Le Bal – Mark Cohen

Aujourd’hui, après Le Jeu de Paume, Le Bal. L’accès au Bal est payant (5 €) et outre l’accueil souriant, il n’y a pas la queue. Au programme, Mark Cohen pour Dark Knees (1969-2012) et ce jusqu’au 8 décembre 2013. Comme d’habitude, l’exposition se déroule sur deux niveaux et l’esapce reste très aéré, façon de dire qu’il aurait été possible d’en donner plus à avoir en cloisonnant l’espace.

Au rez-de-chaussée, un mur est couvert de petits tirages noir et blanc, des "gueules" et de petites choses tandis que les tirages en couleur, assez foncé, et eux-aussi cadrés étrangement donnent à voir des personnes, des choses ou des morceaux de personnes dans un style populaire voire pauvre des années 70 (illustration ci-dessous par un cliché visible au Bal, en provenance de Rosegallery).

Le sous-sol reste sur le même style, essentiellement en noir et blanc, sur un accrochage "chemin de fer", tous les cadres formant une ligne continue tout autour de la pièce, avec une légende peinte sur le mur, totalement descrptive et précisant l’usage du flash s’il y a lieu.

Cette exposition est marquée par la particularité de son auteur, Mark Cohen, qui parcourt le même patelin de Pennsylvanie (Wilkes-Barre) depuis 50 ans avec constance en y prélèvant un peu à la va-vite des petits morceaux cadrés trop près, coupant les têtes sans hésitation, ou extrayant un objet ou un détail.

Une exposition à voir pour l’effet de surprise et l’originalité de ce regard.qui nous reporte de surcroit dans les années 70. Les éléments communiqués au visiteurs sont de qualité et invitent à poursuivre la découverte par d’autres voies.

Jeu de Paume – Erwin Blumenfeld

Le Jeu de Paume a inauguré il y a peu son exposition hivernale, consacrée à Erwin Blumenfeld. Elle fermera ses portes le 26 janvier 2014. Contrairement au Carré Baudouin et à la Fondation Calouste Gulbenkian, l’entrée est facturée, et pas qu’un peu, à 8,50 €. J’ai visité aujourd’hui en tout début d’après-midi ce qui m’a permis d’éviter l’interminable file d’attente qui s’est formée dans l’intervalle.

La 1ère suprise est que l’exposition n’est pas au rez-de-chaussée (dévolu à Natacha Nisic) mais à l’étage et se trouve donc d’une ampleur relativement réduite. Comme d’habitude, le visiteur n’est pas aidé dans sa découverte des oeuvres et le découpage est thématique. Ce choix conduit le visiteur à explorer d’abord les dessins et collages, qui sont des travaux de jeunesse réalisés sur le vif dont l’intérêt n’est pas évident. Ensuite, viennent les portraits et auto-portraits dont une bonne part ne présente guère d’originalité, entre solarisation à la Man Ray et déformation à la Kertész, on cherche un peu en vain l’unité de ton et le style propre à Blumenfeld. Viennent ensuite des nus. Arrivé au bout, on bute sur la baie vitrée et il faut faire demi-tour, et retraverser l’espace d’exposition pour voir la suite qui commence avec quelques tirages d’architecture un peu orphelins et des tirages "anti-Hitlériens", bien connus, enfermés dans un espace confiné. Ce dernier abrite aussi 3 projections de diapos couleur de Paris, Berlin et New York qui valent éventuellement comme documentaire.

Arrivé à ce stade on se demande bien où sont les photographies de mode et, dans mon voisinage, un monsieur s’interrogeait: "C’est là que ça devient intéressant ?". En fait, bien que l’affluence ne soit pas énorme, il faut faire la queue pour voir la dernier salle, minuscule, consacrée aux dites photos de mode, dont certaines en couleur, toutes sont des tirages réalisés en 2012, donc très postérieures aux prises de vues.

Cette exposition s’avère donc finalement, une fois encore, décevante, et on aurait souhaité une investigation plus approfondie sur le domaine d’excellence de Blumenfeld plutôt qu’un saupoudrage de travaux très inégaux couvrant des décennies d’activité. A défaut, il aurait fallu démontrer en quoi les travaux de jeunesse et autres thèmes abordés ont contribué à forger le photographe de mode et son style: ce travail reste à faire. On regrettera donc aussi la pauvreté de l’appareil critique à la disposition du visiteur.

Le conseil du jour est par conséquent d’aller visiter les deux lieux mentionnés en préambule ou d’aller au Louvre, tout proche, dont le billet à 12 € garantit une journée entière à contempler des chefs-d’oeuvres.

