Vienne – Mois de la photographie 2010 – Jour 5

Et voilà, fin de l’épisode historique "Vienne 2010" avec le 5ème et dernier jour qui portera sur l’exposition qui se déroulait chez mo.ë (Thelemangasse 4/1) qui apparemment a mis la clé sous la porte… L’expo était assez copieuse avec une douzaine d’auteurs mais finalement peu de photographes… Il y a vraiment peu à sauver du naufrage: éventuellement Judith Stehlik, Sophie Pölzl (vague silhouette dans le noir) et Antoinette Zwirchmayr.

Autant dire que l’édition 2010 de ce mois de la photographie à Vienne n’était pas particulièrement fructueuse ce qui m’a incité à être très sélectif pour l’édition 2012 afin de limiter les déconvenues sur place et à dégager ainsi du temps pour les richesses artistiques et muséales locales, hors du champ photographique. Quant aux lieux éliminés en 2012, je les ai visités depuis mon domicile ;)

Vienne – Mois de la photographie 2010 – Jour 4

Nous approchons de la fin de notre périple rétro-viennois à l’occasion du mois de la photo 2010 dans la capitale autrichienne. Rendez-vous chez art-com Gallery (Schottenfeldgasse 64) … qui a coulé dans l’intervalle: tant pis pour Gerhard Aba qui montrait des femmes en moignons dans une abiance érotico SM malsaine et pour Martin Siebenbrunner et ses photos de mode. Galerie ArtPoint (Universitätsstraße 5) exposait sur le thème de l’Albanie donc, bon, intérêt limité pour le sujet. J’ai vu le travail de Leonard Qylafi (un négatif dans un positif) et des frères Fusha, Bevis (un parc à Tirana) et Albes (bunkers et portraits d’enfants notamment). J’ai raté Alketa Kurrizo.

La mauvaise série se poursuivait avec la Galerie INTakt/workstations (WUK, Währinger Straße 59, Stiege III) dont le lieu était difficile à trouver sans aucun flêchage. L’expo était ridicule avec une ou deux images par auteur réparties dans deux salles  faussement "underground". Pas moyen non plus d’associer travaux et auteurs. Un grand moment de solitude où l’on se demande pourquoi on est venu à Vienne… conforté par un tour sur le site (quand il existe) des auteurs présentés que je ne listerais même pas. L’institut slovaque, Slowakisches Institut (Wipplingerstraße 24–26), ne rattrape rien de la journée avec une dizaine de photos “de famille”, de vie quotidienne en couleur par Petra Cepková.

Le seul point (relatif) de satisfaction est venu du centre tchèque (qui exposait aussi plus tard en 2012), Tschechisches Zentrum (Herrengasse 17) avec le travail de Josef et František Seidel, des photos vers 1900 de la campagne locale, en format agrandi toutefois.

Le prochain billet sera consacré à la dernière journée à Vienne.

Vienne – Mois de la photographie 2010 – Jour 3

pour ce voyage dans le temps (en 2010) et en Autriche (à Vienne) à l’occasion du mois de la photo, nous voici au MUMOK dont l’accès était gratuit ce jour là (et voila 9 EUR d’économisés).

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Le titre de l’expo était Hyper Real (on peut voir l’affiche qui l’indique, ci-dessus) et il y avait une foule de photographes (et autres): John Ahearn, Richard Artschwage, William Bailey, Lewis Baltz, Robert Bechtle, William Beckman, Peter Blake, William Christenberry, John Clem Clarke, Chuck Close, Alex Colville, Robert Cottingham, Robert Cumming, John De Andrea, Saskia De Boer, George Deem, Thomas Demand, Vincent Desideri, Rackstraw Downes, Don Eddy, William Eggleston, Ahmed Egmeri, ERRO (Guðmundur Guðmundsson), Richard Estes, Eric Fischl, Claire Fontaine, Lee Friedlander, Gérard Gasiorowski, Juan Genovés, Franz Gertsch, Domenico Gnoli, Ralphs Goings, Andreas Gursky, Ira Joel Haber, Kyungah Ham, Richard Hamilton, Duane Hanson, Jann Haworth, David Hockney,  Candida Höfer, Jean Olivier Hucleux, Gözde Ilkin, Alain Jacquet, Jasper Johns, John Kacere, Howard Kanovitz, Alex Katz, Konrad Klapheck, Peter Klasen, Jeff Koons, Fritz Köthe, Laszlo Lakner, Louise Lawler, Saul Leiter, Alfred Leslie, Roy Lichtenstein, Konrad Lueg, Allan McCullum, Richard McLean, Joel Meyerowitz, Nicholas Monro, Jacques Monroy, Malcolm Morley, Lowell Nesbitt, Philip Pearlstein, Tom Phillips, Sigmar Polke, Stephen Posen, Mel Ramos, Martial Raysse, Lois Renner, Gerhard Richter, Stephen Shore, James Rosenquist, Mimmo Rotella, Thomas Ruff, Ed Ruscha, John Salt, Paul Sarkisian, Markus Schinwald, Ben Schonzeit, Cindy Sherman, Société Réaliste, Paul Staiger, Nikolaus Störtenbecker, Thomas Struth, Wayne Thiebaud, Sidney Tillim, Jeff Wall, Andy Warhol, Tom Wesselmann, Paul Wiesenfeld et Gerd Winnerhter.

