PhotoIreland 2012 – Mad Art

Comme l’an dernier Mad Art figurait au programme de PhotoIreland mais l’exposition était réduite au seul rez-de-chaussée contre 3 étages. La plupart des auteurs ont un site web pas mal fait (voire très bien faits avec de vrais projets) et certains prix étaient affichés lors de l’exposition ce qui est toujours appréciable. Voici ceux quiu ont un site wev en état de marche et un projet: Natalia Marzec, Garry Loughlin, Claire Duggan, Patricio Cassinoni, Lynn Rothwell, Alma Haser, Patricia Klich, Cindy Morrissey, Anita Kulon, Ste Murray, Aoife o’Dwyer, Jesse Fox, Jill Quigley. Mention spéciale pour Alma Haser et ses étonnants portraits.

PhotoIreland 2012 – Gallery of Photography

Cette année encore à Dublin, pour PhotoIreland 2012, la Gallery of Photography figurait parmi les exposants. Il est à noter que l’exposition (en partenariat avec m-bochum) est toujours d’actualité puisqu’elle dure jusqu’au 9 septembre 2012. C’est une exposition qui porte essentiellement sur Dublin et ses habitants, avec quelques images de New York (vers 63-65) et quelques portraits d’artistes aussi. Les vues de Dublin sont intéressantes avec des couleurs superbes. Ce travail est dû à Evelyn Hofer (1922-2009). Une belle expo mais hélàs un peu petite, la faute au lieu.

 

PhotoIreland 2012 – Sebastian Guinness

L’an passé à Dublin pour PhotoIreland 2012, Sebastian Guinness avait investi un vaste espace pour le consacrer au Mexique (billet ici). Cette année il revient dans le centre de Dublin vers Stephen’s Green avec un espace bien modeste et un solo-show consacré à Joby Hickey. Ce dernier montrait de grands formats noir et blanc à la façon du 19ème siècle mais en digital avec quelques nus mais  surtout de la street photography et des paysages urbains.

PhotoIreland 2012 – Monster Truck gallery

A Dublin, à l’occasion de PhotoIreland 2012, la gallerie Monster Truck compte de nouveau, comme l’an passé, parmi les lieux d’exposition avec, là-aussi comme l’an passé une sélection décoiffante, au moins au rez-de-chaussée. L’en dernier il s’agissait de photos et de fils, cette année il s’agissait de géométries comme des mélanges de photos et de paintures et aussi des lightboxes de polyhèdres blancs. Bof mais les deux auteurs, Mark McCullough et Suzanne Mooney, nous montrent sur leurs sites web respectifs des travaux à mon sens plus intéressants et surtout replacés dans un ensemble de travaux, c’est là le paradoxe: on voit (et on comprend) mieux finalement assis devant son écran que sur place avec 5 ou 6 oeuvres qui se battent en duel dans un vaste espace blanc sans commentaire …

 A l’étage, Adrian Reilly exposait 5 ou 6 petits format couleur desaletés dans les rues et des vues aériennes. L’articulation avec le rez-de-chaussée est assez obscure.

PhotoIreland 2012 – A flat Pearse House

A Dublin, lors de ce PhotoIreland 2012, il fallait chercher aussi pour trouver l’exposition qui se tenait dans… un appartement au rez-de-chaussée de Pearse House, un lieu inhabituel, de type HLM, avec ses petites chambres et sa cuisine. Jeanette Lowe exposait la vie des gens dans le quartier et l’immeuble qui date des années 30 avec pleins de gosses et beaucoup de chaleur et de simplicité. De la photographie sociale joyeuse dans un lieu modeste avec en prime, pour les habitants, des photos anciennes du quartier. Une exposition petite mais valable où tout est raccord entre le lieu, le sujet, l’accrochage et même l’accueil avec un vieux monsieur installé sur sa chaise à l’entrée.

PhotoIreland 2012 – BurnIn Company

La BurnIn Company exposait dans une pièce minuscule au bord d’une rue passante lors de PhotoIreland 2012 et pourtant ils étaient 6 à exposer leurs travaux, souvent à la marge de la photographie, regardant du côté de l’installation voire de la performance. Etaient ainsi présents un certain nombre de jeunes diplômés de la NCAD et comme d’habitude dans cette situation je ne cite ici que ceux qui disposent d’un vrai site web en état de marche avec un projet personnel et ce sera vite fait puisque seule Alison McDonnell est dans ce cas…

PhotoIreland 2012 – Survol

Pour la 3ème année consécutive je suis allé passer quelques jours à Dublin en juillet dernier à l’occasion de PhotoIreland 2012. La 1ère année je n’avais guère été entousiaste en raison de l’écart entre le battage médiatique et la réalité, fort modeste et à l’organisation perfectible. La seconde année, le bilan était nettement plus favorable avec une organisation en progrès et une exposition phare de qualité muséale qui manquait l’année d’avant. La 3ème édition est à mon goût la plus mauvaise des trois et il est vraisemblable que c’était là mon dernier séjour à Dublin, ayant par ailleurs déjà fait le tour des musées du cru susceptibles de compléter le programme de visites.

Un programme allégé (il est vrai que c’était le cas aussi cette année à Madrid et à Arles mais comme on partait de bien plus haut il reste bien plus de matière), aucune exposition d’envergure et toujours des expositions qui s’enchainent plus qu’elles ne se déroulent simultanément ce qui pénalise le visiteur qui ne passe que quelques jours sur place. Tout évidemment n’était pas à jeter dans cette édition, bien au contraire, c’est moins la qualité que la minceur du programme qui était décevante que les oeuvres, sans parler de l’organisation toujours aussi peu rigoureuse (lieux fermés sans explication).

Je doute que cet événement perdure en l’état, sauf à redevenir un festival local et à l’assumer: s’il veut rayonner au-delà de l’Irlande, il gagnerait vraiment à être une biennale, permettant ainsi de réunir les budgets et les oeuvres nécessaires pour avoir la masse critique, idéalement en alternance avec le festival de Belfast (qui est déjà une biennale) et avec qui des liens devraient être tissés. Le festival de Belfast se tient par ailleurs en juin, période moins encombrée que juillet. Le lien transatlantique que j’appelais de mes voeux en 2010 et qui s’est concrétisé en 2011 devrait aussi être renforcé et devenir récurrent: ce serait d’autant plus aisé avec une biennale qui laisserait plus de temps pour monter des collaborations. Enfin, il est indispensable que l’organisation gagne en rigueur: il n’est pas acceptable qu’une large part des lieux d’expositions ne soient pas ouverts simultanément sur une période donnée et il n’est pas admissible que les jours et horaires d’ouverture ne soient pas respectés par les participants.

Une quinzaine d’articles seront publiés sur cette édition 2012.