Mag online

En novembre 2008,  j’avais publié un long article sur les magazines en ligne que j’avais actualisé en mai 2010. Il est temps de revenir sur ce phénomène: pour le moment (avril 2014) et sauf exception, seul le volet PDF a été actualisé.

L’ancêtre PDF

Pour les formats PDF, je m’étais beaucoup appuyé sur un site qui s’efforce de les recenser (ici) mais il est lui-même à l’abandon depuis 2012. Aucun des magazines non spécialisés en photographie, qui néanmoins évoquait ce média n’a survécu: BitFUUL (ici), Bokeh (ici), DrexterMag (ici) et Destructed (ici) ont cessé de paraître.

Parmi les magazines dédiés, souvent d’excellente facture, AA et Loom (ici) ont cessé leur activité. Par contre, Wip (ici) que je croyais disparu a finalement publié un n° 15 en juillet 2014, même scénario pour Invisible City (ici) qui, arrêté en 2010 au n°6, a publié deux numéros depuis (n°8 en 2014). Quant à Super Massive Black Hole, il a changé d’adresse (ici) si bien que j’ai cru à tort un bon moment qu’il ne publiait plus.

Blur (ici) a continué sa vie (n° 38 en septembre 2014) mais est devenu payant (1 USD au moins), il est resté sur un univers « semi-pro » avec quelques découvertes pour un magazine très bien réalisé, les sites des auteurs sont mentionnés, vraiment un très bon travail d’édition. Romka (ici) était un magazine en ligne plus sélectif, il est désormais papier, payant et semble publié chaque année (n° 8 en 2013). UnlessYouWill (UYW, ici) en est à son numéro 30 (mai 2014) et livre un large échantillon de photos d’un nombre réduit de photographes (5 à 10) de niveau excellent. Ce magazine australien est très recommandable et pour le moment gratuit.

ISSUU est une plateforme qui permet de s’affranchir du PDF.

Il y a Plateform (ici) qui est très pro avec une large place à la photographie et des interviews en plus des images; les liens clicables vers les sites des auteurs sont un plus. Vraiment très pro et le n°15 a été publié en mars 2010. DigitalTemple (ici) a publié son dernier n° en mars 2010: il traite de plein de trucs et en général présente un ou plusieurs portfolios (sans texte et sans mention du site web de l’auteur). Il y a l’Héliotrope aussi (ici) qui ne comprend que des images mais le site web en dit plus et donne des liens. Tittle (ici) montre un peu de photo et renvoie les liens … en fin de magazine, une très mauvaise idée. Diezporquince (10×15, ici) est un fanzine qui en est est à son n° 14 (à mars 2010), il est largement consacré à la photographie espagnole et c’est une vrai plaisir à regarder. Chaque mouture porte sur un thème, généralement un « I love quelque chose » traité par une quinzaine ;o) de photographes. On regrettera seulement le format réduit et les liens non clicables des sites des auteurs.

Ninja magazine (ici, à son numéro 16) évolue de plus en plus vers une formule commerciale. Seuls les derniers numéros sont visibles sur ISSUU. Il est possible de payer les PDF aussi ou de devenir membre, ce qui revient un peu plus cher. Au début, les sites web des auteurs étaient mentionnés, maintenant il est écrit qu’il faut contacter la rédaction. Dans la publication figurent aussi de grands placards « aidez-nous en achetant le PDF » et les annonceurs ont placé ici et là leurs publicités, Ninja soulignant son volume d’audience aussi souvent que possible (et la qualité de son lectorat). Une bien triste évolution, hélas dans l’ordre habituel des choses (le fameux modèle freemium cher aux marchands du web).

Wink (ici) a fait le choix du Flash (n° 3 en avril 2010) avant de passer sur ISSU. Il ne traite pas que de photo et les textes sont abondants. Il est aussi possible de télécharger un (gros) PDF.

