L’agenda des expos photos à Paris – 28 novembre 2009
Comme chaque mois (ou presque), voici l’agenda des expos photos visibles à Paris le 28 novembre 2009. Il y en a un nombre considérable et pour tous les goûts.
Le fichier PDF est ici: Agenda des expos photos 28 novembre 2009
Bonnes visites :)
En bref – Centre Iris – Les lauréats CAFéFOTO 2009
Compte tenu d’un emploi du temps désormais plus chargé qu’au cours des mois passés, et devenu également plus sélectif et exigeant au fur à mesure de mon “apprentissage”, j’ai entrepris de vérifier, avant d’aller voir, si l’exposition du Centre Iris, que je fréquente à chaque nouvel accrochage, valait la peine de se déplacer.
Pour cela, ce n’est pas la petite image dévolue à chaque auteur sur le site du centre qui aidait beaucoup et je suis donc allé farfouiller sur Google. Sur les 4 photographes, aucun de dispose d’un site ou d’un blog sauf un, Philippe Bernard dont le site ici, bien que rudimentaire, présente honnêtement le travail, tant la troublante série d’autoportraits récompensée par CAFéFOTO (illustration ci-dessous tirée du site de l’auteur) que d’autres.

Maintenant, que faut-il penser de ceux qui, photographes en recherche de reconnaissance, ne disposent même pas d’un site web présentant leur parcours, leur vocation et leurs travaux ?
Paris Photo – trop de monde :(
Comme je n’ai pas acheté de photo cette année à une galerie présente à Paris photo, je n’ai pas eu d’invitation gratuite. Je m’étais donc résigné à payer 15 euros et je me suis pointé aujourd’hui au Carrousel du Louvre vers 14H15.
Au début je me suis dit, “tiens c’est bizarre, y a quand même pas grand monde” et là, je regarde vers la file d’attente et je vois une longue masse serpentant dans le hall. La catastrophe ! Et pourtant c’est un jour de semaine ! Bref, n’écoutant que mon courage, j’ai pris la fuite me disant que j’en verrais plus, finalement, le derrière dans mon fauteuil, à surfer tranquillement sur les sites web des galeries présentes plutôt qu’à faire la queue et à coudoyer dans les allées.
Conclusion, si vous voulez vraiment y aller, passez impérativement par le site de l’exposition afin d’acheter en ligne votre billet, ce qui vous évitera, sinon d’être bousculé dans une atmosphère surchauffée, au moins de faire le pied de grue une demi-heure.
Kadist Art Foundation – Christiane Baumgartner, Zarina Bhimji, Katinka Bock, Tacita Dean, Elizabeth McAlpine et Simon Starling
La galerie de la Kadist Art Foundation est située dans la quartier de Montmartre (21 rue des Trois Frères et ici), à deux pas de la galerie Paul Frèches (billet ici), l’occasion était donc rêvée d’y aller.
J’avais beau savoir qu’il s’agissait d’art contemporain, je m’était figuré un vaste espace faisant la part belle à la photographie et je me suis retrouvé dans un lieu anonyme et sans grâce, de taille limitée et orné de 5 ou 6 oeuvres orphelines, essentiellement des vidéos et diaporamas (dont une en panne). Grosse déception.
Ce sera bon à savoir pour le prochain accrochage.
Galerie Dix9 – Edith Roux – WALLED OUT / MINITOPIA
La Galerie Dix9 (19 rue des Filles-du-calvaire et ici) présentait jusqu’à samedi dernier le travail de Edith Roux à travers deux séries, Walled out et Minitopia. Cette galerie est au fond d’un cour et il faut sonner pour se faire ouvrir ce qui peut être intimidant mais l’accueil est sans façon et sympathique. Autre point fort de cette galerie, son site web, très clair et parfaitement à jour ce qui hélas est rarement le cas de nombre de galeries.
Quant à la sélection, elle est de qualité (cf. billet précédant ici) pour autant que je puisse en juger et les accrochages se succèdent sans temps mort (le prochain débute dès le 12 novembre).
Dans walled out, une jeune femme est vue de dos faisant face à un horizon barré de constructions. Le principe de la vue de dos n’est pas neuf ou original, on peut citer, pour rester sur ce blog, Magdalena Hueckel , vue à Arles en 2008 (billet ici). Ceci dit,, la série est plus vaste que les extraits montrés à la galerie et les livres à disposition permettent de se rendre compte que l’auteur n’en est pas resté à cette seule mise en scène.

