ArtBrussels 2010 – partie 1

Comme indiqué ici, l’an passé j’avais pondu 11 articles sur ArtBrussels, et j »espère en faire moins pour cette édition 2010 qui s’est achevée le 26 avril dernier, histoire de ne pas trop accumuler de retard.

Parmi les belges. Crown gallery montrait un paysage de Mellado, Charif Benhelima, Vitali, Van der Salm et Paul-Armand Gette, ce dernier exposant  des framboises écrasées sur un sexe féminin (miam ?). Koraalberg montrait Nick Erwinck (une structure sous diasec). Base alpha montrait Michele Matyn. Jacques Cerami qui accorde toujours une large place à la photo exposait comme l’an dernier les petits noir et blanc de Pol Pierrart et Philippe Herbet avec cette fois de petits portraits couleur (toujours féminins et toujours en Europe de l’Est). Il y avait aussi Nina Berman, Jean-Baptiste Sauvage et Jean Revillard.

Parmi les français. Gdm montrait un policier de Bill Owens (1500-2700 €). Jean Brolly montrait Tadzio.

Parmi les autres. Adn galeria montrait le travail de Daniel et Geo Fuchs, un avion dans les bois et le désert. Kisterem montrait le travail surprenant d’Antal Lakner: des photomontages d’objets bizarres de l’armée islandaise. Galeriekleindienst montrait un diasec géant d’un bar par Anett Stuth. Mario Mazzoli montrait Douglas Henderson et Paolo Cavinato (avec ses espaces vides). Horrach Moya exposait Jorge Mayet (2 diasec d’un maison qui coule dans des eaux turquoises) et Suzy Gomez et surtout les portraits géants d’enfants en tenue Golden age d’Adriana Duque et les gangs de Carles Congost eux-aussi transposés à l’âge d’or espagnol. Martin Asbaek montrait une battue dans la neige par Howalt et Søndergaard ainsi qu’un étonnant diasec panoramique géant avec une auto et son conducteur démultipliés dans un garage par Liebscher. Gabriel Rolt montrait un Desiree Dolron et ce n’est pas souvent qu’on peut en voir un, surtout un portrait de sa série Xteriors que je croyais indisponible à la vente (hors enchères). Conrads montrait Beat Streuli et surtout Rosemary Laing avec la blonde qui pleure (a dozen useless actions for grieving blondes) que je ne connaissais pas.

Art Brussels, Musée Magritte et Bamako – Un retour rapide

La semaine passée a été riche puisqu’après Strasbourg, mardi (billet ici), ce fut Bruxelles, hier, que je m’en suis allé visiter, pour y voir de la photographie bien sûr, entre autres choses. Quant à la Belgique, j’y étais déjà allé il y a peu (Liège, billet ici) et, l’an passé également pour, déjà, Art Brussels (qui avait donné lieu à 11 billets successifs).

Le trajet pour Bruxelles se fait en Thalys en 1H22 (arrive gare du Midi) et la SNCF en fait la publicité à longueur de page web, auteur dire que c’est presque la grande banlieue parisienne.

D’un point de vue pratique, on trouve des sandwiches au rayon frais des supérettes (comme à Groningen et contrairement à Liège…) et le plus simple est de passer chez Carrefour à la gare. On pourra faire provision de chocolat sous toutes ses formes comme par exemple du chocolat à tartiner Galler qu’on ne trouve pas en France (me semble-t-il – miam). A  ce propos, quand on arrive au petit sablon en bus en provenance de la gare et qu’on veut se rendre au Musée Magritte, on remonte la rue de la Régence vers la place royale et là, à droite, sur la place du Petit Sablon on trouve une boutique Côte d’Or (ouverte depuis 2008 pour les 125 ans de la maison :)

Art Brussels n’ouvrait qu’à 12H cette année et j’ai profité de la fin de la matinée pour visiter le musée Magritte (il est bon de réserver en ligne avant ici - les entrées se faisant à heure fixe), il faut compter 1 heure. Préalablement je m’étais cassé le nez chez Dandoy (rue au beurre) et en avait profité pour jeter un œil sur la grand-place (l’une des plus belles du monde dit-on).

Quant au musée, situé dans le quartier des musées (prendre le bus 27 depuis la gare du midi – arrêt Petit Sablon – compter 20 minutes donc 5 à pieds direction Place Royale via la rue de la Régence), sur les hauteurs, on commence la visite au 3ème étage en ascenseur et puis on descend ensuite pour rejoindre le niveau du sol. Le musée est entièrement aveugle (à part l’escalier), toilettes et penderie sont gratuites. Il s’agit vraiment d’un musée Magritte: on ne voit donc pas nécessairement  les pièces les plus spectaculaires où les plus connues mais plutôt le cheminement de l’artiste y compris des périodes méconnues (dite « surréalisme en plein soleil » ou « période Renoir » et encore cette brève période dite « vache » réalisée à Paris) sans oublier ses débuts comme illustrateur, ses collages, sa production littéraire et épistolaire. Il y a même des photos qu’il a prise ou bien des photos de lui et ses proches réalisées par ses amis. Certaines de ces photos lui ont servi pour ses oeuvres.

