L’agenda des expos photos – 7 novembre 2009 – Paris
Après deux mois sans mise à jour, en raison d’un surcroit d’activité professionnelle, il est plus que temps de mettre à jour le fameux agenda des expos photos.
Le PDF est ici: Agenda photoculteur 7 novembre 2009 v0.1
Comme d’habitude, les expositions sont classées par ordre de date de fin croissante: certaines se terminent aujourd’hui et figurent donc en tête de liste. Seules figurent les expositions en cours à la date de publication.
Bonnes promenades photographiques parisiennes :)
Enchères – 23 septembre 2009 – Paris – Christie’s
Une vente modeste (d’un point de vue photographique en tout cas avec 61 lots sur 224), le 23 septembre 2009 à Paris chez Christie’s. Le catalogue a été mis en ligne il y a quelques jours, ici.
Si l’œil est attiré par des classiques comme Good reputation sleeping (de Manuel Alvarez Bravo) ou Satiric Dancer (de Kertesz), il ne s’agit que de tirages contemporains.
L’agenda expo photo à Paris – 3 septembre 2009 – c’est la rentrée
Un mois a passé depuis le dernier agenda photo à Paris et c’est la rentrée. La plupart des galeries ont publié leur agenda mais peu ont rouvert leur portes (20 lieux seulement contre 17 le mois passé).
Le traditionnel PDF est ici:Agenda Photoculteur – Expo photo Paris – 5 septembre 2009
Une mise à jour aura lieu la semaine prochaine et sûrement la suivante car la vraie rentrée parisienne se situe plutôt vers mi-septembre.
Vous pouvez toujours passer une tête au Jeu de Paume (jusqu’au 27 septembre) et au centre culturel Calouste Gulbenkian (jusqu’au 29 septembre) que le Photoculteur a déjà visitées et faire un saut à la MEP qui inaugure son nouvel accrochage (vernissage le 8 septembre).
Esther Woerdehoff a déjà rouvert le 25 aout dernier avec le prix Niepce 2009, Stéphanie Lacombe.
Parmi les incontournables déjà annoncés pour la rentrée, on peut citer (liste non exhaustive), la fondation HCB qui montrera August Sander (9 septembre), la galerie Vu’ montrera From Back Home par Anders Petersen et JH Engström récemment récompensés à Arles (11 septembre), Magda Danysz qui montrera (encore) Erwin Olaf (12 septembre), Jérôme de Noirmont exposera Shirin Neshat (16 septembre), Nivet-Carzon mettra Rancinan sur ses cimaises (18 septembre), la BNF Richelieu montrera Richard Kenna (10 octobre) et la BNF Miterrand montrera les jeunes photographes de la Bourse du Talent (15 décembre).
A noter aussi que Polka (la galerie) ouvre un espace au 12 rue Saint Gilles le 19 septembre prochain.
Enfin, le Centre Pompidou lance une grande exposition sur la photo surréaliste (400 oeuvres) à partir du 23 septembre 2009 et jusqu’au 11 janvier 2010.
En bref – Les festivals de la fin de l’année 2009
Comme je viens de me farcir le recensement (ici) de festivals photos et de tout ce qui y ressemble, je me suis dit que faire le point sur la fin de l’année 2009 ce serait pas mal, histoire de finir son stock de congés 2009 intelligemment. Des évènements photos, il y en a tout un tas mais certains offrent un excellent rendement (coût/distance+durée de voyage/volume d’expositions), pour un parisien au moins.
J’en ai retenu quelques uns.
Il y a l’inratable Paris Photo en novembre 2009, le rendez-vous annuel des galéristes et collectionneurs et amateurs, du 19 au 22: c’est tout près et même si c’est 15 euros l’entrée, au final, c’est une visite peu coûteuse. Il y a aussi Photomeetings au Luxembourg, c’est beaucoup plus modeste mais ça reste pas trop cher (une journée suffit) du 9 au 12 septembre, c’est bientôt.
Un peu plus loin et plus cher, il y a Photomonth à Londres (en octobre et novembre) qui inclut aussi une Photofair (le 10 octobre). Dans la même gamme de prix/distance et avec aussi plein de choses à voir, il y a Athènes (en novembre aussi) mais les dates ne sont pas exactement connues.
Pour le reste, c’est nettement plus loin et cher. On peut citer, par exemple, pour les expositions à fort volume: Ténérife, Bamako, San Antonio et LianZhou.
La dernière chose à dire c’est que le programme 2010 s’annonce comme extrêmement riche (trop même, il faudra faire des choix cruels à moins d’être retraité) car pas mal de biennales reparaissent après une pause en 2009.
Ainsi, au 1er trimestre 2010, revoilà la PhotoFest à Houston (mi mars – fin avril), a priori l’évènement intergalactique en matière de festivals photos (l’AIPAD photography show de New-York dure seulement trois jours mais concomitamment à PhotoFest) et puis aussi la biennale de Moscou (qui alterne avec celle de la photo de mode). Toutefois, le gros des expos sera en mai et octobre 2010: on en reparlera le moment venu.
Pour le moment, j’ai mes billets et réservations d’hôtels pour Luxembourg et Londres.
Bons festivals :)
En bref – DLK Collection cherche un correspondant à Paris
Le blog DLK Collection (ici) publie des revues très sérieuses d’expositions photos, se déroulant essentiellement à New York et cherche des correspondants, notamment à Paris. Si vous êtes collectionneur et intéressé pour raconter (en anglais) sur ce blog vos découvertes photographiques à Paris, vous trouverez plus d’infos ici.
Révélation 3 – Petite visite :)
Je vous avais déjà dit (billet ici) que Révélation 3, au vu des sites web des photographes (pour ceux qui en ont un), ça faisait bonne impression donc je suis allé voir aujourd’hui, histoire de trouver un peu de fraicheur (de ce côté là c’est raté).
L’exposition qui se termine ce jour à 21 heures se tient au 80 quai de Jemmapes, sur les bords du canal Saint-Martin à Paris. Et aujourd’hui, en plus, il y a “voix sur berges” (leur site ici) donc des groupes chantent le long des berges. ceci dit il y a quand même des gros c*** qui s’exilent et klaxonnent dans leurs bagnoles, on est pas à Paris pour rien.
Le site d’exposition c’est le Comptoir Général (leur site ici). Sans vouloir être vachard, il surfe habilement sur la vague écolo-bobo (le canal Saint-Martin est l’un des temple du mouvement parait-il) mais enfin mieux vaut encore ça que la vague beaufo-pollueur.
Quant à l’expo, il y avait plein de monde, ce qui m’a étonné et c’est un brin pénible. Chaque artiste avait sa chaise et son stand, ce qui faisait un peu bizarre aussi. Bon nombre avait l’air de s’ennuyer ferme, d’autres écoutaient les visiteurs leur raconter leur vie. Je n’ai pas vu beaucoup de pastilles rouges : il y avait apparemment beaucoup de badauds.
Quant aux photos, sans surprise, elles m’ont semblé très bon niveau : je n’ai pas été déçu. Les photographes sans site web que j’ai donc découvert sur place devraient se dépêcher d’en avoir un car eux aussi font un bon travail.
Dans la rubrique des regrets, je trouve vraiment dommage que l’étiquette qui accompagne chaque œuvre ne porte pas le prix demandé : certains photographes font cet effort mais trop peu. Les prix constatés allaient de 350 euros à 1 350 euros (sans surprise, il s’agissait de Richard Pak, et encore l’édition était-elle de 24 exemplaires ce qui est excessif à mon goût). J’ai aussi un doute quant aux 43 photographes annoncés : ou bien j’ai raté une partie de l’expo ou bien les photographes présents dans la projection (mais pas physiquement) étaient aussi comptés pour parvenir à ce total, non ? Bon, s’il y en avait vraiment 43 en chair et en os, au temps pour moi.
Du coup, je n’ai pas trouvé les prix des travaux (à part ceux de Richard Pak) que j’avais repéré sur les sites web (et comme je suis timide je n’ai pas demandé).
J’avais identifié Cynthia Cappe par son site web et avais hésité à la sélectionner dans mes favoris faute de trouver “la” photo mais, sur place, et alors même que j’avais oublié son nom, son travail m’a sauté aux yeux. Son site (ici) ne montre pas tout et l’agence qui la représente non plus (ici), c’est dommage. Sur place, elle proposait de petits diasec qui formaient comme un triptyque. L’illustration ci-dessous tirée de son site vous permettra de vous rafraichir ;)

