Prague Photo – 28-29 avril 2012 – Dox (2nd niveau)

Il est temps de terminer la série d’articles consacrés à PraguePhoto 2012 avec le 2ème étage du DOX. On y trouvait les écoles (Université d’Opava et FAMU surtout) et leurs étudiants; c’était le meilleur de la visite mais, sans traduction, pas facile de suivre la logique de l’accrochage et, surtout, bien peu d’étudiants disposent d’un site web (mais c’est le cas il est souvent de très bon niveau).

Krzysztof Pacholak, avec dont live alone, évoque la solitude à la maison, des portraits et de petites choses, pas mal du tout. On citera aussi Daniel Laurinc, Dagmar Vyhnalkova, Machaela Spurna, Anna Pleslova, Marcel Stecker et Zuzana Tomková qui montrait deux compositions en bois.

On finira avec Anna Grzelewska de l’Université d’Opava qui montrait un extrait émouvant de sa série Julia wanabe (ci-dessous).

Et on évoiquera aussi les dormeurs tranquilles de Kristýna Erbenová.

 

IPK 2012 – Internationale Photoszene Köln – Cologne

Alors que nous avons enfin fini la série d’articles sur PhotoIreland 2012 et Grid 2012 et que la fin des articles consacrés à Unseen 2012 et Prague photo 2012 se profile, nous entamons une brève série sur l’IPK 2012 (Internationale Photoszene Köln 2012) qui se tient à Cologne du 1er au 30 septembre 2012 et dont le point d’orgue était le week-end du 21 septembre avec des horaires ouvertures spéciales. L’IPK se déroule en parallèle de la Photokina qui est davantage tournée vers la technique photographique et le matériel (Cologne est un grand site de foires internationales).

Cologne est à 3H14 de Paris, sans décalage horaire, et la gare centrale (Hauptbanhof) est au pied de la Cathédrale tout près du Rhin et des musées, très nombreux à Cologne et de niveau international. La ville comporte de nombreuses vestiges de sa fondation romaine (à commencer par le nom des rues !) et de l’époque médiévale (certaines portes sont encore debout). La ville peut se parcourir à pieds sans difficulté mais bus et métro sont disponibles (la museumscard offre une journée de trajets gratuits le 1er jour de son achat – accès gratuit à tous les musées de la ville). La ville est riche, les rives du Rhin agréables et on croise… des écureuils en plein centre-ville. La ville déborde de restaurants et de boulangeries et il y a même un musée du chocolat (en partenariat désormais avec Lindt).

Au cours des 4 jours sur place, pas mal de promenades dans la ville et des visites photographiques très hétérogènes qui imposeront, pour un prochain séjour, un tri plus attentif et un recours aux transports en commun pour plus d’efficacité. L’abondance de musées justifie de revenir car je n’ai pu en visiter que deux, le Wallraff, impressionnant pour sa collection médiévale notamment (une période que j’affectionne spécialement, avec des maitres colonais) et le Musée des arts décoratifs (Museum für angewandte Kunst Köln- MAKK) que j’ai parcouru en coup de vent. Dans les deux cas bien sûr il s’agissait moins de visiter le fond historique que les expositions spécifiques, la photo d’architecture chinoise au MAKK et Mission moderne au Wallraff (ce n’est pas de la photographie mais c’est tellement exceptionnel que c’est inratable, la re-création de l’exposition de 1912 qui fonda l’art moderne avec des oeuvres dispersées dans le monde entier réunies ici à Cologne). J’ai malheureusement raté l’exposition au Ludwig et le trésor de la cathédrale était fermé pour une mystérieuse raison mais j’ai pu admirer les vitraux de Gerhard Richter (qui habite Cologne) tandis que résonnaient les orgues dans ce monument le plus visité d’Allemagne et classé par l’UNESCO.