Unseen PhotoFair 2013

Il y a quelques seamines je suis allé à Unseen Photo Fair à Amsterdam (après un passage éclair et coûteux au Stedelijk Museum qui ne vaut pas ses 15 € d’entrée). A 70€ l’aller-retour, il ne faut pas se priver; on peut y ajouter les 23,95 € du menu chez Haesje Claes et les 7,50€ pour le pass transport de 24 heures (à acheter à la sortie de la gare à droite à la station de métro, par exemple).

Arrivé sur le site de la foire, je suis passé rapidement dans le petit pavillon consacré aux photographies "pas chères"  qui ne sont hélàs que des modèles réduits des tirages originaux et j’ai zappé l’exposition JR (dont le marketing est excellent, c’est toujours ça) regrettant celle de Camera Work de l’an passé.

Je ne me suis pas attardé non plus à la foire aux livres où une foule compacte empêchait à peu près toute circulation (et c’est bien dommage de ne pas aérer cette sympathique manifestation avec un espace plus grand). En revanche j’ai complété ma collection de Foam Magazine dans la serre prévue à cet effet (qui n’accepte pas les cartes bancaires par une étrange bizarerie). Ces divers espaces étaient d’accès gratuit, contrairement au coeur de l’exposition qui repose sur deux lieux se faisant face et une multitude de galeries. Je faisais partie des early birds et j’avais donc un billet à prix réduit quand je l’ai échangé à l’entrée contre un bracelet qui permettait aux garde-chiourmes d’identifier ceux qui avaient payé leur dîme.

Pas de surprise dans la salle ronde (Gasouder), découpée en quartiers de fromage comme l’an passé. Des surprises en revanche dans le choix des auteurs, dont un grand nombre m’était inconnu ce qui m’a ravi (tant qu’à faire 7H de Thalys, autant voir du neuf) et en même temps un peu inquiété sur ma connaissance du marché. J’ai été agréablement surpris par la diversité des stands, des formats et des techniques et j’ai noté un retour à des formats (et prix) me semble-t-il plus réalistes.

WordPress ne permettant pas en ce moment d’insérer des liens clicables, ce qui suit est essentiellement le relevé des galeries (en gras) et des auteurs exposés, ce qui en l’état a un intérêt limité.

Je vais simplement, histoire d’alléger le tableau, citer tous les photographes exposés dont je me souvenais du travail, on verra qu’il y en a assez peu: Viviane Sassen (série pikin sleen) en petits formats et solo show chez Stevenson, Trine Sondergaard, Astrid kruse Jensen, Fabian Unternahrer et Schnabel et Benitah (petits portraits noir et blanc) rehaussés chez Esther Woerdehoff, Penelope Umbrico, James welling, Rauschenberg et Gadirian chez Aperture, Mona Kuhn, Jessica Backhaus, Noémie Goudal, Richard Mosse, Anders Petersen, Julie Cockburn, Tiane Doan na Champassak, Phillip Toledano, Hassink et Tod Hiddo chez Kaune Posnik Spohr, Pieter Hugo, Ruud van Empel. Erwin Olaf,  Rob Hornstra, Moryima? La Chapelle, Phyllis Galembo, Miles Alridge.