C’était une expo à voir, pas à décrire, et le mieux si on l’a ratée, c’est d’acheter le catalogue (il valait 38 EUR et je vois des petits malins qui tentent de le revendre à plus de 100). Sinon, en prime il y avait aussi des travaux d’actionnistes viennois, c’est un peu spécial.

Pour le reste, il fallait chercher un peu la Alte Markthalle Wien Mitte (Landstraßer Hauptstraße 1d) qui comme son nom l’indique est tout près de gare centrale mais enb fait c’était un lieu en plein travaux à peu près aussi engageant que le Ragnarok déjà évoqué (sauf que là en plus il y avait de la grosse musique et des jeunes formant un tas, avec des bières). Autre difficulté sur place, l’identification des auteurs, presque impossible à part pour 4 d’entre eux sur … 17. Et parmi ceux là (Tamara Sudimac, Hanady Mustafa, Anna Patricia Obermeier et Sebastian Freiler), seul ce dernier dispose d’un site web, qui vaut d’ailleurs la visite bien qu’on y retrouve pas les photos exposées (dyptiques visage souriant/évocation de suicide).

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Quant aux 13 autres, le score n’est pas meilleur, un site tumbler ou un vieux blog avec quelques images prises au pif, dans le meilleur des cas, ne font pas un site web digne de ce nom: Eva Ellersdorfer, Lisa Haslmair, Niko Havranek, Matthias Heschl, Marie-Thérèse Jakoûbek, Marlene Karpischek, Iris Kavka, Martina Pöllmann, Corinna Radakovits, Amelie Schillhuber. D’autres ont bien un site web mais n’ont pas semble-t-il pas (encore ?) de véritable projet artistique: Carina Hinterberger, Margit Hubner etStefanie Pollmann. Un bilan donc particulièrement décevant a posteriori alors que sur le coup l’expo n’avant pas paru inintéressante…

Vienne – Mois de la photographie 2010 – Jour 2

Toujours à Vienne pour un "revival" du mois de la photographie 2010 resté dans les cartons du Photoculteur…

k/haus Galerie (Karlsplatz 5) montrait Gregor Schmoll et ses minuscules photos les plus diverses dont des réinterprétations (de Man Ray notamment). La Galerie INOPERAbLE (Burggasse 24/1) qui opère surtout dans le street art exposait Martha Cooper qui jouit d’une certaine notorité, ici avec des petits formats de "célébrités" du tag. Dans un garage, comme son nom l’indique, le Weingarage Bründlmayer (Grünentorgasse 34) exposait 3 auteurs avec 5 ou 6 photos chacun et ce n’était pas terrible (en plus il faisait froid) mais les sites web de chacun permettent d’avoir une idée plus juste (et favorable) de chacun: Daniel Gebhart de Koekkoek (voir notamment ses série pour VICE), Clemens Fantur (qui exposait en fait pour la 1ère fois en 2010 et qui a exposé à Paris et Brighton depuis), Christian Flatscher (de l’architecture seulement).

Le Ragnarhof (Grundsteingasse 12) qui était encore un lieu d’expo en 2012, avait déjà l’air louche avec son look de squat, en 2010, près d’un ciné porno et d’un salon de massage gay. De nuit l’impression n’est pas très engageante. Pourtant, ce n’est pas si mal et 6 auteurs étaient montrés dont Eva Unterwurzacher, Judith Kaltenböck et Patrizia Gapp revues deux ans plus tard au même endroit (mais je ne m’en souvenais pas)… CVe ne sera peut-être pas la peine d’y retourner en 2014.

