Helsinki – HPB 2012 – Helsinki City Museum – Hakasalmi Villa

Le Helsinki City Museum est réparti sur plusieurs sites ce qui peut troubler le visiteur. Ici, il s’agit du site de la Hakasalmi Villa (Mannerheimintie 13b) qui à l’occasion de HPB 2012. cette belle villa est situé tout près de la gare en bordure de la baie de Töölö (qui a cet endroit est un lac). L’exposition était de très bon niveau, de qualité muséale, gratuite, avec, sur deux niveaux, de la photographie et quelques installations et vidéos. Seules les photographies sont abordées ici.

Chad Gerth montrait des terrains vagues à Chicago vus de dessus en petit format couleur, des vues désormais banalisées avec les satellites et Google mais le cadrage serré et le caractère sériel des photographies produisaient néanmoins un certain effet. Je passe sur Anthony Haughey car j’avais déjà vu sa série settlement vu à Dublin (billet ici). Stephen Gill livrait des portraits de briques ayant servi lors des émeutes a londres, en 18 petits formats noir et blanc. David McMillan exposait the tchernobyl zone, des images impressionnantes mais avec une impression de déjà vu tant le sujet est devenu tristement banal (on pourra évoquer le travail de Eric Lusito également – billet ici).

Simo Karisalo traitait aussi d’un sujet vu et revu (on pensera dans un autre genre à Ulrich Gebert – billet ici ou Claudio Hils – billet ici), celui des lieux de simulation de crise avec une maison et de la neige (série pas trouvée sur son site web). Adam Magyar avec urban flow nous tire encore plus loin hors du réel avec de gigantesques formats panoramiques horizontaux représentant 2 ou 3 minutes de temps qui passe avec des personnages tout petit, le fond formant de longs traits horizontaux. Christina Seel montrait des villes illuminées parmi les plus visibles de l’espace.

Christopher Thomas avec new york sleeps, surprend son monde avec une New York saisie à l’aube alors qu’elle est paisible voire déserte, avec des tirages sur un gros papier aquarelle Arches.Peter Margonelli présentait aussi des lieux industriels ou urbains, déserts, sous une lumière d’éclipse étonnante.

Noomi Ljungdell adopte un parti-pris plus radical avec des pièces déjà vues à Copenhague: de grands diasec blanc avec des textes minuscules dessinant des paysages ou objets divers.

 

Sohei Nishino exposait un plan de londres (et de Kyoto et de Tokyo aussi) en grand format noir et blanc fait de photos des lieux. Très étrange et ludique. J’ai revu depuis ce travail à Madrid cet été.

Jiang Pengyi fait quant à lui des maquettes de Pékin et les installe dans des lieux en démolition, un travail qui s’inscrit dans une veine chinoise très développée, celle de la dénonciation de la démolition de quartiers anciens au profit de construction occidentales modernes. On termine plus légèrement avec Jukka Lehtinen et ses mises en scène de figurines colorées en plastique.

Helsinki – HPB 2012 – Helsinki Art Museum

Deux belles expositions pour terminer notre 3ème jour de visite photoçgraphique à HPB 2012, la 1ère ce sera celle consacrée à un solo show de Taryn Simon à l’Helsinki Art Museum (Tamminiementie 6) dont l’entrée est fort chère (10 euros !). Ce musée est fort petit, sur un seul niveau et surtout à la campagne: la ville es très étendue et ménage des espaces pour ainsi dire sauvages et c’est ainsi que ce musée se trouve dans les bois (ce qui est un peu surréaliste pour un parisien). On y accède néanmoins facilement par le tram après avoir traversé un jardin botanioque (et les bois…).

Le travail de Taryn Simon est très connu, célébré et commenté dans le monde entier. L’exposition finlandaise, très complète, avait le grand mérite de dresser un panorama assez large de son travail. J’avais vu le fim Innocents (il me semble) et surtout certains de ses tirages à Arles (billet ici). A Londres, à la Tate Modern,  j’avais vu  A Living Man Declared Dead and Other Chapters (billet ici). Seule la série Innocents faisait doublon avec ce que j’avais déjà vu: c’était donc l’occasion de voir Contraband (1075 objets saisis a JFK classés par type) et An American Index of the Hidden and Unfamiliar qui me semble-t-il l’avais fait connaitre (des trucs aussi variés qu’un flacon de HIV, Playboy en braille, la foret humide, grand requin blanc, un tigre blanc,l’arrivée de cables trantlantiques, la body farm de Knoxville sans Temperance Brennan, dommage ;-), etc).