G/P gallery: Takashi Kawashima,Taisuke Koyama, Daisuke Yokota. A partir de 1200-2000 euros. Stigter van Doesburg: Alexandra Leykauf, Max Natkiel, Peggy Frank ( gouache sur papier brillant) et Elspeth Diederix. Martin van Zomeren: Katja mater, Scheltens et Abbenes. Michael Hoppen: Chloé Sells, Alberto Villar, Ashkan Honarvar, Jeff Bark (à partir de 1500-2200 €). Julie Saul Gallery: Arne svenson.sarah Anne johnson.Carolyn Janssen.pas mal de te travail sur photo.reinier gerritsen. Galerie vu: Maja Forsslund, JH Engstrom, José Ramon Bas, Esther Vonplon. A partir de 1200 €. Martin Asbaek: Ebbe Stub Wistrup, Nicolai Hovalt. Van zoetendaal collections: aucun nom ne figurait mais il représente entre autres Paul Kooiker. pas de noms.  Aperture: Jason Evans, Éva Fiore Kovacovsky, Barbieri, etc. Wim van Krimpen: Helena van der Kraan, Holger Niehaus, Tanja Deman. A partir de 690 €. Flowers London: Tom Lovelace, Esther Teichman, Lorenzo Vitturi. Sabrina Amrani: Larissa Sansour (palestinaute) et Amina Benbouchta (auto-portraits cachés). Kuckei + Kuckei: Guillermo Srodek-Hart, Guy Tillim et Miguel Rothschild. Boetzelaer Nispen: Anouk Kruithof. Wouter van Leeuwen: Michael Wolf, Pietro Mattioli, Grégory Halpern, à partir de 490 €. Edel Assanti: Nicolai Howalt. Next level galerie: Asako Shimizu, Céline Nieszawer, Ronan Guillou. Fons Welters: Paulien Oltheten, Berend Strik (photo brodée de tissus). Gun gallery: Julia Hetta, Mikael Janssen. Gallery Kant. Photographers’ gallery: David Robinson, Martin Lindqvist, Jessica Eaton et John Hinde. Gallery Taik: Joakim Eskildsen, Santeri Tuori, Tanja Koljonen et Maija Savolainen. lhGWR: Karianne Bueno, Krista van der Niet, Iana Mesic, Stephan Keppel, à partir de 850-1000 €. Kahmann gallery: Katrien Vermeire, Barry Kornbluh, Tiane doan na Champassak, Lonneke van der Palen, Schilte et Portielje, à partir de 1000 €. Tagomago. East wing: Philippe Dudouit et Mari Bastashevski. Mirko Mayer: Dan Dubowitz, Ralf Bauer et Harald f. Müller. Les filles du calvaire: Corinne Mercadier. Cokkie Snoei:  Abri de Swardt, Elza Jo et Jonas Lund. The wapping project bankside: Edgar Martins. Flatland gallery: Jaap Scheeren, Stanislaw Lewkowicz. Wagner et partner. Natascha stellmach (photo et dessins). Christophe Guye: Esther Mathis, Sascha Weidner,  Lina Scheynius (1500-1800 €), Rinko Kawauchi. Robert Morat: Marten Lange (à partir de 850 €), Peter Puklus (950-1500 €), Simon Roberts. Aando fine arts: Tilman Peschel, Kim Boske, Bien-u Bae. Juliette Jongma: Misha de Ridder, Lisa Openheim. Alex daniels reflex Amsterdam: Hisaji Hara. The empire project Istanbul: Ali Taptik, Jasper de Beijer, Gozde Turkkan, Esra Rotthoff.

Sur le pourtour du fromage, outre les stands gâteaux et boissons, on trouvait quelques partenaires ou galeries très modestes. J’ai retenus les "jeunes talents": Florian van Roekei, Anika Schwarzlose, Willem Popelier (que j’avais vu à Liège), Ola Lanko et Natascha Libbert.

Et puis aussi j’ai bien aimé Polly’s picture qui montrait de vraies découvertes avec Anna de Jong, Philipp Dorl, Suzanne Posthumus, Liam Tickner, Anne Huijnen, Lotte Reimann, Sara-Lena Maierhofer, Isabelle Wenzel. Le tout pour quelques centaines d’euros. Font partie de la plateforme aussi, mais je n’ai pas vu leur travail: Dana Slijboom, Gael Odilon Paccard, Nadine Watson et Linda Beumer.

En ressortant, on allait en face vers le transformator huis. J’ai retrouvé des noms connus: Onorato et Krebs, Indre Serpytyte chez Paradise row, Anna Skladmann, Christopher Bucklow et Michelle Sank (nouvelle série à 850 € encadrée) chez Vassie, Anders Petersen, Lara Gasparetto et Ren Hang chez Stieglitz 19.

Pour le reste, que des découvertes. Peter Lav gallery: Adam Jeppesen. Steven Kasher. Pobeda: Alexei Kiselev. Goshua Rubchinsky. Gallery Vassie: Matthew Murray. Conrads: Sascha Weidner et Anna Vogel. Galerie Bart: Femke Dekkers et Yvonne Lacet. Seelevel Gallery (qui est une galerie en ligne, ce qui permet donc d’écarter tous les auteurs qu’elle représente): Marrigje de Maar, Isabelle Wentzel (750 €, quel dommage qu’elle choisisse une galerie en ligne, j’étais à deux doigts de lui acheter quelquechose, mais tant pis), Marnix Goosens, Koen Hauser, Lieve Prins. La Noble: Deborah Baker, Robert D. Phillips et Anne Leigniel. M97: Liang Weizhou, Adou, Huang Xialang et Lui Dan.

Avant de quitter la foire, on trouvait un peu plus loin la Kallenbach gallery, en partenariat avec Gup, qui vendait des tirages à quelques centaines d’euros d’auteurs qu’elle ne représente pas (je me suis limité à ceux ayant un site web): Steven Brahms, Noortje Schmit, Bernhard Handick et Noël Loozen.

