Musée de Sérignan – 1ère partie – En pratique

Sérignan, commune située à quelques kilomètres de Béziers, dans l’Hérault, dispose de la plus belle collection du département en art contemporain bien que sa taille soit bien réduite (6500 habitants) en comparaison avec la préfecture, Montpellier (400 000 habitants). Le musée de Sérignan était d’autant plus à voir que s’y déroulait jusqu’au 5 octobre, une exposition de photographie intitulée « Images du corps, vertiges et vestiges – Photographies de la Collection Rhône-Alpes et du Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole ». Le site web du musée est .  Cette exposition avait pour commissaire Jean François Chevrier, critique d’art et historien, universitaire sorti de Normal Sup, agrégé de lettres, il avait été chargé par l’État de constituer le fonds de photographies du FRAC Rhône-Alpes et a beaucoup étudié et publié dans le champs de la photographie (sur le site web du musée, vous trouverez notamment son CV complet).

Pour aller à Sérignan depuis Paris, c’est facile mais c’est long, sauf à recourir à l’avion. En TGV, vous partez depuis la Gare de Lyon et arrivez à Béziers après 4 heures de voyage. Les tarifs SNCF étant impénétrables, j’ai payé, en Preums dans les deux cas, un aller en 1ère classe à 67 euros en fin d’après-midi vendredi dernier et un retour en seconde à 25 euros hier soir, samedi. Bref.  Depuis Béziers, il y a des bus (la ligne 16 qui passe par la gare) pour Sérignan mais, malheureusement, contrairement à ce que m’avait dit le service de bus, il n’y a pas un bus chaque heure : c’est traitre. En effet,  le matin il n’y pas de bus au départ de Béziers vers 9h et, pour rentrer de Sérignan, il n’y a pas de bus vers 16h. Vous pouvez acheter votre ticket dans le bus (4,20 euros l’aller-retour) et le bus met environ 30 minutes pour faire le trajet.

Pour l’arrêt à Sérignan il faut demander l’arrêt à la place du village (arrêt « Promenade ») ou le suivant « Combescure ») : dans un cas comme dans l’autre vous êtes à 200 mètres du Musée, qui est situé au 146 avenue de la plage. Là ou c’est folklorique c’est que cet arrêt sur la place du village n’est pas matérialisé : pour repartir à Béziers vous demanderez donc aux indigènes qui vous dirons où vous mettre pour faire signe au chauffeur de bus de s’arrêter : en face de la maison de la presse (qui gentiment vous donnera aussi les horaires).

Quant au musée, l’accès est payant (5 euros) mais l’accueil est sympathique, les toilettes sont propres et il y fait bon aussi.  En passant, hier : 7° le matin, 23° l’après-midi (ça fait rêver, non ?) Le seul hic c’est que les horaires du musée indiqués sur le site web sont faux : le musée, en fin de semaine, ouvre ses portes à partir de 13 heures et non 10 heures. C’est bien embêtant mais, d’un autre côté, je connais très bien Sérignan maintenant et j’ai de jolies couleurs sur la figure…

Pour la restauration j’ai pris des sandwiches dans le TGV et à Sérignan. Pour l’hôtellerie, je vous conseille, à Béziers, l’hôtel des poètes (ils ont un site ), calme et pas cher (55 euros, deux étoiles). Ma chambre était manifestement refaite depuis peu (murs blancs, écran LCD au mur, sol en jonc de mer), très propre et plutôt calme (par contre la salle d’eau était minuscule mais on ne dort pas dedans non plus). Le seul hic c’est que après 21 heures il n’y a plus personne à l’accueil et que j’ai donc trouvé porte close en arrivant à 22 heures : les systèmes de réservation par Internet c’est bien mais on perd le contact et voilà le résultat. Ce fut donc la panique pour trouver une cabine téléphonique et appeler l’hôtel pour avoir le digicode et tout ça. Bref. Cela s’est réglé vite fait bien fait mais j’ai eu chaud. L’hôtel est à 10 minutes à pied de la gare, dans les allées Paul Riquet (personnalité du cru dont c’est le 400ème anniversaire : né à Béziers il a, en quelque sorte, « inventé » le Canal du Midi en convainquant Colbert).

Voilà, on visitera le musée bientôt, dans un prochain billet.