Lyon – Septembre de la photographie – Partie 29 – Les subsistances

Le septembre de la photographie à Lyon a investi une cinquantaine de sites dont Les subsistances qui hébergent les Beaux-Arts de Lyon. L’exposition est terminée depuis le 18 octobre.

Je l’ai visitée lors de mon passage à Lyon du 9 au 11 octobre 2008.

On pouvait voir le travail de Olivier Metzger dont le requin déjà vu à l’Hôtel-Dieu, un cheval et une homme dans une Mercedes, le tout de nuit. c’est toujours techniquement très propre, cinématographique dans le style, et intriguant. On se demande bien ce qui va se passer…. Son site est ici. La photo ci-dessous est tirée du site organisant l’événement, 9PH. Le problème lors de l’exposition était, comme souvent, les reflets, qui ne pardonnent pas quand des aplats de noirs sont représentés.

Aurélia Frey présentait sa série « avant l’orage ». Hélas, ce qui en était montré était un peu court (six photos) pour créer une ambiance. On pouvait voir des paysages et portraits qui permettaient néanmoins de se figurer l’attente. Un peu plus loin, quatre autre photos de la même série étaient montrées, de vieux papiers, de vieux tableaux. Je n’ai pas été très convaincu, sans doute une exposition plus complète aurait été préférable. La photo ci-dessous est tirée de son site (ici) qui présente ses travaux.

Caroline Chevalier a eu plus de chance avec ses deux séries, bien représentées, d’une part « songs » (des jeunes femmes dans des situations incongrues) et  « frail heroines » (des jeunes femmes qui attendent).  Cette dernière série avait retenue mon attention au printemps 2008 (merci Photo Nouvelles) lorsqu’elle exposait au Château d’eau à Toulouse mais c’était un peu trop loin. Le tout est dans un grand format (105 x 130), chose que j’ignorais.

Ci-dessous, une des photos exposées. Je n’ai pas trouvé son site perso. Le site présentant le plus largement son travail est celui de l’ENBA de Lyon (ici).

Carole Liogier nous montre des photographies du Pérou. Il y a un pue de tout : des paysages et des portraits, des déserts et des humains. Ces payasages sont frappants tant le sésert de cialloux que le sous-bois brumeux. Ces portraits sont également très réussis, plein de force. Mais ce n’est qu’en lisant les petites lignes qu’on apprend que les paysans de cette région ont été victimes des agissements très violents de propriétaires terriens puis du Sentier lumineux. Et finalement, ce qui apparaissait comme un bel exercice de esthétisant est finalement davantage un reportage sur les lieux d’une guerre.