L’autre découverte c’est Anthony Anciaux, pour ses portraits (à 490 euros mais l’édition ne figurait pas), mais alors même que sur son stand il était plongé dans son portable, il n’ a pas site web. A redécouvrir plus tard peut-être, dans un autre contexte.
Il vous reste deux heures pour aller voir alors pressez-vous.
Révélation 3 – Des photographes de talent Quai de Jemmapes – 27 et 28 juin 2009
Aujourd’hui et demain se tient Révélation 3 (que j’avais relevé en page Festivals ici).
Cette exposition gratuite (site ici) se tient 80 Quai de Jemmapes à Paris de 14 à 21 heures et 43 photographes sont présents. Plus des deux tiers disposent d’un site web (liste ici) et il faut bien avouer que, dans l’ensemble, pour avoir visité l’ensemble des sites web recensés, les travaux me semblent de bon niveau avec, dans certains cas, de véritables projets personnels.
Parfois, le propos photographique et le site web sont en parfaite harmonie comme dans le cas de Vincent Bitaud (ici) dont les séries Car(e)lesscity et Sleeping Beauties, dans des styles très différents sont inspirées et dont on apprécie l’intelligence du “statement”.
Parmi tous ces photographes, et en sus de Vincent Bitaud, il est donc difficile de faire des choix mais, pour ma part, dans des genres très divers, j’en ai retenu cinq : Dana Cojbuc, Bérangère Haëgy, Joachim Lapotre, Sébastien Loubatié et le Grand Prix du Photoculteur ;) pour Richard Pak.
Dana Cojbuc (ici) avec sa série je me suis endormi sur le mur, qu’il me semble avoir déjà vue quelque part, nous dérange et nous amuse avec une économie de moyens déroutante.