Le Showroom Ulrike Hrobsky (Grundsteingasse 40) exposait Andrej Pirrwitz dont la série tempophile (3 à 5 000 EUR tout de même) qui m’avait bien plu mais son site web est hélas peu réussi. La Slowenisches Kulturzentrum Korotan (Albertgasse 48) était aussi mystéroeux en 2010 qu’il l’était en 2012 avec 10 photos noir et blanc assez indécodables de Jože Suhadolnik.

Vienne – Mois de la photographie 2010 – Jour 1

Nous voilà revenu à Vienne, et à nouveau pour le mois de la photographie, mais en 2010 cette fois. Evidemment le temps passant il est légitime de faire le tri, c’est pourquoi je ne reviendrais pas (par exemple), sur le MUSA (l’expo étant une redite d’expo déjà vue ailleurs) ni sur les galeries fermées ou introuvables et autres mauvaises surprises qui n’ont plus d’intérêt désormais.

On va commencer doucement avec une seule visite, celle de la Galerie Bäckerstraße (Bäckerstraße 4). Les artistes présentés étaient nombreux et la plupart utilisent d’autres moyens d’expression que la photographie  dans leurs travaux. Quelques uns n’ont pas de site web (Eva Kern, Matthias Herrmann, Alice Durs, Judith Saupper, Martin Bilinovac) et d’autres ont une approche qui parait moins créative ou artistique que commerciale (Petra Rainer, Wolfgang Krammer, Peter Bosch).

Il demeure ainsi quatre auteurs. Theres Cassini montrait deux lignes de portraits alternant jeune fille et homme d’âge mûr, en couleur et en noir et blanc, avec des expressions variées. Deux tirages sur plexi éclairés par LED montrait un homme et une jeune fille tenait chacun un pain de glace… Du côté de Benjamin Eichhorn, rien de bien captivant non plus mais son travail sur le "motif" (floral notamment) visible sur site web mérite attention. La technique lenticulaire dominait un peu trop le "fond" du travail Maximilian Pramatarov don t les portraits sont visibles sur son site web. Le grand portrait de femme en souffrance sur fond noir de Borjana Ventzislavova est absent de son site mais par contre, même s’il se "résume" à un pdf, il vaut vraiment le coup d’oeil, largement tourné vers l’identité européenne et les migrants.

Vienne – Mois de la photographie 2012 – Jour 6

Et voila, l’heure est venue de conclure la série d’articles tardifs consacrés au mois de la photographie 2012 à Vienne. Et comme je n’avais jamais encore visité l’Albertina (alors que j’avais déjà passé du temps à Vienne auparavant) l’occasion s’est présentée avec une exposition temporaire consacrée au corps. L’Albertina est surtout connu pour ses dessins me semble-t-il mais des photographies font parties de sa collection, le site web permet d’y faire des recherches (par ici).

L’exposition temporaire (Körper als Protest) était modeste par la taille avec une demi-douzaine de photographes seulement. On retrouvait Coplans avec ses fameux plans serrés sur des parties de son corps vieilli, Hannah Villiger avec un remontage de son corps découpé en carrés, Mapplethorpe (sans surprise) ou Hannah Wilke. Ketty La Rocca montrait notamment une radio de sa tête où un poing remplace sa tumeur, Bruce Nauman nous gratifiat de grimaces tandis que Miyako Ishiuchi exposait de très vieux corps tâchés. Pendant ce temps là, durant 14 minutes, Vito Acconci s’arrache des poils en vidéo.

Une fois cet amuse-gueule passé il reste donc le coeur de l’Albertina, à savoir les magnifiques salons meublés où l’on peut démabuler en toute liberté et qui valent le coup d’oeil à eux-seuls, et, bien sûr les fameux dessins qui ornent certains d’entre eux mais qui au final ne sont pas si nombreux. Peu nombreux mais des plus grands noms (parfois à deviner car mentionnés en italien) puisque s’y bousculent Tiepolo, Rubens, Schiele, Canaletto, Dürer (en couleur, avec le fameux lièvre), Raphaël (Raffaello Santi) et Michel-Ange (Michelangelo Buonarroti).

Il fallait profiter de l’occasion pour voir aussi l’exposition consacrée au leg Batliner, intitulée Monet bis Picasso, une accumulation incroyable: Sisley, Cézanne, Malevitch, Monet (une étude de water lilies, très colorée), Klimt, Degas, Lautrec (à ses débuts avec … un cheval), Signard, Bonnard, Vlamick, Matisse, Derain, Van Dongen, Munch, Kokoshka, Nolde, Kupka, Popova, Rodtschenko, Modigliani, Picasso, Miro, Giacometti (sculpture et peinture), Klee, Ernst, Brancusi, Appel et Magritte. Rien que ça.