PhotoIreland 2012 – Institut Cervantes

Comme en 2010 et en 2011, l’Institut Cervantès de Dublin montrait des photos pour PhotoIreland 2012. Il s’agissait de 13 cubains attachés à l’héritage africain, tout un programme, pointu, qui tournait beaucoup (presque exclusivement même) finalement autour du vaudou et de ses pratiques. Le traitement étant à l’égal du sujet, globalement uniforme, avec du noir et blanc essentiellement et des "effets", on avait un peu l’impression de voir plus ou moins la même chose en passant de l’un à l’autre. La bonne nouvelle en revanche c’est que contrairement à l’an passé je n’avais pas vu cet accrcochage avant: Marta Maria Perez, Pedro Abascal, Raul Canibano, Humberto Mayol, Kattia Garcia, Rene Pena, Jorge Luiz Alvarez Pupo, Elio delgado, Ricardo Elias, Sandra Ramos et Ramon Pacheco.

PhotoIreland 2012 – FilmBase

FilmBase cette année et contrairement à l’an passé n’avait qu’un programme réduit à sa plus simple expression (il est vrai que le volet "livres"de  2012 était déjà fini lors de ma visite) avec une demi-douzaine de photos seulement par Tristan Hutchinson. Il montrait Cork Harbou et ses environs (2,5 millions de personnes ont quitté le coin entre 1845 et 1950, c’est dire si c’est riant). Les tirages couleurs ne montrent ni laideur ni pauvreté mais dégagent un sentiment de grisaille, de platitude, d’ennui et de vide. Comptez 300 à 600 euros selon que c’est encadré ou non (pas besoin d'"affordable art fair", n’est-ce pas ? …).

Unseen 2012 – Amsterdam

C’était la 1ère édition de Unseen, une foire de photographie qui se tenait pendant 4 jours du 19 au 23 septembre à Amsterdam. On se rend à Amsterdam en 3 heures environ depuis la gare du Nord et on rejoint le lieu d’exposition (WesterGasfabriek, inutile de traduire) à pieds en 20 minutes à peine depuis la gare centrale. J’avais pris mon billet sur internet avant, pour 20 euros, ce n’est pas donné.

Sur place, il y avait deux espaces dédiés à l’édition (accès libre), l’un plutôt orienté vers les magasines et fanzines créatifs, l’autre plutôt tourné vers l’édition classique (avec de belles pièces): je ne suis pas fan mais tout cela m’a semblé inventif et innovant. Le FOAM occupait une sorte de petite serre (en entrée libre) avec des piles de magazines mais j’ai préféré acheter dans leur boutique, dans le centre, pour des raisons pratiques (c’est lourd les magazines). Dans une autre serre, plus grande, on trouvait une sélection d’ouevres destinées aux collectionneurs sans le sou, à moins de 1000 euros, là-aussi en entrée libre. Blague à part, je ne suis pas sûr que ce soit une affaire d’acheter une "copie" de taille très réduite et en tirage de 25 (voire plus) à 1000 euros quand on voit dans les galeries certaines oeuvres de plus grand format et de moindre tirage au même prix (voire moins). Je suis toujours très sceptique quand je vois "affordable" et reste persuadé qu’on peut se faire plaisir en achetant un travail intéressant pas cher en s’adressant directement à un photographe "émergent" (ou même en passant par une galerie, parfois les prix ne sont pas abusifs, même chose lors d’enchères). Dehors encore, en plein air, des 4×3 recto verso, là-aussi c’était gratuit. Il y avait aussi des containers bleus où étaient projetées des vidéos.

Pour 20 euros on avait droit en revanche à une exposition et à la foire proprement dite. Cette dernière se tenait dans un batiment circulaire et un autre plus petit et plus habituel. Pas grand chose à dire puisqu’il s’agit de voir des galleries, en l’espèce une sélection internationale de bon niveau dont certaines galleries d’art contemporain pas forcément spécialisées en photographies et parfois des galeries venues de loin (Japon, Etats-Unis, Turquie). Le nombre limité (50 environ) est une bonne chose et évite l’effet "marathon" assez usant et finalement propice à rien. On a ainsi pu voir la nouvelle version de la galerie Noble (la galerie Diemar/noble venant de fermer ses portes) en attendant son site web (le blog reste actif).