La série Minitopia est la plus abondamment représentée. Il s’agit de petits formats en couleur montrent une plante en gros plan, en taille naturelle finalement, poussant dans les interstices d’un environnement urbain. A chaque fois, un petit personnage vaque à ses occupations, est en train de lire, de passer ou d’éteindre la plante qui a pris feu. C’est a la fois de l’humour (on n’est pas très loin des mises en scène de soldats de plomb et de l’humour de Garcin qui expose à côté chez les filles du calvaire) et une invitation à la rêverie sur la place de l’homme et de la nature dans notre société: c’est un peu tarte à la crème mais le mélange entre humour et propos de comptoir fonctionne plutôt bien et le 1er permet de faire passer le second.

Les illustrations ci-dessus proviennent du site de la galerie où vous trouverez toutes les images visibles lors de l’expo, en attendant la prochaine :)
Galerie Paul Frèches – Benoît Vollmer – Liminaire
La Galerie Paul Frèches (12 rue andré-barsaq et ici – déjà visitée notamment ici) présentait la 1ère partie de l’exposition Liminaire par Benoît Vollmer (la suite est exposée à partir du 13 novembre 2009 jusqu’au 30 janvier 2010). Cette 1ère partie est composée de photographies uniquement.
L’ensemble se présente sous la forme d’une vingtaine de photos de formats variés mais petits réalisés par le ce croisement de diverses séries: de rares portraits, des paysages forestiers, des quasi-monochromes, une cuisine modeste, etc. L’ensemble forme une sorte de tableau impressionniste où chaque photo apporte sa touche mais pour ma part, je n’ai pas été convaincu par cette démarche.

Instituto de Mexico – Umbrales – Seuils
C’était le dernier jour samedi dernier pour visiter l’exposition Umbrales/seuils à l‘Instituto de Mexico (119 rue vieille-du-temple). Ce n’est pas la première fois que je visite ce lieu et c’est toujours un grand plaisir que de découvrir des auteurs mexicains habituellement peu vus en Europe.
Livia Corona montrait la série déjà vue à Madrid (billet ici) cet été consacrée aux logements construits à la va-vite au Mexique.
Sector reforma présentait Javier Cardenas Tavizon (site ici) pour des portraits collectifs et individuels.
Gerardo Montiel Klint montrait des travaux particulièrement saisissants, outre la fillette photographiée comme un top model mais privée d’une jambe dévorée par un requin (“étude marine avec survivant d’une attaque de requin”). Ses “volutes de fumée” et autres “étude d’un paysage avec vomi” sont intriguants, intelligents et fort bien réalisés, dans toutes sortes de tailles et en tirage Giclée (ce qui n’est pas fréquent). Un travail vraiment remarquable et un accrochage très pertinent. Son site (ici) est consacré à son travail commercial et sa galerie montre peu d’images (ici).
Oswaldo Ruiz recourt lui a de grands diasec pour montrer des maisons désertées par leurs habitants suite à la sécheresse due à l’incurie du gouvernement local. Photographiées de nuit, avec des éclairages clairement visibles, ces maisons font penser à des insectes épinglés dans un cabinet d’entomologiste. Son site web est hélas presque inutilisable (ici).
Jose Luis Cuevas montrait des portraits rapprochés en noir et blanc de gens ordinaires en tirage aux “encres au carbone”. Ces portraits ont quelque chose de saisissants de vérité et de rudesse, sans artifice. Il ne faut pas le confondre avec le peintre muraliste homonyme. Son blog est ici.