C’est une bonne "photo fair" et j’y retournerais si je le peux l’an prochain.

MEP – Sebastião Salgado

Après un accrochage désastreux, la MEP se décide à faire appel à une valeur sûre (et ancienne) en la personne de Sebastião Salgado qui fort opportunément publie un monumental ouvrage ces jours-ci, baptisé Génésis. Je n’avais jamais vu encore une file de moutons aussi longue aux portes de la MEP, sans doute le Figaro ou Télérama ont encore sévi. Toujours est-il que muni de mon abonnement j’ai pu doubler la file en un clin d’oeil mais hélàs je n’ai pas pu faire disparaître les encombrants visiteurs déjà présents dans les salles passablement encombrées en ce samedi après-midi.

Je suis retourné quelques jours plus tard et il y avait toujours foule, en revanche il n’y avait pas d’attroupement devant les Kuikuro de Carlos Fausto (une peuplade qui vit toute nue) et moins encore devant à Gotscho, "film" oubliable.

A cette légère entorse près, la MEP fait donc dans le solo show comme on dit en bon français, ce qui est rare, et ce sont donc exceptionnellement tous les étages de la MEP qui sont conscré à Salgado ainsi que la cave par laquelle on commence la visite. Au départ, on est un peu inquiet au vu de cartels écolo-scolaires mais la qualité des images l’emporte sur le discours. Salagado montre l’Amazonie, la vie des habitants premiers, la Papouasie et les visages parés, d’étonnats modes de vie dignes des chasseurs-cueilleurs que furent nos ancêtres. Une petite salle publi-promotionnelle porte sur la fondation de Salgado et ses réalisations, dont on aurait pu se passer. Dans les autres étages, la visite de la planète se poursuit bien sûr sur les terres de Salgado, parcourant les registres du portraitiste, du photo-journaliste, du paysagiste et du photographe animalier avec un égal talent. On reste absorbé devant ses images noir et blanc sans défaut. Plus loin, Salgado nous emmène vers les pôles et les déserts américains, là-encore sont talent naturaliste n’est pas pris en défaut. Les commentaires présents à côté de chaque photographie sont descriptifs et, là-aussi c’est rare, bilingues français anglais, ce qui ravira les nombreux touristes de passage à Paris.

Cette exposition montre la Terre et ses habitants, il n’y a rien de neuf là-dedans puisque Salgado s’est attaché à montré ce qui est demeuré intact depuis des millénaires mais il n’est pas interdit de jouir du spectacle et l’exposition de la MEP y invite assurément. Jusqu’au 5 janvier 2014.

Copenhague 2012 – Jour 1 – Photo City Carlsberg – Fotografisk center

Nous poursuivons la visite sur le site Carlsberg mais le Fotografisk center n’offrait pas grand chose à voir entre artistes sans site web (Claus Handberg Christensen) et artistes vus la même année ou la suivante: Henrik Saxgren (vu ici), Jacob Ehrbahn (vu ici et ).

Jens Haaning montrait des hommes immigrés avec description de leurs fringues (provenance, prix) comme s’ils s’gissait de mannequins. Birgitta Lund avait choisi 3 photo rougeoyantes et Larissa Sansour un repas de famille tandis que Tina Enghoff retenait des vêtements et un sac poubelle sur un arbre.

Un programme un peu court.

Copenhague 2012 – Jour 1 – Photo City Carlsberg – The Censored Exhibition

Après avoir terminé le récit de l’édition 2013, il faut revenir sur l’édition 2012 de Copenhagen Photo Festival que j’avais à peine entamé. Nous retournons sur le site des usines Carlsberg (Photo City) dans le 1er bâtiment que l’on voit en arrivant par la ligne C à la station Enghave: un immeuble détruit en 2013.

Dans la 1ère salle, on voyait 16 portraits noir et blanc, pour le journal Politiken, je crois, par Martin Bubandt (vu ici), Joachim Adrian, Laerke Posselt, Ditte Valente, Mie Brinkmann, Lars Just (vu ici), Peter Hove Olesen, Mathias Christensen. Puis tirages géants sans cadre des mêmes auteurs, portraits, reportages (tout en danois…) mais aussi de Jacob Ehrbahn (vu l’année suivante ici), Finn Frandsen, Miriam Dalsgaard, Magnus Holm et Martin Lehmann (vu l’année suivante également, ici).

