En bref – Photomeetings édition 2009, annonce des dates et du programme

Je vous ai parlé l’an passé de Photomeetings, une exposition, des conférences et des workshops se déroulant au Luxembourg sur l’impulsion de Marita Ruiter (Galerie Clairefontaine).

Du coup, je ne redirai pas tout le bien que j’en pense, pas plus que les informations pratiques (voir ce billet) mais en revanche, sachez que les dates et le contenu ont été annoncés hier: ce sera du 9 au 12 septembre 2009.

Marla Rutherford (parmi d’autres – je l’ai retenue car j’avais bien aimé son travail montré à Arles en 2008 – billet ici) animera un atelier et Christian Caujolle fera une conférence (parmi d’autres, mais lui parlera en français) sur le thème retenu, Tabou.

Je vous invite à découvrir le programme et à faire un petit saut au Luxembourg.

Photomeetings au Luxembourg, des photos, des workshops et des conférences (suite)

J’avais promis ici (c’est un billet « pratico-pratique ») de revenir sur Photomeetings, manifestation tenue à Luxembourg à laquelle je me suis rendue et qui s’est achevée le 13 septembre dernier. L’occasion d’en reparler m’en est donnée en revoyant avant-hier, à Lyon, lors du Septembre de la photographie (leur site : ), le travail de Paula Muhr, chez Caroline Vachet (son site: ici). De l’un et de l’autre je vous reparlerai bientôt.  Le travail de Gisèle Freund m’a laissé de marbre, étant peu versé dans la célébration de nos chers disparus et étant allergique à la photographie de célébrités (voir mon billet arlésien traitant entre autre de Paul Fracchetti). Était néanmoins visible, pour ceux qui apprécient, son travail de portraitiste appliqué à Sartre et Cocteau, parmi ceux que j’ai pu reconnaitre. J’ai eu la même impression pour le travail de René Burri et d’ailleurs, les cartels étant presque inexistant à l’Université, il était bien possible de les confondre. Herlinde Koelbl présentait de nombreux diptyques « chaussure de femme » / « élément de décor » dont la valeur décorative et la fraicheur l’emportent, à mon sens, sur des prétentions artistiques éventuelles.

C’est un travail un peu surprenant venant d’une artiste à la carrière déjà accomplie (elle est née en 1939) et « sérieuse » : elle a remporté le Prix Erich Salomon en 2001 pour l’ensemble de son travail et voit son ouvrage « Portraits juifs » porté au théâtre en 2007. Autant dire que la dame ne fait généralement  pas dans le léger. Plus intéressant, à mon sens, est son travail sur la chevelure (pourquoi pas ?), publié dans un livre intitulé « Hair » (que vous pouvez acheter ). Un travail très graphique et fluide, pour les femmes, où les cheveux paraissent comme des vêtements ou des personnages, selon les cas.

Un travail plus tranché, pour les hommes, puisqu’on y voit une chevelure hirsute mais aussi une chevelure dans diverses étapes menant à sa disparation pour cause de rasage. Jessica Backhaus montrait sa série « what still remains ». Je n’ai pas vu d’unité dans ce travail, hormis le caractère volontairement banal des « petites choses » photographiées en petit format couleur. On peine à rentrer dans le sujet en dépit de l’abondance des photos et pour ma part je n’ai pas vraiment ressenti grand chose en voyant cela. Alors, si l’ensemble ne produit guère d’effet, que dire de chaque photo prise isolément… Peut-être un livre aurait-il mieux servi ce travail. Il fait dire que l’exposition, dans un long couloir de la fac, n’était pas très favorable avec beaucoup de reflets…. et un éclairage soumis à une minuterie. Paula Muhr faisait preuve d’une démarche moins photographique et plus artistique en confrontant les photos de sa mère dans sa jeunesse et celle-ci rejouant la même scène de nos jours, le tout commenté par celle-ci. Un travail assez troublant sur l’identité et le temps qui passe. Une mise à nu aussi dans ce travail extrêmement personnel, intimiste auquel le petit format rend justice.

Les photos ci-dessus ont été prises par mes soins et les reflets sont dus aux conditions d’exposition. Les photos floues sont en revanche floues à l’origine. Je vous raconterai la suite dans un prochain billet.