Enfin à l’Albertina contemporary, on pouvait voir 150 oeuvres de la collection entre oeuvres internationales et production autrichienne. Tout en allemand. Aucune video, aucune photo et une large place au dessin. Les salles étaient désertes malgré Richter, Klei, Rainer et Baselitz (un peu trop présent il est vrai).

Vienne – Mois de la photographie 2012 – Jour 5

Nous reprenons la visite en différé du mois de la photographie à Vienne qui se tenait en novembre 2012, avec la Kunstlerhaus (Karlsplatz 5). L’entrée est, par exception, payante, à 8,50 €.  Il y avait pas mal d’installations et de vidéos et tout était en allemand. Deux grandes salles étaient consacrées à Sabine Hauswirth avec de grands portraits de viennois peut-être connus. Pez Hejduk occupait aussi plusieurs salles avec 90 photos d’architecture en format carte postale puis des photos de salles vides et puis aussi des travaux photographiques de documentation de lieux de travail d’artistes, designers et architectes. Bof. A l’étage, Marko Zink, avec 4 grands formats évoquait les mystères de l’hôtel (ex: un bras dépasse de la porte par terre). Pas mal. Il était annoncé une exposition de Vice Magazine mais ce n’étaient que quelques affiches.

En fait, le gros de l’exposition était au rez-de-chaussée sous le titre "Me myself and i". Sissa Michelini montrait un triptyque (3 mêmes filles dans une piece), Sabine Maier exposait 5 nus vus de près décolorés et rouges sur plexi transparent et Mathias Herrmann 6 portraits d’un type musclé avec perruque ou lunettes, entre autres. Aucun d’eux n’a de site web… Susi Krautgartner exposait un portrait noir et blanc où les cheveux cachent le visage.

Les 5 auteurs suivants n’ont pas de site web. Elisabeth Wörndl montrait des autoportraits, une orte de danse et 40 petits formats de lieux et tenues différentes. Leo Kandl se contentait d’un type pensif en costard devant des haies et topiaires. Paul Albert Leitner produisait des cartes postales surtout (photo collée sur une page avec un bref texte) en auto-portrait en costard ridicule et lunettes noires dans des lieux divers. Linda Christanell montrait des photos de photos laissées sur un lit et des trucs divers dans une vitrine tandis que Klaus Pamminger mettait ensemble une light box de chaises avec une vraie veste posee dessus. Bref.

On conclut la visite avec ses auto-portraits et leur double dans des scènes banales de Willy Puchner, les 6 grands formatrs de sacs noir transpârents sur fond blanc contenant  des trucs bizarres de Renate Bertlmann, les 5 banieres verticales remplies d’impressuions diverses de Karin Mack, une facade percée de fenetres montrant toute le même bar mais avec des gens divers de Michael Michlmayr, un tressage de bandes de photos de Brigitte Konyen (un peu comme celle de Jarbas Lopes vu à Madrid) et enfin les portraits impassibles à l’improbable chapeau en papier noir de Josef Wais.

Après ce long et décoiffant parcours, petite visite à la Galerie Hummel (Bäckerstraße 14), lieu ultra contemporain et petit avec finalement peu de photographies à part  Rodney Graham, Valie Export et Gunter Brus (qui pour le coup sont plutôt de vieilles gloires).

Pour finir la journée en beauté, rien ne vaut Le Belvedere, lieu magnifique et pas trop loin en fin de compte (20 minutes) mais les oeuvres sont très autrichiennes et pas toujours de 1er plan; il est vrai que lorsqu’on peut accéder aux grands musées parisiens on devient difficile. En haut, le fonds permanent ne m’a pas paru extraordinaire en dépit de quelques Renoir, Manet et Degas mais par contre il se tenait l’expo à ne pas rater sur Klimt à l’occasion de ses 150 ans, une expo en tout point remarquable que ceux qui l’ont manquée tenteront de compenser avec le livre publié à l’occasion. En bas (le Belvedere est constitué de deux bâtiments séparés par un jardin en pente), le lieu est consacré uniquement à des expos temporaires et là, pas de chance, elle était consacrée à la nuit (Die Nacht im Zwielicht), bof.