En novembre 2008, j’avais publié un long article sur les magazines en ligne. Dans l’intervalle j’en ai découvert d’autres et comme il en sort (et en meurt) en permanence je ferais vivre cette page unique au fil de l’eau. Dans le même temps, les articles isolés sur les magazines photos online sont supprimés.
Le format PDF c’est un peu l’ancêtre.
Pour les formats PDF, je me suis reposé pas mal sur un site qui s’efforce de les recenser et de les "taguer" (ici) même si de nombreux magazines sont affublés du tag "photography" mais traitent d’un peu tout à la fois, ne font figurer ni lien vers le site des auteurs ni même adresse de leur site web. D’autres encore ne publient qu’une seule photo, parfois sous pseudo et souvent aussi sans aucun texte ni contexte. On peut ainsi citer: Anti (ici) , And i Still missed you (AISMY, ici), Picame (ici) ou Stchi (ici). Bokeh (ici)n’est plus publié depuis son n°3 (avril 2009), de même pour fotogram (n°2 et dernier fin 2006 – ici) et Freshcut (n°3 et dernier début 2007 – ici). DrexterMag (ici) publié chaque mois en 2008 a connu son dernier n° en mars 2009 et BitFUUL a connu le même sort au n°2 en septembre 2009 (ici).
Sur AA (ici) on a en revanche un support professionnel avec des images, des textes, un sommaire et des liens clicables vers le site des auteurs; ce n’est pas 100% photo mais cela reste intéressant. De même Wip (ici) fournit un travail d’excellent niveau: bien que réalisé en Grèce, un pays qui n’est pas au centre du marché de l’art contemporain, la rédaction de Wip déniche des perles, dans le monde entier, et publie en édition bilingue (grec et anglais) et uniquement dans le domaine de la création photographique. Ils en sont au n°5. Autre revue de bon niveau mais dans un genre peut-être plus trash avec juste une à trois photos et quelques lignes maximum pour chaque auteur qui souhaite s’exprimer: Romka (ici) qui en est à son n°4. Des liens clicables permettent de sauter vers le site des artistes. Destructed (ici, en est au n° 22 de février 2010) présente aussi de la photographie parmi d’autres support.
Avec Blur (n° 17 en mars 2010, ici), en provenance de Croatie mais la sélection est internationale, en format PDF zippé (!), on a droit à plus de 200 pages de photos avec de nombreux solos et pas mal de portfolios aussi, avec les adresses web de leur auteur. Ce ne sont pas des célébrités, parfois ce sont même plutôt des "semi-pros" mais c’est rafraichissant; en contrepartie, ne comptez guère sur des sites web autres que Flickr ou Myspace, pas plus que sur des projets artistiques véritablement achevés.
Invisible City (ici) comptait 70 pages à ses début et pas de texte d’explication. Il présente une vision de la photo assez exploratoire et depuis quelques numéros déjà oblique franchement vers d’autres domaines de création et réduit sa pagination (la fin est proche ?). Il en est à son n°6.
Super Massive Black Hole (ici) en est à son numéro 3 et se consacre à la seule photo. UnlessYouWill (UYW, ici) en est à son numéro 4 et livre un large échantillon de photos d’un nombre réduit de photographes (5 souvent) de bon niveau avec quelques commentaires et des liens cliquables vers leur site. Ce magazine australien est très recommandable. Loom (ici) est aussi très recommandable mais hélas les travaux présentés, issus de jeunes photographes étudiants à l’Université Bauhaus de Weimar renvoient trop rarement à des sites web.
ISSUU est une plateforme qui permet de s’affranchir du PDF.
Il y a Plateform (ici) qui est très pro avec une large place à la photographie et des interviews en plus des images; les liens clicables vers les sites des auteurs sont un plus. Vraiment très pro et le n°15 a été publié en mars 2010. DigitalTemple (ici) a publié son dernier n° en mars 2010: il traite de plein de trucs et en général présente un ou plusieurs portfolios (sans texte et sans mention du site web de l’auteur). Il y a l’Héliotrope aussi (ici) qui ne comprend que des images mais le site web en dit plus et donne des liens. Tittle (ici) montre un peu de photo et renvoie les liens … en fin de magazine, une très mauvaise idée. Positive (ici) montre quelques photos mais aussi et surtout de la mode et d’autres choses encore mais ce n’est pas terrible. Regards (ici) est publié depuis août 2009 par des passionnés de la région de Perpignan: ça peut faire sourire mais ça ne doit pas car cette revue est de très bon niveau et présente l’avantage d’exister en français. La revue en est à son n°3 publié en janvier 2010 et il faut compter 7 ou 8 auteurs et une centaine de page à chaque livraison. Diezporquince (10×15, ici) est un fanzine qui en est est à son n° 14 (à mars 2010), il est largement consacré à la photographie espagnole et c’est une vrai plaisir à regarder. Chaque mouture porte sur un thème, généralement un "I love quelque chose" traité par une quinzaine ;o) de photographes. On regrettera seulement le format réduit et les liens non clicables des sites des auteurs.