Concernant l’exposition, il s’agissait d’une sorte d’histoire de la photographie de mode des origines à nos jours, une belle exposition avec tous les grands noms qu’on est en droit d’attendre, sobrement intitulée Fashion! et montée en s’appuyant sur la collection de Camera Work. C’est assez impressionnant par le volume et la qualité; les panneaux d’explication en anglais sont très clairs et didactiques, une vraie réusssite (des images en couleur lors du vernissage ici).

Pour avoir des images de l’événement, on peut aller ici.

Alors, finalement, fallait-il aller à Amsterdam ? De toute évidence non s’il s’agissait de voir Unseen (Paris photo se tient en novembre et on y retrouvera les mêmes galeries et bien d’autres – plus du double en fait – ainsi qu’une multitude d’expositions) mais s’il s’agit de prendre l’air pour la journée et d’aller visiter aussi le FOAM, Huis Marseille et la galerie toute neuve de GUP, oui, je n’ai pas de regrets !

Grid 2012 – Harbour Hall, Cruquiusweg

Cet article est le dernier article consacré à Grid 2012 à Amsterdam et c’est le plus long car il porte sur le site principal, Harbour Hall (sur Cruquiusweg 67), un hangar vilain au bord d’une route relativement passante (et bruyante). Assez curieusement, les auteurs sont présentés généralement par continent et par pays. Le volume exposé est considérable, comparable à deux ateliers à Arles, pour donner un ordre de grandeur, bien que le lieu ne soit pas gigantesque car tout est très serré. Du coup on a un peu de mal à suivre et à savoir ce qui est montré. En revanche, plus sur le fond, la sélection des auteurs est d’une grande qualité et couvre la création contemporaine du monde entier ce qui est proprement extraordinaire: parcourir ensuite, tranquilement, les sites web des auteurs présentés est une source inépuisable de satisfactions. On ne peut que regretter une fois encore les conditions précaires d’exposition: une telle sélection aurait gagné à être répartie sur 2 ou 3 sites plus "intimes" au centre d’Amsterdam au lieu d’être réunie en un tas dans un entrepôt excentré.

Cesar Lopez (Mexique) montrait des objets de décoration et aussi des silouettes d’animaux en carton installés dans des immeubles en démolition.  Code (magazine), un magazine de mode masculine présentait 3 photos de tout un tas d’auteurs: Iain McKell (son livre, The new gypsies, a retenu l’attention), Karen Rosetzsky, Robin de Puy, Francois Coquerel, Tribble&Mancenido, Jussi Puikonen, Ben Rayner, Marco Scozzaro et enfin Benni Valsson. Ce qui intéressant ici c’est moins les photos exposées finalement, que les travaux montrés sur les sites web de chacun, qui souvent savent s’écarter du "simple" travail de commande de mode pour créer des univers plus personnels, des séries comptant une histoire, des arrêts sur image sur des moments de vie. Autre entorse à la logique des "pavillons nationaux", quelques images dédiées à la lomographie avec, me semble-t-il, des photos d’amateurs que je mentionnerais pas ici.

On rejoint l’Europe de l’est avec Suzanna Darni (Russie) pour commencer et ses 8 étranges photos noir et blanc ou les humains semblent des fourmis suivant des traces sur un sol gelé. Une autre série montre une ville visible dans des reflets uniquement. Arnis Balcus (Lettonie), déjà vu à Liège (billet ici) mais avec ici une autre série, de grand formats en couleur de "revival" d’ex urss, un gamin seul devant un verre de lait, un soldat en uniforme, des adultes en tenue d’écolière jouant à l’élastique, etc. Une série un brin décalée voir étrange. Inese Baranovska (Lettonie) exposait des étudiantes à Ilgas manor, un lieu abandonné et jamais réhabilité, des lieux et des portraits dans ce manoir décrépi. Dimitar Solakov (Bulgarie) montrait un sous-bois, des détails de ville, etc. Nous revenons en europe de l’ouest par la Suisse avec les curieuses minuscules vidéos d’Augustin Rebetez. Nous arrivons ensuite en Espagne mais les auturs présentés, dans le cadre des "encubrimientos" de l’Institut Cervantes, nous les avions déjà vus à Madrid donc passons et allons directement au Royaume-Uni en compagnie de Matthew Murray qui fait du Parr, à la recherche du détail qui tue et c’est excellent !