Sur ISSUU on trouve aussi autre chose que des magazines: les catalogues du mois européen de la photographie à Luxembourg (ici), des publications du LHIVIC, le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine de l’EHESS (ici) et d’un de ses membres, André Gunthert (ici) y compris la Revue d’études photographiques, la revue des étudiants de l’ENSP d’Arles (WIP, ici), un texte sur Robert Frank (ici).

L’HTLM marche aussi.

On salue aujourd’hui (30 aout 2013) la fin du Journal de la photographie (rien que ça, quel titre !), Lettre quotidienne qui existait depuis 3 ans et que pour ma part je ne lisais plus tout en y étant encore abonné: trop longue, trop fréquente et avec peu de valeur ajoutée. Ce n’est pas la seule lettre et je lui préfère de beaucoup celle de Photography Now qui se contente d’annoncer les nouvelles expositions de photographies avec un mail bref et bien illustré, sans verbiage: des ambitions modestes mais utiles et tenues dans la durée.

Visura (ici) est excellent (il est à son n°8): grandes images fluide, navigation aisée avec 5 ou 6 photographes qui présentent leur travaux mais hélas si on rate le numéro en cours il est difficile de se repérer dans les archives. Fraction Mag (ici) en est à son numéro 14 en mai 2010: il ne montre que 5 ou 6 auteurs photographes et n’indique pas hélas leur statement mais leur site web est mentionné. Purpose (ici) est une revue d’exception, probablement l’une des meilleure actuellement et se trouve être disponible en français: le magazine se feuillette agréablement (de manière simplissime et fluide) et présente une trentaine de photographies pour chacun des 15 auteurs, accompagnées d’une double page de texte avec mention du site de l’auteur, clicable. C’est un heureux mélange des genres entre artistes confirmés (voire célèbres) et émergents, entre paysages, portraits etc. Une excellente revue (n°9 en mars 2010).

Ahorn (ici, n°5 en avril 2010) se présente comme un magazine en html aux grandes photos défilantes horizontalement ou verticalement: c’est simple et sans délai de chargement. L’accès aux archives est un modèle de simplicité également. Les auteurs sont peu nombreux mais bien illustrés et la revue est complétée d’entretiens et de lectures de bouquins. Chaque auteur peut s’exprimer sur son travail brièvement. Les photographes ne sont jamais des célébrités mais commencent déjà à être reconnus.

Deep Sleep (ici) est un très bon magazine à la navigation fluide et simple, un exemple à suivre. La sélection mélange tous les genres et plusieurs niveaux de reconnaissance. Il en sont au n°3 en avril 2010.

Lens Culture (ici) publie aussi en ligne un pseudo magazine, pseudo car sa présentation n’est pas vraiment celle d’un magazine et que l’on ne sait jamais trop s’il s’agit d’un magazine ou d’une actualité. Blue Eyes Magazine (ici) se présente un peu comme Lens Culture: c’est plus une sorte de blog qu’un magazine même s’il arbore un n° (le 18 en mars 2010); il est impossible par exemple de trouver les n° précédents. F-Stop Magazine (ici) n’est pas un magazine mais un simple site web: il n’y a aucun « numéro », même chose pour File Magazine (ici), Zone Zéro (ici), ou Photo Eye (ici). 1000 words (ici) en est à son n° 7 pour le printemps 2010 et montre des auteurs déjà connus. L’accès aux archives est extrêmement pénible (flash oblige) aussi je préconise de s’abonner au flux RSS pour ne pas rater chaque nouvelle sortie.

MoonCruise (ici), plutôt dédié à la mode en est resté à son numéro 3 et  n’est plus publié depuis mai 2008. Le petit dernier est Dide (ici), magazine iranien qui n’a tenu que 15 n°, le dernier en 2011. Lunatic (ici) a cessé de publier après 6 numéros, en 2011.

Enfin, à revoir plus tard.

Comme il y a tout un tas de magazines que je n’ai pas encore regardés précisément, je vais les regrouper ici, en attendant: SeeSaw (ici), Moloko+ (ici).

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