En bref – La galerie particulière – Coulon et Lopparelli

Le 5 février c’était vernissage à la Galerie particulière mais contrairement à La petite poule noire il n’y avait pas trop de monde donc je suis entré. Dedans, il y avait Gilles Coulon avec ses paysages sous la neige et ses rappels textuels de décès de SDF invitant mine de rien à chercher un corps dans le paysage, un travail habile qui donne à l’absence une véritable présence. Je l’avais déjà vu auparavant (billet ici).

Du côté de  Philippe Lopparelli, c’était du noir et blanc et de la chaleur voire de la moiteur avec de petits formats comme pris à la dérobée par on ne sait quel procédé ancien pour ce qui se veut un hommage rimbaldien à Zanzibar.

Le travail de l’un et l’autre sont visibles jusqu’au 26 février dans le cadre des expositions multiples du collectif Tendance Floue à l’occasion de ses 20 ans.

En bref – Galerie Agnès B. – Ryan McGinley et Dash Snow

La galerie Agnès b. montre tout un tas de choses jusqu’au 6 novembre 2010 mais là c’est la photographie qui nous occupe et c’est hier qu’on y est passé.  Dash Snow montre des photographies presque pointillistes de grand format en noir et blanc sur des sujets disons énigmatiques, parois difficilement discernables (une femme perchée sur sa baignoire, un homme encerclé de bougies ?). A réserver aux initiés. Quelques éléments de biographie de Snow ici à l’occasion de son décès d’une overdose en 2009.

Quant à McGinley, c’est presque l’exact contrepoint avec de la photographie de petit format, très propre, montrant des éphèbes et des modèles féminins à la manière des magazines de mode. Un choix étonnant car on en visitant le site de McGinley (ici) on y trouve des choses plus décoiffantes, sinon dans le fonds (de beau jeunes gens), au moins dans le traitement.

Enfin bon, ce n’était guère fascinant.

En bref – Briobox – Franck Gérard

Briobox montre jusqu’au 25 septembre 2010 une exposition collective avec une petite place pour la place photographie. Je suppose qu’il s’agit du travail de Franck Gérard qui nous montre un alignement de petites photos posées à terre montrant "des filles des publicités des abribus". Sinon, il y avait aussi une photo montrant deux oiseaux crevés et une projection au sol du nid de Nestlé (je doute en passant que l’entreprise apprécie et j’espère qu’il n’aura pas leur avocat sur le dos).

Un exposition pas indispensable à visiter pour l’amateur de photographie.

En bref – Magnum – fin d’accrochage de l’été 2010

C’était le dernier jour hier pour voir l’accrochage estival de la Galerie Magum à Saint Germain des Prés. Une sorte de pot-pourri avec Barbey, Gilden, Rodger, Morath, Arthur, Manos, Leiselas, Erwitt, Glinn, Gruyaert, d’Agata, Branco, Stock, Webb et Power. De l’ancien et du nouveau, du petit et du grand format, de la couleur et du noir et blanc. Au final, assez naturellement, rien ne ressort d’un tel saupoudrage.

Ultra Bref – Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Afi (archivo fotografico italiano) – Off

C’était comme l’an passé, cette expo de Afi, beaucoup  trop petit, mais cette fois à côté d’un hôtel. Si petit même que je ne vois pas l’intérêt d’essayer de montrer quelque chose dans ces conditions (sauf si c’est l’objet même du projet). C’est dommage car ce qui était montré, ce n’était pas n’importe quoi:  Giuliana Traverso, Claudio Argentiero, Umberto Armiraglio et surtout Giacommelli.

Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Eglise Saint Blaise – ENSP

L’ENSP est en force cette année avec une présence au Off (à l’Eglise Saint Julien) et dans le parcours officiel. Dans l’église Sainte Blaise (payant) c’est l’officiel et le meilleur de l’histoire c’est que le Off présente les mêmes auteurs (avec certaines pièces identiques) et bien d’autres encore: cherchez l’erreur.

Ainsi on retrouve  Lea Habourdin, Maria-do-mar Rego et Lucille Chombart de Lauwe, seuls les lutteurs de Olivia Pierrugues ne sont pas visibles au Off (à l’Eglise Saint Julien)

En bref – Rencontres de la photographie d’Arles 2010 – Adrian Turner – Two tides

Modeste exposition mais magnifiques images que donne à voir Adrian Turner dans le cadre du off, Chez Arthur et Janine. Ses photographies de la mer et des jetées, en grand format couleur en pose longue en mettent la plein la vue, c’est absolument sidérant.  On connais tous ces images en pose longue qui transforment ciels et eaux en ensembles étrangement homogènes, sans aspérités et vaporeux mais je n’avais jamais vu cela en couleur et en grand format.

Son site web est bien fait mais donne un tour très commercial à son travail (il est photographe de mode) qui ne traduit pas bien la qualité plastique de la série montée à Arles.