Ensuite, direction le stade du Heyzel (station de métro à 100 mètres de l’exposition Art Brussels et de l’Atomium). Il faut débourser 1,50 € de penderie et 15 € de droit d’entrée pour visiter ArtBrussels mais cela reste sensiblement moins prétentieux que la FIAC et tout ce qui gravite autour à Paris. En outre, la photographie est toujours bien représentée. J’y reviendrais dans de prochains billets.

Pour finir la journée en beauté, il fallait profiter de Bamako ou plutôt de l’exposition consacrée aux Rencontres de Bamako, la  Biennale africaine de la photographie, dont la dernière édition s’est tenue fin 2009. C’est tout de même bien de s’épargner ainsi un long et coûteux voyage au Mali: l’Afrique à 1H30 de Paris. Cette exposition, bien que payante (5 €) s’est avérée très réussie. Je me suis un peu planté en sortant du métro alors qu’en fin de compte c’est à 50 mètres de la place Sainte Catherine, accessible aussi en 15 minutes depuis la gare du Midi. J’y reviendrais dans quelques billets.

Je le redis, il faut profiter des beaux jours et de la richesse culturelle Outre-Quiévrain (en plus, les gaufres sont excellentes et le chocolat aussi).

Galerie Pascal Polar – Michel Scarpa, Anton Solomoukha,Veronique Boyens, Mayuko Sakai, Herman Bertiau, Paul Vinet, Catherine Vernet

Je vous ai longuement parlé (11 articles) de ma promenade à ArtBrussels mais bien évidemment, à Bruxelles, il y a aussi des galeries à voir.

J’ai donc profité de ArtBrussels pour aller voir Pascal Polar (ici) dont je reçois les invitations depuis des mois sans pouvoir y aller. La galerie, particulièrement vaste, est sur deux niveaux et, chose appréciable, les prix figurent en clair. Lors de ma visite, fin avril, il y avait une exposition collective qui montrait notamment Michel Scarpa mais je vois qu’il est toujours présent et jusqu’à fin août.

Le travail de Michel Scarpa se présente sous la forme de surimpression géantes sur plexiglas et d’autres plus petits formats un peu pixelliseés. C’est un travail plus proche du design ou de la création artistique que de la photographie stricto sensu mais l’effet produit est intéressant et original. Je n’avais jamais rien vu de tel. Les petits formats sont à 3 200 euros. Le seul hic c’est que ce travail, d’un traitement assez subtil et offrant peu de contrastes, ne ressort pas du tout sur un petit écran via internet. Il a un blog (ici) qui montre l’éclectisme de son travail, qui repose sur des techniques multiples.

Herman Bertiau montrait  en noir et blanc des femmes nues (enfin je pense) dissimulées. J’ai été moyennement séduit. Je n’ai pas trouvé son site web. Paul Vinet montrait des silhouettes comme découpées sur fond doré. Renseignement pris, sur son site (ici), il s’agit de tirages couleur dorés à la feuille montés sur aluminium. La technique ne fait pas tout et passé la surprise et la curiosité, je reste mitigé. Sur son site on voit d’autres tentatives de mix de techniques.

Catherine Vernet montrait des portraits sur fond noir mais je n’en ai guère de souvenir et pas moyen de trouver son site web ni son travail sur un quelconque site web.

Je garde pour la fin les trois photographes dont les travaux m’ont semblé les plus intéressants.

Au rez-de chaussée, dans un coin, on pouvait voir quelques nus originaux de Anton Solomoukha (75*56 cm). Ce sont des nus originaux car un brin « décalés » bien que photographiés comme on ferait une peinture classique. L’artiste ne doit pas être représenté par la galerie (comme la plupart des artistes montrés lors de cette expo, d’ailleurs) et ne possède pas de site web mais une large collection de ses travaux est visible ici. La photo ci-dessous n’était pas visible lors de l’expo mais donne une idée de son style. Un autre lien russe, pas mal, ici.

Veronique  Boyens était présente également, à l’étage. Vous vous souvenez peut-être qu’elle avait été exposée (ici) au Musée de la Poste (ici), à Paris avec des autoportraits timbrés. Elle récidive avec des autoportraits (en 60*60 cm) et, nouveautés, des autoportraits en intérieurs (en 46,5*70 cm) respectivement à 1 800 et 1 600 euros. Son site est bien fait (ici) et l’illustration ci-dessous en provient. Mayuko Sakai montrait d’énigmatiques photos qui ne pouvaient montrer d’intriguer (en 80*100 cm et à 1 600 euros). C’est une vraie découverte. Son site est ici.

 

Voilà, une sympathique exposition, de l’air et des prix abordables.