Andres Carretero dans sa série “phénotypes” traitait le sujet des mexicains albinos, c’est un sujet assez bateau mais toujours intriguant. Son site ici montre sa série de manière très complète.

L’agenda des expos photos – 7 novembre 2009 – Paris
Après deux mois sans mise à jour, en raison d’un surcroit d’activité professionnelle, il est plus que temps de mettre à jour le fameux agenda des expos photos.
Le PDF est ici: Agenda photoculteur 7 novembre 2009 v0.1
Comme d’habitude, les expositions sont classées par ordre de date de fin croissante: certaines se terminent aujourd’hui et figurent donc en tête de liste. Seules figurent les expositions en cours à la date de publication.
Bonnes promenades photographiques parisiennes :)
Conférences de la Société française de photographie 2009-2010
La Société française de photographie vient de publier son programme des conférences de 2009-2010 (ici) :
Par Julie Jones, mardi 3 novembre 2009 à 15:27
Chaque année, la Société française de photographie organise des entretiens publics les premiers mercredis du mois dans l’auditorium de la Maison européenne de la photographie, à 18h. (5-7 rue de Fourcy 75004 Paris, entrée libre et gratuite, sans réservation.)
via Programme des conférences de la Société française de photographie 2009-2010 – ViteVu.
Baudoin Lebon – NU(e)S
On ne présente ce pilier de la photographie parisienne qu’est la galerie Baudoin Lebon (ici et 38 rue sainte croix de la bretonnerie). J’étais passé la semaine dernière mais c’était jour de vernissage (et de performance) donc plein de monde et donc sans intérêt (une galerie c’est fait pour voir, pas pour se faire bousculer, parler la bouche pleine ou se faire voir).
Cette fois, c’était plus calme mais il y avait tout de même un de ces prototype de parisien “suffisant et insuffisant” comme dirait Talleyrand. Je ne résiste donc pas au plaisir de vous narrer le spectacle de l’imbécile heureux en train pérorer, gratifiant un Mapplethorpe au mur de nullité surcotée (le galériste: il s’agit d’une œuvre de son tireur et non de Mapplethorpe), faisant des commentaires sur le déclin du marché de la photographie, surtout en Europe, à cause de la crise (le galériste: j’ai vendu récemment une photo 150 000 euros à un allemand) et s’étonnant à l’annonce d’un prix que celui n’ait pas encore baissé (le galériste: 5 000 euros, ce n’est pas assez cher pour avoir baissé. Ndlr: en effet, à ce prix là, même le trader victime de la crise peut encore s’en acheter une par mois sans crainte).
Un grand moment.
Concernant l’accrochage, baptisé nu(e)s, il n’évoque pas les nuages mais la nudité (surtout féminine). La variété reste toutefois de mise: noir et blanc ou couleur, ancien ou contemporain, artiste de notoriété internationale ou plus limitée, le regard est assuré de trouver là matière à s’ébaubir ou à réfléchir. Le seul hic, et il est de taille, c’est l’absence d’étiquette sur place et l’absence de dossier de presse sur le site web si bien que l’on ne sait pas ce que l’on regarde, ce qui est vraiment déplaisant et extrêmement frustrant. Pour couronner le tout, la liste complète des artistes n’est mentionnée nulle part sur le site, certains auteurs exposés ne sont pas représentés par la galerie ou, en tout cas, ne figurent pas sur le site web (je pense à Lucille Reyboz) si bien qu’on ne peut même pas consulter les oeuvres chez soi.
A cette réserve près, l’expo vaut le déplacement et c’est jusqu’au 5 décembre 2009.
Au sous-sol reposent quelques pièces de Shadi Ghadirian (des objets militaires ornés d’un ruban rouge).
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