Ensuite, on repart à l’est, au Monténégro, avec 5 "expériences" mais manque de chance on ne sait pas qui fait quoi entre Natalija Vujosevic, Igor Rakcevik, Irena Lagator, Lena Nikcevic et Jovan Mrvaljevic. On voit une vidéo en boucle de hullahoop, un costume transparent, des images au fond de boites, des diptyque pile de livres et texte reprenant les titres (ah si, ça c’est d’Irena Lagator, je l’ai vu sur son site web et ce n’est pas mal). On poursuit beaucoup plus loin vers l’est avec Israel dont les photographes ne sont pas très souvent exposés en France: le choix ici est de se concentrer sur la Naggar school of art. On voit ainsi Soli Fordi (portraits d’hommes en noir et blanc), Yael Brandt (tipe couche sur la rive, la met monte, video), Asaf Elboher (3 hommes posant devant des affaires en vrac). Une vidéo en panne nous privait de quelques noms comme ailleurs d’ailleurs sur le site mais on pouvait voir celle de Nevet Yitzhak. Micha Bar-am, Meir Vigodar et Eldad Rafaeli montraient des une de journaux, des manifs en format poster en noir et blanc. Or Tessema montrait une fille assise, genoux tachés. Micha Simhon misait sur des portaits de musiciens traditionnels en action, sur fond noir. Gaston Zvi Ickowicz fermait le ban avec des passants pressés en grand format traversant une sorte de friche.

Avec la Lithuanie on aborde le travail assez obscur de Darius Vaicekauskas (des photos noir et blanc en bandes horizontales déformées) et celui de Gytis Skudžinskas (multitude de petites photos sur fond de plan schématique). On arrive ainsi au fond du hangar vers le "stand" de Blurb et les travaux de Arno Roncada (des maisons) et Milcho Manchevski (assemblage de photos en strips dont l’intérêt m’a paru nul). Le "stand" Getty montrait le travail de Jason Andrew sur Katrina, un peu comme on le voit sur Tchernobyl, celui de Benjamin Lowy (billet ici) avec des afghans tout sourire photographiés en Iphone, celui de Charles Ommanney sur la présidentielle us de 2012 en noir et blanc et enfin celui de Jasper White avec de belles maisons dévastees à Tunis en grand format couleur.

Ensuite on revanait à une approche géographique avec l’Indonésie, pays totalement absent habituellement de la photographie contemporaine. Manque de chance, aucun des auteurs n’a de site web (on je n’ai pas toruvé), tant pis donc pour Suryo Wibowo, Andi Ari Setiadi, Adhi Wicaksono,Prasetyo Utomo, Fanny Fajarianti  et Abdul Aziz. Même chose pour les Philipines avec Steve Tiroma.

La Hongrie était rprésentée par Matyas Misetics (nuit en ville avec personnages figés peu éclairés) et l’Azerbaijan par Ilkin Huseynov et ces scènes de mariage tandis que la Tchéquie faisait honneur au travail de Evzen Sobek avec des photos de nuit de lieux désert vus comme en plein jour, une photo très "clean". Pour l’Irlande c’était les lieux brumeux en carré de Eoin o’Connail et pour le Royaume-Uni ceux de Roderick Buchanan (comméroration du massacre de Glencoe et réunion de loyalistes en Ecosse).

On s’approche de la fin avec le Maroc (Leila Alaoui, Houda Kabbaj, Saad Tazi, Khalil Nemmaoui, et Zinneb Andress Arraki) et bien sûr les Pays-Bas on on peine à distinguer qui fait quoi (Luuk Wilmering, Jaap Scheeren, Anouk Kruithof, Lotte Reinmann, Isabelle Wenzel, Pim Leunen, Laura van Rijs). La Colombie exposait de minuscules et très nombreux 3×3 par Alejandro Martinez.

