Galerie Basia Embiricos – Claudia Imbert

La Galerie Basia Embiricos est à deux pas de la MEP (au 14 rue des jardins saint-paul) et elle exposait le travail de Claudia Imbert que j’avais découvert sur le net et que je voulais voir en vrai. Je n’ai pas été déçu: voila de la photographie propre, sympathique, intriguante juste ce qu’il faut et dans des prix de surcroit accessibles (2800-2900 le grand format, 1500 pour le petit). Le principe de la série, la famille inccertaine, est celui de l’arrêt sur image, les personnages sont figés comme les habitants de Pompéï, le tragique en moins, l’imagination en plus car l’histoire reste à venir. J’avoue un faible pour ce genre d’images qui met le regardeur face à lui-même. Claudia a reçu le prix Arcimboldo que je connais bien puisque je vois chaque jour à la maison un travail d’un récent récipidendaire ;) Vous avez encore deux jours pour filer à la galerie où, samedi dernier on parlait russe, mais si vous parlez franaçais ça marche aussi : vous serez bien accueilli :)

 

Maison européenne de la photographie – Programme pré-estival 2012

Dimanche dernier se terminait le programme pré-estival de la MEP et j’en ai profité pour renouveler mon abonnement après avoir un peu hésité il est vrai. Le programme était réellement décevant, une fois de plus. Au sous-sol, des vidéastes israéliens; en Vitrine, Guido Albi Marini montrant des photos de gens visitant une expo où les photos sont blanches ou oranges: ça commençait (très) mal. Dans le demi-étage suivant, Dominique Auerbacher exposait des rayures sur les vitres du métro de Berlin (pas besoin d’aller si loin). Au 1er étage, la moitié des salles état fermée et l’autre occupée par des vidéos de la fondation Neuflize Vie parmi lesquelles il faut retenir surtout celle de Zhenchen Liu (réalisée au Fresnoy), un long plan séquence dans les ruines de la ville chinoise en proie à la destruction.

Au 2ème étage se tenait le meilleur avec Paolo Pellegrin, surtout en noir et blanc (à part quelques portraits d’Iran) et éternellement abonné aux désastres, naturels ou non: guerre en Palestine, Guatanamo, Iran, Haiti, Tsunami en indonésie et j’en passe. Parmi ces épouvatables photographies quelques tirages que j’avais  déjà vus (dans l’énorme book de Magnum et ailleurs, chez Polka par exemple – billet ici) commes ces femmes pleurant un mort au Kosovo et cette enfant estropié aux jambes platrées au Soudan. En fait, le mieux pour ce genre de photographies est peut-être le livre plus que l’exposition, histoire d’être plus distancié et aussi d’avoir l’appui d’un texte plus fourni.

J’attends donc avec (un peu d’) espoir le prochain accrochage prévu pour le 27 juin (et jusqu’au 2 septembre) avec Alice Springs, Charlotte Rampling, Paul Thorel, Anderson & Low, Jérémy Nassif.