Dans l’autre salle, le programme était plus intéressant avec peu d’oeuvres pour chacun mais beaucoup d’auteurs, souvent assez jeunes (moins de 40 ans, l’année de naissance figure sur les cartels). Je passe sur ceux qui n’ont pas de site web, Johan Rindom, Mads Juel, Kristyna Erberova, Maurice Kaufmann, Peter Kleis, Yana Feldman, Rem van den Bosh, Sidsel Jul Hvilshøj, Marie Guilland, Nadi Carlsen, Bodil Nygaard Jensen.

Lasse Bech Martinussen montrait un grand portrait et Koichi Nishiyama des marécages tandis que Katrin Björk choisissait une gamine les pieds dans une rivière et Linda Cieniawska un couple s’embrassant chacun sous un fin voile.

Sarah Van Marcke (déjà vue ici)  insérait un peu de verdure cachant un corps humain comme alliés dans décor bétoné: le corps humain inscrit dans un cadre bétonné, c’est un peu sa marque de fabrique .

Hanna Lenz valait le coup aussi avec 6 photos émouvante d’une très vieille dame (99 ans) en son modeste appartement.

Jeanne Fredac photographie des lieux qui tombent e nruine tandis que Enamul Hoque retenait la nuque d’une rouquine au chignon, deux classiques. Algis Griškevičius montrait 3 panoramqiues noir et blanc de circassiens en mariniere dans des scènes impossibles quand Helle Sandager montrait une silhouette brouillée en noir et blanc.

Marie Louise Omme avec un portrait de jeune garçon et poussin crevé nous ramenait dans la couleur, tout comme Fabien Marques avec 3 vues de chambres "exotiques" issues de bordel en Allemagne, un sujet aussi classique. Bibi Berge avec ses 5 portraits grand format digne de la famille Adams retenait l’attention avec sa série the family album.

Claire Dorn est plus équivoque: sont-ce des vagues sur le rivage la nuit ? Un résultat presque abstrait pas inintéressant en 4 photos.

Nicky Bonne dressait 3 portraits d’animaux emballés sous plastique (dont une carpette de tigre dans une boite transparente) sur fond blanc. Saisissant,  et revu l’année suivante en 2013 ici. Johan Selles montrait une digne vieille dame, un cheval de course au pré: cela vient de la série "Once upon a time in Danderyd", ville notée en 2008 et 2009 comme la plus riche de Suède, à 10 km au nord de Stockholm. Gregers Tycho nous éloigne de la bourgeoisie avec 3 photos dans le style de Engström, des gens moches et louches en couleurs vilaines.

Beathe Schieldrop exposait des baigneurs en rivière et un rideau de scène et Lisbeth Johansen un torse masculin et un couloir rouge. Martijn Peters et son type au t-shirt vert dans un paysage feuillu de sa série Aire Born II on l’a déjà vu ici. Même chose pour Søren Rønholt et ses 4 tristes grands noir et blanc brumeux et neigeux (vu l’année suivante ici). Thomas Willads montrait de multiples petits formats noir et blanc de pièces en démolition agencées comme s’il s’agissait de coupe d’un immeuble.  Marc Buchy montrait de jeunes ados à une b.o.u.m. (c’est le titre de la série). Cyrille Panchot exposait 2 portraits sombres en noir et blanc lointains dans un paysage stylisé comme cela se faisait au 19ème. Enfin, Carsten Egevang proposait un panoramique blanc sur la banquise: chasseur de dos en blanc dont seule l’arme est noire avec le phoque au loin.

Copenhague 2013 – Jour 3 – Musée de la ville

On ne termine pas en beauté ce bref séjour à Copenhague puisqu’après avoir fait chou blanc dans divers lieux, il ne restait plus à se mettre sous la dent que le musée de la ville (40 DKK l’entrée) que je connaissais et une mini-exposition de surcroit pénalisée par la fermeture d’une salle. Bref, la totale.

Rasmus Weng Karlsen ,montrait deux séries (fêtes et voitures) et Søren Rønholt représentait des paysages mais pas les mêmes que ceux déjà vus ici. Niclas Jessen montre des portraits pensifs un peu sombres tandis que son site ne montre que des travaux commeciaux. Nicky Bonne avec sa série middle-class mêle scènes des années 20 et objets de notre siècle, en noir et blanc, de façon toutefois bien visible.

Voila qui clôt CPF 2013 et qui met aussi un terme, probablement, à mes escapades au Danemark: le programme ne suffit plus à justifier d’un séjour sur place et les diverses curiosités à proximité de Copenhague me sont maintenant connues.