Une superbe exposition qui valait vraiment la peine !

 

Helsinki – HPB 2012 – Myymälä2

 

Moins de chance pour cette troisième visite du 3ème jour à Heslinki pour HPB 2012 avec Myymälä2 (Uudenmaankatu 2).En dépit d’un discours fort long et fort savant bardé de noms de parrains prestigieux, l’exposition se trouvait réduite à une pièce miniuscule sans commentaire avec une vague feuille permetant de tenter de deviner qui expose quoi. Dans ce sous-sol un peu cracra à l’air vaguement rebelle se cotoyaient dessins et photos, photos avec surimpressions. Faute de décodeur, tout cela m’a brouillé l’écoute, pas longtemps toutefois vu le faible volume de l’expo. On trouvera quelques travaux de Erik van der Weijde sur son site, pareil pour Linus Bill et le binôme Jéremie Egry et Aurélien Arbet.

 

Helsinki – HPB 2012 – Laboratory

 

Après la galerie Tila, changement d’atmosphère pour une grande galerie toute blanche avec un coin pour les enfants avec des jouets (le jour où on verra ça en France, il tombera des caramels mous) :Laboratory (Erottajankatu 9 ). C’est le travail de Perttu Saksa, Echo, qui était présenté. Ses diasecs sont formidables, grands et sur fond noir, des singes empaillés, parfois le détail de leurs mains abimés et les coutures aussi. Fascinants singes morts, aux yeux si étranges. Une exposition qui détonne dans un cadre blanc et clinique, avec des singes poussiéreux.  L’auteur marque une certaine fascination pour les animaux avec sur son site une extraordinaiore csérie consarée aux hyènes qui pourra faire penser évidemment à celle de Pieter Hugo mais sur tout autre registre visuel.

 

Helsinki – HPB 2012 – galerie Tila

Pour le 3ème et dernier jour de visite de HPB 2012 à Helsinki, on commence par la galerie Tila (Kalevankatu 40) qui présentait le travail de Marko Vuorinen. Dans ce petit local à la moquette rase, le son est très présent avec une interview en boucle de Tamara w., une noire américaine de 22 ans, qui vit dans le Bronx et dont on voit sur les murs en gros plan noir et blanc les jambes, les cheveux, en train de boire, ses chaussures. Le tout dégage une "impression de sexe", vaguement crado.

 

Helsinki – HPB 2012 – Fin de la 2ème journée

Pour la fin de la 2ème journée à Helsinki au printemps dernier (pour HPB 2012), rapide survol de micro expos. Je passe tout d’abord sur celle qui se tenait à la librairie Laterna Magica qui ne s’élévait pas au-dessus du niveau amateur pour aller vers la Kunsthalle Helsinki (Helsingin Taidehalli au Nervanderinkatu 3) dont l’entrée est payante (8 €) mais que le gars m’a faite gratuite (ce qui est sympa) car si le musée vaut peut-être la peine, l’expo quant à elle se limitait à 10 photos à tout casser. Heini Hölttä, avec Selfportrait as a Building, montrait de petits formats de lieux divers. Bon. On conclut en tirant la chasse avec Virka Galleria pour Flush (forcément), titre de son accrochage dans les toilettes (d’une propreté clinique) de la Mairie (Sofiankatu 1) avec des vidéos et de la peinture mais pas de photo. A l’occassion, on pouvait jeter un oeil sur les 200 ans d’histoire de la ville racontés en quelques panneaux (eh oui, la ville est toute jeune et n’a que 200 ans – en tant que capitale tout au moins).

Helsinki – HPB 2012 – Pick Me Photography/Gallery: what if ?

Il faisait un frois de canard et le vent glacial sous la pluie n’arrangeait pas les choses pour aller voir Elina Brotherus et Kira Gluschkoff se photographiant mutuellement et exposée chez Pick Me Photography/Gallery (Iso Roobertinkatu 48). Toutes les d’eux sont amoureuses de Paris et originaires d’Helsinki. On ne présente plus Elina Brotherus vue à de nombreuses reprises dans de multiples expos. Pas mal de nu et de scènes parisiennes dans cette galerie finlandaise avec canapé et jonc de mer sur fond de musique de Zazie. C’était une expo très sympa bien que petite.

Les prix sont affichés ce qui est très bien et vont de 1.00 à 4.100 euros selon le format et toute l’expo est visible en ligne sur le site de la galerie (avec aussi le prix) ainsi que les expos passées (ici) dont celles de Kira Gluschkoff en solo cette fois.