Photomeetings au Luxembourg, des photos, des workshops et des conférences (fin)

Pour ce dernier billet (les autres ici et ) consacré à Photomeetings à Luxembourg, une initiative de la Galerie Clairefontaine, je vais finir avec James Nachtwey et Joachim Ladefoged.

Le travail de Nachtwey, quand j’ai visité l’expo à Luxembourg, je ne connaissais pas mais, dans l’intervalle, je l’ai revu à la galerie Polka (voir mon billet ici). Il faut bien dire que, là encore, les conditions d’exposition font toute la différence car si j’avais été impressionné chez Polka Galerie, je ne l’avait pas été du tout auparavant, à Luxembourg. Le sujet traité, en format plus réduit (sans doute cela joue-t-il aussi), était le 11 septembre, un sujet qui pourtant se prêtait bien à l’approche dramatique de Nachtwey. Dernier point peut-être, le travail présenté ne comptait que bien peu de figures humaines; ce qui désincarnait le drame. Bref. Pas extraordinaire. Ladefoged montrait quand à lui un travail extraordinaire (compter 4 à 6 000 €)  tiré de sa série « mirror ». A l’Université, les tirages géants étaient accrochés par des œillets. On y voit des culturistes noircis, muscles tendus, très impressionnants, comme statufiés.Le numéro qu’ils portent m’a fait penser à une étiquette dans un rayon (de jouets ?) : des sortes de GI Jo ou de Ken.

Cela fait penser, toutes proportions gardées à ce que j’avais vu à Arles à l’espace SFR (mon billet ici) avec le travail de Benjamin Roi. Dans les deux cas, le culte du corps conduit à un résultat assez effrayant à mon goût : une sorte de réification du corps sans compter son vieillissement prématuré dans un cas par le recours à des exercices contre-nature et dans l’autre par une exposition anormale au soleil.

Publicités