ArtBrussels 2009 – Les galeries étrangères – Partie 11 (et conclusion)

Et voilà, c’est le dernier article de la série sur Artbrussels, comme quoi il y avait de quoi voir :)

La galerie Deweer (ici et Otegem, un petit patelin en campagne) montrait Koen Vanmechelen et Boris Mikhailov. Maruani et Noirhomme (Knokke et ici)  montrait David Lachapelle. La galerie Tanit (ici et Münich) exposait Sonja Braas. Nikolaus Ruzicska (Salzburg et ici) montrait Giovanni Castel. Max Estrella (Madrid et ici) présentait Dionisio Gonzalez et Aitor Ortiz. La galerie Bo Bjerggaard (Copenhague et ici) montrait Per Bak Jensen et Eve Sussman. Horrach Moya (ici et Palma de Mallorque)  montrait Lida Abdul. La galerie Charim (Berlin, Vienne et ici) montrait Valie Export, Lise Pouger et Markus Krossendorfer. La galerie Traversee (ici et Münich) avait choisi Allan Sekula. Clara Maria Sels (ici et Düsseldorf) montrait Francesca Woodman, Wolfgang Flad et Dieter Hiesserer.

Au final, cette foire permet de voir de nombreux artistes et de multiples galeries et, le médium photographique étant largement représenté, ArtBrussels est à ne pas manquer pour tout amateur de photos qui se respecte. Au-delà de l’attrait de la foire, la proximité avec Paris et l’absence de stress régnant à Bruxelles (ainsi que les gaufres) font de cette destination une promenade reposante pour les parisiens et réjouissante pour les papilles.

ArtBrussels 2009 – Les galeries étrangères – Partie 10

Beaumontpublic (Luxembourg et ici) montrait Marina Abramovic, Su-Mei Tse et Ellen Kooi. Filomena Soares (Lisbonne et ici) présentait Joao Penalva. Andre Simoens (Knokke) sortait le grand jeu avec Rineke Djikstra, Andres Serrano, Annelies Strba, Thomas Ruff, Martin Parr et Marie Jo Lafontaine. Blancpain (ici et Genêve) montrait Balthasar Burkhard et Jules Spinatsch. La galerie Transit (Mâlines et ici) exposait Sergey Bratkov. Simon Lee (ici et Londres) ne prenait pas de risque avec Larry Clark.  Ben Browne (ici et Londres) montrait Matthias Schaller, Candida Höfer, Tseng Kwong Chi et Thomas Ruff.

Van der Grinten (ici et Cologne) montrait Pierre Faure, Izima Kaoru et Adam Jeppesen et, par extraordinaire, les prix étaient affichés (respectivement : 2 400, 7 500 et 2 600 euros).

La galerie Fifty one (Anvers et ici) est l’une des rares galeries présentes à ArtBrussels à être spécialisée en photographie. Je vous invite donc à faire un tour sur leur site : sachez touteois que les artistes présentés sont pour la plupart des célébrités ce qui ne les met pas à la portée du premier quidam venu. Cette galerie avait retenu Hiromi Tsuchida, Bart Michiels, Michael Wolf, Friederike Von Rauch, Kyungwoo Chun, Carl de Keyzer, Saul Leiter et Ray K. Metzker.

Galerie Anhava (ici et Helsinki) montrait Jorma Puranen, un travail intéressant sur le reflet.

ArtBrussels 2009 – Les galeries étrangères – Partie 9

Poursuite de la longue série d’articles consacrée à ArtBrussels 2009 sous l’angle des photographes.

Elisabeth et Klaus Thoman (ici et Innsbruck ) montrait Clegg et Guttman. Photo et contemporary (Turin) avait choisi George Rousse (dont le travail est fameux en France – un billet ici),  Beatrice Pediconi et Niels Udo. La galerie Krinzinger (ici et Vienne) exposait Hans Op de Beeck tandis que Gladstone retenait Roe Ethridge (et pourtant cette galerie ne le représente pas a priori). Baronian Francey (Bruxelles et ici) montrait Marie Jose Burki, Florian Maier Aichen et Bruno Serralongue. Mario Mauroner (Vienne et ici) avait retenu Jan Fabre dont j’ignorais qu’il utilise la photographie. Tucci Russo (Turin et ici) avait choisi Conrad Shawcross et Robin Rhode.

Charlotte Moser (Genêve et ici) montrait Natacha Lesueur avec une intéressante série mêlant corps et nourriture. La galerie donne peu à voir en ligne et le site web de l’artiste est malheureusement en déshérence depuis des années mais il y a des choses à voir ici.

 

ArtBrussels 2009 – Les galeries étrangères – Partie 8

Poursuite de la visite de ArtBrussels 2009 sous un angle photographique.

La Galerie Steinek (ici et Vienne) montrait Rong Rong et Yvon Lambert (ici et Paris) Andres Serrano et Candice Breitz, Meessen de Clercq (ici et Bruxelles), Jordi Colomer, Patrick Evraert et Sarah Pickering. Cette dernière s’est pas mal faite remarquée avec sa série d’explosions (ci-dessous).

Aeroplastics (Bruxelles et ici – leur site est toutefois une calamité) montrait Kahn et Selesnick, Shadi Gadirian et Vincent Bergerat. Studio la Città (ici et Vérone) présentait Kirk Palmer, Mikhael Subotzky, Vincenzo Castella avec une vue de Naples et surtout Hiroyuki Masuyama avec de curieuses photos (série Turner) qui semblent des peintures (ci-dessous).

La suite bientôt.