MEP – Expostion estivale 2012

La semaine dernière , petite visite à la MEP pour l’accrochage estival (qui se termine ce jour). Dans la vitrine, des danseurs comme réalisés au fusain, par Jeremie Nassif, qui ne resteront pas dans les annales. Au demi-étage, c’est Anderson et Low et non, ce n’est pas du cosplay mais des portraits en studio de japonais déguisés en personnages de mangas, éventuellement rehaussés d’images de synthèse. Peu de monde pour regarder ça, on le comprend, on comprend moins ce qui vaut à un tel travail d’être présenté à la MEP.

A l’étage au-dessus c’est Rampling qui est à l’honneur dans un exercice narcissique exceptionnel. On l’a voit d’abord photographiée par le gratin des photographes (Bosser, Newton, Beaton, Lindbergh, Rheims, Springs, Sieff, Teller, Roversi, Bailey, Lynch, Pierre et Gilles) puis on voit les photos qu’elle a réalisées (de ses gosses) sur 4 écrans LCD et enfin on voit les photos qu’elle aime, des autoportraits de photographes (Goldin, Mapplethorpe, Kertesz, Michals, Penn, Sieff, Clark, Gibson). On sort vite de la salle pour tomber sur pire (?) encore avec les photos de « neige » de télévision en grand format de Paul Thorel. On conclura avec Alice Springs et ses photos de mode et de magazines et de stars plus ou moins grandes et plus ou moins oubliées, le tout en grand format noir et blanc des années 70 jusque vers 85 essentiellement. On ne sait au sortir de la MEP si l’une des salles valait un peu plus d’attention que l’autre tant le programme est une fois de plus catastrophique, sans ligne directrice, à la fois en dehors de l’histoire, du contemporain et de l’émergent en photographie, un ratage à peu près intégral et ce n’est pas le premier.

Le prochain accrochage démarre le 5 septembre avec Nori, Choi et Delsaux.

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