Visite guidée du musée Niepce à Chalon

Vendredi dernier je suis allé à Chalon sur Saône. En TGV, depuis Paris, il faut compter 2H30 avec parfois un trajet final (Dijon-Chalon) en TER. L’objectif ? Visiter le Musée Niepce. Depuis la gare, à pied, il faut environ 20 minutes, sans se presser, pour accéder au 28 quai des messageries où se trouve le lieu à visiter.

Comme chacun sait, Niepce (Nicéphore de son prénom) est l’inventeur de la photographie. Le musée, gratuit, présente en outre, en ce moment, un panorama de la photographie finlandaise de l’après guerre jusqu’aux années 80, et ce jusqu’au 28 septembre. Enfin, le musée montre aussi le travail de Bertrand Meunier, Prix Niepce 2008 (pour le gagnant 2007, pour pouvez voir ).

Le site du musée est bien fait (il est ) et vous donnera les lieux et horaires (qui varient selon la saison). En gros, le musée ouvre à 9H30, ferme vers 18H00 et reste portes closes entre 12H et 14H00.

J’ai un restaurant à vous conseiller, en passant, La Réale, place du Général de Gaulle, où le foie gras et le magret de canard fumé sont excellents sans compter les Saint-Jacques à la Nantaise et la tarte au ciron (compter 40 EUR). Il est dans le guide Michelin et dans le Petit Fûté aussi et, en outre, ce n’est pas bien loin du Musée, à pied.

Le Musée s’ouvre par quelques photos en couleur, très graphiques et composées, de bords de piscines par Franco Fontana, représenté à Paris par Baudoin Lebon.

Dans la 1ère salle au rez-de-chaussée se succèdent panneaux et vitrines. Je n’ai pas vu plus de deux visiteurs et pour l’essentiel j’avais le musée pour moi tout seul : je ne sais pas s’il s’en féliciter ou le déplorer. Égoïstement, en tout cas, j’ai pu bénéficier d’un calme absolu.

Cela commence donc avec des photos « au pochoir », des origines à nos jours. Vous savez, les pochoirs c’est ce qui permet de « découper » les photos de manière plus ou moins « artistiques » : cela se faisait beaucoup aux débuts de la photographie en France et cela continue dans les pays moins avancés de nos jours, avec un effet kitsch indéniable. Dans une vitrine sont présentés des appareils des années 70 dits « à pictogramme » car le viseur présente des dessins au lieu de grandeurs physiques qui imposaient « de s’y connaître ». Dans une autre, on voit des objectifs anciens dont un téléobjectif de 1910 : déjà des paparazzis, bien que ce soit anachronique ? (sur l’origine du terme: ici). Dans la salle on voit aussi une énorme (50 x 50) chambre d’atelier.

Dans un coin, presque égarées, quelques photos de Guillot, Gallier et surtout Rodtchenko, Doisneau et Weegee.

Toujours au rez-de-chaussée, un bric-à-brac un peu « cheap » : un panneau sur la revue « Mieux vivre » (vers 1940), des objets munis d’une photo comme des presse-papiers, une vitrine sur la photo d’identité, un panneau sur Pierre Boucher (?), des albums de famille, une vitrine sur le thème du mariage et une vingtaine de photos anciennes de Chalon. Bof.

Un peu plus original : la photographie parlante (pourvue de microsillons), un distributeur de pellicules des 50s, un pupitre de retouche et un panneau sur l’agence Sartony qui faisait des tirages photos immenses pour les décors de cinéma et qui a fermé en 2002.

Un panneau sur « la photo dans la photo » montre notamment, dans le lot épars, quelques pièces de Sarah Moon.

Passé l’escalier orné d’un grand format de Gérarld Petit (?) on quitte un univers vaguement poussiéreux pour des photos plus contemporaines et une présentation historique un peu plus relevée.

Dans le prochain billet on poursuit donc la visite.