Bérangère Haëgy (ici) dont je suis sûr d’avoir vu les photos quelque part, nous livre la vie rêvée de B., en référence à une poupée de plastique. La série est amusante et le propos sous les images “innocentes” n’est pas dénué d’intérêt mais la facilité de production ne la conduira pas, j’espère, à exagérément investiguer cette voie au risque de lasser.

Joachim Lapotre (site ici) a déjà été exposé et j’ai déjà parlé de lui (ici). Il s’était fait remarquer avec la photo ci-dessous, qui a le mérite de faire réfléchir, d’intriguer et de séduire, un cocktail rare.

Sébastien Loubatié (ici) dans un registre photographique plus spontané, nous montre deux séries(Vamos 1 et Vamos 2) où il photographie les serviettes de bains de baigneurs sur la plage. le site ne permet pas de linker sur les images mais cela vaut la peine d’être vu : une idée simple, une prise de vue sans fioriture pour un résultat frais et qui invite à réfléchir aussi sur notre propre image (c’est quoi votre serviette de bain au fait ?).
Avec Richard Pak (ici) on atteint à mon sens les niveaux les plus élevés. J’avais vu ses travaux dans Photos Nouvelles (n° de mai-juin 2008), le magazine français de référence, à mon avis, en matière photographique, l’un des rares à éviter la mode, le sensationnel et la facilité, et qui tient des propos un tant soit peu construits.
Ses travaux de longue haleine, sur plusieurs années, parviennent à créer une ambiance propre et forment un témoignage parfois poignant de ce qu’il voit. Sa série Pursuit nous montre ainsi une Amérique de banlieue sinistre et une population usée, défraichie, à mille lieues de l’American way of life.

Russian Tearoom (RTR) – Collectif – REGARDE-MOI DANS LES YEUX
La galerie Small&Co dite aussi Russian Tearoom s’appelle maintenant RTR afin de ne pas confondre avec euh, un salon de thé russe, quoi.
L’exposition collective s’est achevée le 6 avril dernier et s’intitulait “REGARDE-MOI DANS LES YEUX – Portrait photographique russe”. Il faut bien avouer que cette exposition m’a bien plu et, de surcroit, les prix pratiqués ne sont pas exorbitants. Commençons par ce sujet désagréable comme cela ce sera fait.
La seule exception tarifaire concerne Oleg Dou, notablement surfait (imho) à 6 000 euros. Ceci dit, s’il y a des acheteurs à ce prix (et il y en a), autant en profiter.
Pour le reste, Marina Lapina est à 450, Evgeny Mokhorev à 2000, Margo Ovcharenko à 700, Evgeny Petrushansky à 1000, Dasha Yastrebova à 700, Igor Savchenko à 1200, Sergey Maximishin à 3000.
Marina Lapina, ce sont de petits autoportraits presque carrés en noir et blanc, un peu énigmatiques, visage voilé, image floutée.
Evgeny Mokhorev (32 ans) livre ses photos d’enfants et d’adolescents qui semblent en perdition, un sujet qu’il avait présenté en 2002 à la Maison de la photographie à Moscou (ici). Margo Ovcharenko n’a que 20 ans et son travail est visible sur Flickr (et notamment ici) . Il s’agit de portraits très frais de la jeunesse russe.

Elle a déjà exposé à la galerie du Beffroi à Namur en compagnie d’ailleurs notamment de Evgeni Mokhorev et Dasha Yastrebova. Cette dernière, 20 ans aussi, a déjà exposé à la galerie Pobeda à Moscou (ici, dans un style différent de ce qui était visible à Paris). Quelques mots en français sur son travail se trouvent ici.
Je n’ai pas vu le travail de Igor Savchenko à cette occasion mais sa série Mysteria avait déjà été montrée auparavant il me semble. Son travail est visible de manière détaillée sur son site web (un lien direct vers la série en question : ici).