Le Danemark se distingue avec une série superbe consacrée aux intérieurs rénovés du palais d’Amalienborg avec d’extraordinaires des peintures contemporaines partout, comme quoi on peut être roi et moderne, encore maintenant. Un travail de Torben Eskerod et Roberto Fortuna visible sur Vogue Allemagne (ici).

En résumé, une exposition trop longue dans un lieu inadapté qui gâche un peu le plaisir de regarder une sélection d’une très grande qualité, diverse, fraiche et contemporaine comme on aimerait en voir à Paris.

PhotoIreland 2012 – RHA

Inutile de perdre du temps avec La cathedral studios devenue backloft(?) lors de ce PhotoIreland 2012 car le lieu n’y a rien gagné avec un solo show digne d’un amateur et passons à la RHA qu’on avait déjà visité l’an passée. La liste des photographes étant longue, on ne cite ici que ceux que je n’ai pas vu ailleurs à Dublin et qui disposent d’un site web montrant au moins un projet artistique: Abigail o’Brien, Ben GeogheganPeter NeilMiriam o’Connor, Veronica Vierin, Simon Burch, Fionn mcCann, Kasia Kesicka, Rory Mulvey, David Creedon (déja vu je ne sais plus où), Eamonn Doyle, Irene Barry, David Farrell (récompensé), Cx Hayden, Miriam o’Connor, Aisling McCoy, Christine Lebeck, Artur Sikora, Jamie Young (exposait chez Exchange…qui est fermé), Amelia Stein, et enfinMella Travers (ci-dessous). Bien que la photo n’occupe qu’une faible place au regard de la surface d’exposition, le nombre d’auteurs exposés est très conséquent et le niveau plutôt relevé: c’était l’exposition à ne pas rater.

PhotoIreland 2012 – The Little Museum of Dublin

PhotoIreland 2012, à Dublin, outre la photographie permet de découvrir parfois une ville ou un pays.  The Little Museum of Dublin s’inscrit dans ce cadre tout en offrant une exposition de photo. La visite du minuscule musée ne présente hélas aucun intérêt pour qui n’est pas un dublinois pur sucre mais les photographies de Ailbhe Greaney ne manquaient en revanche pas d’idées (du coup, c’est une expo payante à 5 €…). Tout tourne, comme le thème de PhotoIreland 2012 le suggérait, autour de l’immigration, où se mélangent photos sur Iphone et en visio, photos dupliquées en deux lieux distincts, etc, un travail astucieux dont la diffusion sera limitée par l’absence de site web pour son auteur ‘à quoi bon exposer alors ?), dommage.

PhotoIreland 2012 – National Photographic Archive (NPA)

Pour PhotoIreland 2012 à Dublin la National Photographic Archive (NPA) montrait le travail de David Monahan à travers sa série leaving Dublin, de grands formats couleur de nuit montrant toujours la même scène à savoir le migrant et sa valise, parfois en couple ou en famille, une sorte de retour aux sources, si on ose dire, dans un pays qui a connu l’exode notamment lors de la Grande Famine. C’est d’ailleurs cette situation tragique qui est évoquée à l’aide de documents d’archive (des lettres un peu postérieures, vers 1860) d’émigrés irlandais en Argentine accompagnés de portraits de leurs descendants réalisés par Maurice Gunning. Une exposition très réussie, émouvante, mais là-aussi bien modeste par ses ambitions et son volume.

PhotoIreland 2012 – Inspirational Arts

Pour PhotoIreland 2012 à  Dublin,  Inspirational Arts avait retenu comme l’an passé" un sujet "social" (billet ici). Alors l’expo était petite avec 8 photos seulement mais chacune était réellement expressive et sensible et le petit texte accompagnant chacune fonctionnait très bien. Stephan Doyle a su saisir dans ses portraits carrés d’ouvriers qualifiés au chômage quelquechose d’émouvant et de digne, parfaitement en phase avec le thème de PhotoIreland (les migrants) puisque certains d’eux songent sérieusement à quitter l’Irlande pour trouver du travail. Il n’a pas (encore ?!) de site web mais son travail est visible chez Source.