Jeu de Paume – Alvarez Bravo

Le Jeu de Paume a l’habitude de rater l’exposition de monographies consacrées à de grands photographes. C’est donc sans illusion que je suis allé voir Alvarez Bravo (pour ceux qui souhaitent perdent 8,50 €, l’opportunité dure jusqu’au 20 janvier 2013). Que dire ? Seul le 1er niveau du vaste espace est consacré au photographe mexicain et le cheminement entre les deux salles et au sein de chacune est toujours aussi peu clair. Le mince fascicule remis au visiteur, pourtant délesté d’une somme significative, ne dépasse pas le niveau du feuillet photocopié; quant à l’accompagnement du visiteur (cartels et autres), il est proche de l’inexistant. Sans doute s’adresse-t-on, encore, à un public de fins lettrés mais faut-il tomber à ce point dans la pédanterie parisienne avec un titre comme « Gésir ». A part ce triste constat, l’exposition permet de découvrir des travaux presque abstraits ou en couleur, au-delà des classiques les plus connus, heureusement montrés: Le songe, L’ouvrier en grève assassiné, La bonne renommée endormie.