Sergey Maximishin présentait une seule photo, ci-dessous, tirée de son site web remarquable (visible ici).

Il est à noter que Sergey Maximishin et Evgeny Mokhorev exposent à Bruxelles du 7 au 31 mai (vernissage le 6) à la galerie Espace Art 22 (au 22 rue Van aa). L’information n’est pas encore sur leur site web (ici).
Ventes aux enchères – Gaia – Paris- 27 avril 2009
J’ai reçu il y a peu le catalogue de la vente consacrée au Japon chez Gaia, maison de ventes aux enchères, à Paris, et qui comporte quelques lots de photographies (une quinzaine) et des livres de photographies (une dizaine, souvent en tirage limité et signé). Leur site est ici et vous pourrez télécharger le catalogue qui, hélas ne montre pas toutes les photos.
Pour une fois les prix annoncés sont très abordables, quelques centaines d’euros en général, même si une pièce de Daido Moriyama est présentée pour 4 000 à 5 000 euros. Il s’agit de photos contemporaines en tirages généralement limités et toujours récents (moins de dix ans, souvent de 2008 ou 2009).
Allez casser votre tirelire :)
Maison européenne de la photographie – François Rousseau
Depuis quelques semaines, la MEP (Maison européenne de la photographie, à Paris) a renouvelé son accrochage. Des cartes postales à la peinture sur photographie en passant par la vidéo, on voit un peu tous les supports et de Fiorio et Minot-Gormezano à Rousseau, on fait le grand écart dans les styles.
ici, il ne s’agit pas de jean-Jacques mais de François Rousseau, photographe de mode et de publicité qui avait réalisé en 2004 le livre et le calendrier Les Dieux du stade, vous sous souvenez ? C’étaient des rugbymen nus.
Cette fois, le travail de François Rousseau s’appuie sur le roman de Patrick Grainville (Goncourt 1976), l’Atelier du peintre (publié en 1988), dont il donne ici une version photographique des épisodes clés. L’histoire, nous dit le prospectus, se déroule à Los Angeles où se croisent dans l’Atelier du peintre, une population diverse de modèles, anciens délinquants ; au sein de l’Atelier vit une communauté où hommes et femmes vivent chacun de leur côté ; quant au Maitre, il cherche à reproduire le tableau de Van Eyck, les Epoux Arnolfini ,en faisant poser ses élève, en vain.
Beau prétexte que voilà pour montrer des corps magnifiques, féminins et masculins, noirs et blancs, jeunes et moins jeunes et il faut bien avouer que ces immenses panneaux photographiques réalisés à la chambre 20×25, post-traités et montés sous diasec font de l’effet et que les modèles sont, bien entendus, des perfections de corps humains, musclés et charpentés pour les hommes, fins et déliés pour les femmes. On en oublie presque la mise en scène.
L’exposition montre ainsi deux grandes fresques, tout en largeur, une masculine et une féminine, autour d’une scène centrale représentant un couple se tenant par la la main composé d’une femme blanche nue enceinte et d’un homme noir en costume avec en fond un miroir. Cette scène, c’est bien évidemment une libre interprétation des Époux Arnolfini de Van Eyck (1434), tableau visible à la National Gallery à Londres. A ce propos, je vous conseille le Musée Groeninge, à Bruges, où vous pourrez voir des primitifs flamands de toute beauté (il réouvre dans un mois, le 26 mars 2009 – fin de la parenthèse).
Vous voyez ci-dessous les deux œuvres.

Les deux fresques présentes avec ce panneau central forment une sorte de retable contemporain. Vous voyez ci-dessous, d’une part, une photo de l’ouvrage de François Rousseau (merci à lui de me l’avoir envoyée :) et, d’autre part, en dessous, une photo prise sur place lors de l’exposition.
Au-delà ce bref extrait, d’autres photos vous attendent, toutes très impressionnantes.
Ce travail photographique est complété par une musique, une vidéo et un texte de Patrick Grainville : l’ensemble de ces éléments fait, bien entendu, l’objet d’un coffret (180 ou 800 euros selon le cas). Il est possible de s’adresser à l’auteur directement depuis son site web pour disposer d’extraits de son ouvrage (c’est par ici).
Je vous livre juste, pour finir, une vue partielle d’une autre de ses photographies (merci encore à François Rousseau de me l’avoir envoyée :) et vous invite à visiter la MEP mais aussi la galerie Pierre-Alain Challier (ici et 8, rue Debelleyme à Paris dans la vraie vie) qui l’expose jusqu’au 7 mars 2009.
Il ne vous reste plus qu’à casser votre tirelire (moi, j’ai eu mon bonus :)



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