Ninja magazine (ici, à son numéro 16) évolue de plus en plus vers une formule commerciale. Seuls les derniers numéros sont visibles sur ISSUU. Il est possible de payer les PDF aussi ou de devenir membre, ce qui revient un peu plus cher. Au début, les sites web des auteurs étaient mentionnés, maintenant il est écrit qu’il faut contacter la rédaction. Dans la publication figurent aussi de grands placards "aidez-nous en achetant le PDF" et les annonceurs ont placé ici et là leurs publicités, Ninja soulignant son volume d’audience aussi souvent que possible (et la qualité de son lectorat). Une bien triste évolution, hélas dans l’ordre habituel des choses (le fameux modèle freemium cher aux marchands du web).
Sur ISSUU on trouve aussi autre chose que des magazines: les catalogues du mois européen de la photographie à Luxembourg (ici), des publications du LHIVIC, le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine de l’EHESS (ici) et d’un de ses membres, André Gunthert (ici) y compris la Revue d’études photographiques, la revue des étudiants de l’ENSP d’Arles (WIP, ici), un texte sur Robert Frank (ici).
Le Flash c’est pénible mais ça rend des services.
Wink (ici) a fait le choix du Flash et bizarrement les pages sont un peu tronquées en bas. Il n’en reste pas moins que ce magazine (n° 3 en avril 2010) est de qualité. Il ne traite pas que de photo et les textes sont abondants. Il est aussi possible de télécharger un (gros) PDF.
L’HTLM marche aussi.
Visura (ici) est excellent (il est à son n°8): grandes images fluide, navigation aisée avec 5 ou 6 photographes qui présentent leur travaux mais hélas si on rate le numéro en cours il est difficile de se repérer dans les archives. On peut citer Lunatic (ici), qui ne fait que de la photo, deux fois par an, depuis 2007 où chaque série est longuement développée, précédée du statement de l’auteur; les liens sont à la fin. Fraction Mag (ici) en est à son numéro 14 en mai 2010: il ne montre que 5 ou 6 auteurs photographes et n’indique pas hélas leur statement mais leur site web est mentionné. Purpose (ici) est une revue d’exception, probablement l’une des meilleure actuellement et se trouve être disponible en français: le magazine se feuillette agréablement (de manière simplissime et fluide) et présente une trentaine de photographies pour chacun des 15 auteurs, accompagnées d’une double page de texte avec mention du site de l’auteur, clicable. C’est un heureux mélange des genres entre artistes confirmés (voire célèbres) et émergents, entre paysages, portraits etc. Une excellente revue (n°9 en mars 2010).
Ahorn (ici, n°5 en avril 2010) se présente comme un magazine en html aux grandes photos défilantes horizontalement ou verticalement: c’est simple et sans délai de chargement. L’accès aux archives est un modèle de simplicité également. Les auteurs sont peu nombreux mais bien illustrés et la revue est complétée d’entretiens et de lectures de bouquins. Chaque auteur peut s’exprimer sur son travail brièvement. Les photographes ne sont jamais des célébrités mais commencent déjà à être reconnus.
Deep Sleep (ici) est un très bon magazine à la navigation fluide et simple, un exemple à suivre. La sélection mélange tous les genres et plusieurs niveaux de reconnaissance. Il en sont au n°3 en avril 2010.
Lens Culture (ici) publie aussi en ligne un pseudo magazine, pseudo car sa présentation n’est pas vraiment celle d’un magazine et que l’on ne sait jamais trop s’il s’agit d’un magazine ou d’une actualité. Blue Eyes Magazine (ici) se présente un peu comme Lens Culture: c’est plus une sorte de blog qu’un magazine même s’il arbore un n° (le 18 en mars 2010); il est impossible par exemple de trouver les n° précédents. F-Stop Magazine (ici) n’est pas un magazine mais un simple site web: il n’y a aucun "numéro", même chose pour File Magazine (ici), Zone Zéro (ici), Eleanor Magazine (ici) ou Photo Eye (ici). 1000 words (ici) en est à son n° 7 pour le printemps 2010 et montre des auteurs déjà connus. L’accès aux archives est extrêmement pénible (flash oblige) aussi je préconise de s’abonner au flux RSS pour ne pas rater chaque nouvelle sortie.
MoonCruise (ici), plutôt dédié à la mode en est resté à son numéro 3 et n’est plus publié depuis mai 2008. Wassenaar (ici), dont j’avais découvert pour ma part découvert l’existence en novembre 2008 et qui me semblait prometteur, en est resté à son n°1.
Le petit dernier est Dide (ici), magazine iranien dont le 1er numéro est sorti le 3 avril.
Enfin, à revoir plus tard.
Comme il y a tout un tas de magazines que je n’ai pas encore regardés précisément, je vais les regrouper ici, en attendant: SeeSaw (ici), Moloko+ (ici), KameraKunstMagazin (ici), JetPac magazine (ici), iniciativa collectiva (ici).





