Galerie Karsten Greve – Yiorgos KORDAKIS

Après Esther et Dorothy, voici venu le tour de Karsten Greve et là, on revient sur du lourd (la galerie est présente à St Moritz et Cologne également).

La galerie est magnifique : espaces vastes et dégagés, belle hauteur de plafond, sol en béton ultrapropre, murs lisses et blancs. de petites salles et couloirs permettent de créer de segmenter les œuvres. Très réussi. L’environnement est également exceptionnel, au 5, rue Debelleyme avec pour voisin Thaddaeus Ropac.  L’heureux élu pour exposer en cet endroit, jusqu’au 4 octobre, est Yiorgos Kordakis. Ce ne sont plus mêmes formats et plus les mêmes prix pour cette série (Global Summer) que ceux nous avons rencontrés précédemment dans nos billets du jour (compter 6 000 EUR). Il faut bien avouer aussi que le travail réalisé est remarquable.  Du travail sur les plages, car on voit beaucoup de plages, j’avais surtout en tête les panneaux immenses de Massimo Vitali (dont la galerie à Los Angeles, M+B, continue à m’inviter aux vernissages. Bref.)

Le travail de Kordakis ne vise pas au monumental et à la précision (voir le site de Vitali avec technologie Zoomify, ici) mais plutôt à l’impression. Les ciels clairs, presque unis, les couleurs délavées, aquarellées et le mélange des tonalités (le ciel est jaune comme le sable ou le sable bleu comme le ciel), tout cela contribue à une vision poétique et silencieuse des lieux, habituellement encombrés de monde criant et de couleurs criardes.  Ces pièces sont magnifiques et sont à mon sens les meilleures : les vues en noir et blanc faussement vintage fleurent Photoshop et les vues plus rapprochées perdent leur magie.

Bref. Allez voir vous même, c’est jusqu’au  octobre et c’est beau (et c’est gratuit aussi).

PS: si vous n’allez pas voir sur place, ne ratez pas le site de Kordakis.