatement après une descente de police. Laura Paavilainen n’a pas de site web (voir celui de Kollective) et montre deux personnages perchés qui guettent absurdement. Saku Soukka montrait deux diptyques d’un type enlevant son pull au bord d’un lac, bof.

Le gros du musée était toutefois occupé par deux photographes dont Timo Kelaranta, l’un des grands photographes finlandais sinon le plus grand, couvert de prix et de récompenses dans son pays qui a enseigné aussi au fameux Taik pendant des années. Son travail mérite mieux que quelques lignes et consulter un de ses livres reste le mieux à faire, d’ailleurs certains étaient consultables au musée ainsi que des lettres et cartons de vernissages. L’ensemble de ses travaux était un peu mélangé, toutes les époques, le noir et blanc et la couleur, l’abstrait et le figuratif mais on retiendra quelques séries tout de mêmes comme ses fameux polyèdres, sa série de fils sur fonds blanc, sa série de feuille de couleur roulée totalement abstraite, sa série de pierres aussi, sa série de couleur avec trou gris, sa série de plantes en gros plan. Un travail d’une grande richesse, très variée dans ses formes et exposée de manière extensive sur des cimaises ondoyantes.

A côté de ce travail hautement cérébral se trouvait celui, bien plus ancré dans le quotidien, de K-G Roos dont le destin est également bien différent et tragique (mort en 76 à 39 ans seulement par suicide dans un accès de démence). Son travail  s’apparente au courant humaniste, avec un travail dans la rue, en Sicile (Bitter sicily, un livre jamais publié dont on peut voir les photos et les maquettes vers 59), à Helsinki (vers 56-58) et un travail pour Marimekko (en plein air). De grands fac-similés de pages de journaux accompagnait les photos ainsi qu’un écran LCD où l’on pouvait faire défiler des tirages.

Bref, un programme varié et pas inintéressant mais une surface qui reste limitée au regard de la MEP par exemple.