Photomeetings au Luxembourg, des photos, des workshops et des conférences

La semaine prochaine, je finirais de vous raconter mon expérience à Arles, aux rencontres internationales de la photographie, et je vous dirai deux mots aussi de ma visite à photomeetings au Luxembourg, un événement qui se tenait sur trois jours et s’est terminé samedi dernier, 13 septembre.

Photomeetings est monté par la Galerie Clairefontaine, sise place Clairefontaine et aussi à 50 mètres de là, rue Saint Esprit, dans la vieille ville de Luxembourg. La cheville ouvrière est Marita Ruiter, la directrice polyglotte de la galerie, docteur en histoire de l’Art, et son équipe, sympathique et disponible.

Et comme Marita a fait sa thèse sur Gisèle Freund et que c’est le centenaire de sa naissance, du coup, c’était « spécial Gisèle Freund ». Pour ma part je ne suis pas très fan et je ne suis donc pas allé aux conférences (souvent en allemand en prime). Ce n’est pas très grave car quand on ne connaît pas une ville on y perd pas mal de temps et du coup je n’aurais pas pu y aller.

Il y a un bon article sur Photomeetings ici.

Pour aller au Luxembourg, le TGV s’impose, sauf quand on est radin comme moi, auquel cas on fait Paris-Metz en TGV et le reste en TER, qui en région Lorraine, sont flambants neufs, tout beaux et tout propres comme on ne saurait même en rêver en région parisienne. Pour le coup, avec le changement à Metz c’est assez long (2H40). A Metz, vous pourrez admirer la gare, qui est singulière (bâtie au début du XXème siècle, sous occupation allemande, dans le style néo-roman rhénan) et aller juste en face dans la boulangerie sympathique qui vend de délicieux croissants et pains au chocolat ainsi que des spécialités locales (je n’en ai pas acheté cette fois-ci).

Arrivé au Luxembourg, vous pourrez vous rendre à pied à la Galerie Clairefontaine : remonter l’avenue de la gare, franchir le viaduc puis poursuivre 50 mètres sur l’avenue Roosevelt et prendre une ruelle à droite, la rue de la Congrégation. Pour trouver l’avenue de la gare, en sortant de la gare c’est à droite et là, deux avenues divergent : celle de la gare à droite et celle de la liberté à gauche.

L’autre site est l’Université et plus spécialement le bâtiment des sciences. Pour s’y rendre, prendre le bus (ligne n°3) sur l’avenue de la liberté à environ 200 mètres (l’arrêt est à droite peu après la place de Paris). Il y a un bus toutes les 10 minutes environ. Ceci dit le réseau se transforme dès le 15 septembre donc en 2009 je ne sais pas si ce sera pareil. Une fois arrivé au terminus, l’université est à 50 mètres. Le bus fait demi-tour et est prêt à repartir dans le centre-ville : il suffit de prendre tout de suite à droite la petite rue et c’est ensuite dans le tournant à droite que se trouve l’entrée. La bâtiment des sciences est fléché. J’ai fait, sous la pluie, la photo de droite du bâtiment et, à gauche, il faut chercher le pendule de Foucault dans l’image (je vous assure qu’il y est, c’est le jeu-concours du jour).

Pour manger, pas de souci : il y a quantité de petits endroits pour déjeuner et un restaurant gastronomique, le Clairefontaine, (17 dans le Gault et Millau) est juste à côté de la galerie (51 EUR minimum, 78 EUR conseillé). Pour ma part je suis allé dans une pizzéria et ce n’est pas donné pour ce que c’est : 9,30 EUR la calzone sans œuf ni tomates ! Bref. En gros, je casserai ma tirelire la fois prochaine.

On m’a dit sur place qu’il pleuvait 250 jours par an : samedi ne faisait pas exception donc munissez-vous d’un BON parapluie et d’un coupe-vent car en plus il ne fait vraiment pas chaud (13° au mieux samedi).

Sur place, tout le monde comprend le français (c’est la langue de la loi) et toutes les indications sont au moins dans cette langue même si beaucoup de luxembourgeois parlent entre eux la langue du cru (à savoir, le luxembourgeois), qui n’est pas l’allemand standard.